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Nouvelle star à Sarcelles

Nouvelle venue à l’Aas Sarcelles Natation, Fanny Deberghes (16 fois championne de France) vise la qualification pour les Jo de Tokyo 2020 en brasse (photo : Julien Bigorne / www.sportspassion95.fr)        

 

Championne de France sur 50, 100 et 200 m brasse, la très combattive Fanny Deberghes (25 ans) rejoint l’Aas Sarcelles Natation 95 avec l’objectif de se qualifier aux Jo de Tokyo 2020.

Les anneaux olympiques tatoués sur son biceps droit en disent long sur sa volonté de se qualifier aux Jo de Tokyo 2020. Fanny Deberghes est objectivement la meilleure chance française en brasse. En avril dernier, la nageuse de 25 ans, qui vient de rejoindre l’AAS Sarcelles Natation 95, a en effet décroché les trois titres nationaux élites dans cette spécialité (50, 100 et 200 m). Une première depuis Anne-Sophie Le Paranthoen… en 2003 !

Triplé en 2019

«La piscine de Bréquigny à Rennes est vraiment mon site fétiche. C’est ici que j’avais décroché ma première sélec-tion en équipe de France en 2010. À l’époque, à 16 ans, j’avais réalisé les minimas pour l’Euro juniors d’Helsinki sur les trois distances et fini 2e des France jeunes sur 200 m malgré l’opposition de filles de 18 ans. Puis, en 2013, c’est encore là que j’avais décroché mon premier podium national élite, en finissant 3e sur 100 m, devant Sophie De Ronchi, l’un des monstres sacrés de ma discipline», raconte la native du Béarn, qui débuta la natation dès l’âge de 5 ans, sous la férule de son père Marc (spécialiste de la nage libre, sélectionné en équipe de France entre 1986 et 1990). Aujourd’hui, la protégée de Franck Esposito compte 16 titres de championne de France (dont 10 en grand bassin) et un record de France sur 4x100 m 4 nages (3’59’’85), réalisé en 2018 lors de l’Euro de Glasgow. Ce jour-là, elle avait nagé le 100 m brasse en 1’07’’46 lancé, un chrono plus rapide que la Danoise Moeller Pedersen (recordwoman du monde du 200 m).

Hargne hors norme

«Ces résultats, je les dois à ma puissance, mon ciseau, mes efforts à l’entraînement (entre 8 et 11 séances par semaine, en plus d’études de kiné) et plus encore ma hargne. Dans mon ancien club, on me surnommait d’ailleurs «Faf la Rage», car je n’abandonne jamais et je sais rebondir après des coups durs. Mon titre de championne de France d’été en 2014 après avoir manqué les minima pour l’Euro de Berlin le confirme, autant que mon titre de championne de France sur 100 m brasse en 2015 devant Charlotte Bonnet, peu de temps après une fracture du sternum», rappelle la nageuse, qui avait participé aux Jo de Rio 2016 sur 4x100 m 4 nages et illuminé le Ffn Golden Tour de Sarcelles en 2018.

(Julien Bigorne / www.sportspassion95.fr)