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Jablines 2021 : Jouisse en balade

« Alors, belle balade ! ». Après le portique d’arrivée du 10 km de la finale de la Coupe de France à Jablines (Seine-et-Marne), Lean Cabon a lancé, avec une pointe d’humour, ces quelques mots à la lauréate, Caroline Jouisse. La nageuse du CN Brest, lauréate du 5 km la veille, avait bien conscience que la sociétaire des JETS de Sarcelles était plus forte, même entamée physiquement, et qu’en se ‘‘contentant’’ de suivre l’allure dictée par la courageuse Morgane Dornic (CN Brest, lauréate de la Traversée du Lac Saint-Jean 2019), elle se promenait vers une victoire certaine. Sa treizième en treize manches de Coupe de France d’eau libre 2021, depuis le 20 juin dernier !

Course d’attente

« Je suis désolée pour les filles. En d’autres circonstances, j’aurai pris les devants et je ne les aurai pas laissé faire tout le travail pendant cinq tours. Mais aujourd’hui, j’étais en récupération après ma débauche d’énergie d’hier. Lorsque les garçons se sont rapprochés près, je suis passée devant lors du dernier tour, au niveau de la bouée n° 3. J’ai pris une trajectoire plus à l’intérieur et Lean (Cabon) et Clémence (Coccordano) ont pensé, à tort, que je faisais le mauvais choix. Elles ne m’ont pas suivie. J’en ai profité pour accélérer et elles n’ont pas réussi à me remonter », raconte la protégée de Magali Merino qui a réalisé une course d’attente en raison de sa participation la veille au 10 km de Barcelone (Espagne).

5e du 10 km de Barcelone, la veille

« C’était ma première participation à une manche de Coupe d’Europe depuis 2013 et de surcroît la compétition la plus dense depuis les Jeux Olympiques de Tokyo, le 4 août dernier. Il était difficile de jauger l’état de forme de chacune. Certaines ont coupé, d’autres enchaînent les courses…Ma stratégie était de rester à l’avant du groupe de tête pour éviter de prendre des coups. Le parcours faisait un C et il fallait passer 9 bouées par tour par l’épaule droite ou l’épaule gauche ce qui nécessitait de rester lucide », raconte Caroline. « Dans une eau de mer à 25° C qui avait tendance à nous porter, j’ai eu de bonnes sensations. Dans le dernier tour, je prends mon ravito car je ne pense pas pouvoir rattraper les filles de devant. Mais finalement, c’était possible de décrocher un podium et il ne m’a pas manqué grand-chose pour les passer sur la droite dans le chenal ». Pour elle, finir cinquième est paradoxal.

Une place de leader à défendre

« C’est la première fois depuis 13 mars (après 18 courses médaillées en six mois et demie) que je ne monte pas sur le podium. Et pourtant je suis satisfaite de ma course ; j’ai devancé Sharon Van Rouwendaal (11e) et Anna Olasz (6e) qui ont terminé 2e et 4e aux JO. Ce n’est pas rien ! », confie-t-elle. La sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 participera le week-end prochain au 10 km de Piombino (Italie) puis aux Jeux mondiaux du sport en entreprise (sous les couleurs de son employeur Veolia) avant de défendre sa place de leader de la Coupe du monde d’ultra-marathon le 21 novembre à Rosario (Argentine). Julien BIGORNE   

 

Les résultats du 10 km de Jablines (finale de la Coupe de France d’eau libre)

Femmes : 1. Caroline Jouisse (AAS Sarcelles Natation 95) 2h11’54 ; 2. Lean Cabon (CN Brest) 2h12’02 ; 3. Clémence Coccordano (Lille Métropole) 2h12’04 ; 4. Morgane Dornic (CN Brest) 2h14’10 ; 5. Inès Vitrac Garcia (CNO Saint-Germain-en-Laye) 2h23’16 ; 6. Giulia Ravier (Lille Métropole) 2h23’55 ; 7. Aurore Stals (Belgique / Ardennes Rives de Meuse) 2h25’01 ; 8. Alizée Marbais (SN Metz) 2h26’45 ; 9. Tiffany Pierrejean (Montceau ON) 2h27’26 ; 10. Alissia Montebrun (Grand Paris Swim Academy) 2h27’35 ; 11. Audrenn Foiny (CN Le Plessis-Robinson) 2h28’33 ;…15. Faustine Waze (Lille Métropole) 2h30’36 ; 18. Agathe Beaugrand (USB Bordeaux) 2h34’32 ; 19. Maève Garreau (Amicale Villeneuve-la-Garenne) 2h37’31. – 26 classées.

 

Jablines 2021 : Schouten se sublime

Marcel Schouten et Axel Reymond (JETS de Sarcelles) sur le ponton d'arrivée du 10 km de la finale de la Coupe de France d'eau libre 2021 (photo : Julien Bigorne)

 

Pour battre Axel Reymond sur le 10 km de la finale de Coupe de France d’eau libre, il fallait un homme fort, très fort. Le sociétaire des JETS de Sarcelles est en effet un spécialiste du bassin de Jablines (Seine-et-Marne). « J’avais remporté les éditions 2017 et 2019 de la course et décroché trois médailles aux Championnats de France qui s’y sont déroulés en 2020 », confirme le double champion du monde et triple champion d’Europe du 25 km. Néanmoins, hier matin, le protégé de Magali Merino est tombé sur un os : son coéquipier Marcel Schouten. Fair-play, il a salué sa victoire. « Dans le dernier tour, ça se voyait qu’il avait plus de jus que moi. Sa pointe de vitesse a été imparable ». Le Néerlandais réduit ainsi l’écart : 3-4. Axel l’avait devancé sur les 3 km et 10 km de Quiberon ; sur le 25 km d’Ohrid (trois courses qu’il a remporté) et sur le 10 km d’Ohrid (7e place). Marcel a ensuite inversé la tendance sur le 36 km Capri-Napoli, le 10 km de Barcelone et ici à Jablines.

« Avec Axel (Reymond), on se tire mutuellement vers le haut »

« Entre nous, il n’y a pas de mauvaise rivalité. Avec Axel, on se tire mutuellement vers le haut. À l’entraînement, en se mesurant, on met plus d’intensité dans nos séances. On parvient à repousser nos limites », relate Marcel Schouten, qui porta la première attaque du 10 km de Jablines. « J’ai pris un cap à gauche que seul Liam Ouardi (CS Monterelais) a tenté un temps de suivre. Tous les autres nageurs sont restés dans les pieds d’Axel, à droite. J’ai insisté et pris un peu d’avance jusqu’à la bouée n° 3. Mais là, de la buée a recouvert mes lunettes. Je n’y voyais plus rien. J’ai été obligé de stopper et de laisser les autres revenir », raconte-t-il.

Quadruplé des JETS de Sarcelles

Revenu sagement dans le peloton, il laissa deux autres JETS de Sarcelles entrer en action : Alexandre Verplaetse (2e la veille du 5 km) et Matthieu Magne (14e la veille du 10 km de Barcelone). Ses deux coéquipiers ont écrémé le peloton du 2e au 5e tour, faisant craquer tour à tour Noam Franchi (vainqueur de la Coupe de France), Jules Rémy (lauréat du 2,5 km du Défi Monte-Cristo), Julien Zinsmeister (champion du monde 2019 du 1000 m en eau glacée) puis Jean-Baptiste Clusman (vainqueur du 5 km de la finale). Dans l’ultime tour, Axel Reymond tenta de s’échapper. En vain. Marcel le devança de 2 secondes ; Alexandre Verplaetse (3e à 4’’) et Gaspard Tramier (4e à 12’’) assurant un quadruplé aux JETS de Sarcelles.

Une envergure internationale    

Par cette victoire, Marcel Schouten a confirmé sa forme actuelle et rappelé son envergure internationale. Le compagnon de Caroline Jouisse a en effet été champion d’Europe 2014 et vice-champion du monde 2015 du relais mixte aux côtés d’un certain Ferry Weertman (champion olympique 2016 à Rio). Il décrocha également des podiums en Coupe du monde : deux victoires sur la Traversée du Lac Saint-Jean au Canada (en 2018 sur 10 km et en 2019 sur 32 km), une 2e place sur la Capri-Napoli 2021, une médaille de bronze à Cancun au Mexique en 2014 et un chapelet de quatrièmes places…Sans oublier un top 10 (9e sur 25 km) à l’occasion de sa dernière participation aux Championnats du monde d’eau libre en 2017.

La bataille de Barcelone

La veille, il avait terminé 6e du 10 km de Barcelone, la course la plus dense depuis les JO de Tokyo. « Les trois médaillés des Jeux (Wellbrock, Raszovsky et Paltrinieri) étaient là. Ils ont fini dans les quatre premiers et je ne termine pas loin d’eux. C’est encourageant », confie Marcel. Axel (11e au final) aurait pu faire encore mieux. « Dans le dernier tour, j’étais 2e dans les pieds de Wellbrock lorsque j’ai été poussé par un concurrent. J’ai ainsi raté une bouée directionnelle. D’ordinaire, ça ne prêterai pas à conséquences. Mais à Barcelone, la règle est différente. Le juge-arbitre m’a obligé à faire demi-tour pour repasser la bouée. J’ai perdu 60 mètres et toutes chances de podium », regrette le Sarcellois, qui compte bien prendre sa revanche le week-end prochain à Piombino (Italie) avant de défendre sa place de leader de la Coupe du monde d’ultra-marathon le 21 novembre à Rosario (Argentine). Julien BIGORNE

 

Les résultats du 10 km de Jablines (finale de la Coupe de France d’eau libre)

Hommes : 1. Marcel Schouten (AAS Sarcelles Natation 95) 1h57’44 ; 2. Axel Reymond (AAS Sarcelles Natation 95) 1h57’46 ; 3. Alexandre Verplaetse (AAS Sarcelles Natation 95) 1h57’48 ; 4. Gaspard Tramier (AAS Sarcelles Natation 95 / Comité Départemental du Val-d’Oise) 1h57’56 ; 5. Jean-Baptiste Clusman (Lille Métropole) 1h58’40 ; 6. Matthieu Magne (AAS Sarcelles Natation 95) 2h00’47 ; 7. Julien Zinsmeister (Cercle des Nageurs de Paris) 2h00’57 ; 8. Valentin Duteil (AAS Sarcelles Natation 95) 2h02’09 ; 9. Malek Louissi (AAS Sarcelles Natation 95) 2h03’13 ; 10. Jules Rémy (Salon de Provence) 2h04’20 ; 11. Noam Franchi (Montpellier) 2h10’45 ; …16. Lucas Falla (AAS Sarcelles Natation 95 / Comité Départemental du Val-d’Oise) 2h15’51 ; 24. Tristan Calaber (CN Le Plessis-Robinson) 2h32’13. – 26 classés (1 hors-délai et 13 abandons).

 

Jablines 2021 : Schouten se sublime

Marcel Schouten et Axel Reymond (JETS de Sarcelles) sur le ponton d'arrivée du 10 km de la finale de la Coupe de France d'eau libre 2021 (photo : Julien Bigorne)

 

Pour battre Axel Reymond sur le 10 km de la finale de Coupe de France d’eau libre, il fallait un homme fort, très fort. Le sociétaire des JETS de Sarcelles est en effet un spécialiste du bassin de Jablines (Seine-et-Marne). « J’avais remporté les éditions 2017 et 2019 de la course et décroché trois médailles aux Championnats de France qui s’y sont déroulés en 2020 », confirme le double champion du monde et triple champion d’Europe du 25 km. Néanmoins, hier matin, le protégé de Magali Merino est tombé sur un os : son coéquipier Marcel Schouten. Fair-play, il a salué sa victoire. « Dans le dernier tour, ça se voyait qu’il avait plus de jus que moi. Sa pointe de vitesse a été imparable ». Le Néerlandais réduit ainsi l’écart : 3-4. Axel l’avait devancé sur les 3 km et 10 km de Quiberon ; sur le 25 km d’Ohrid (trois courses qu’il a remporté) et sur le 10 km d’Ohrid (7e place). Marcel a ensuite inversé la tendance sur le 36 km Capri-Napoli, le 10 km de Barcelone et ici à Jablines.

« Avec Axel (Reymond), on se tire mutuellement vers le haut »

« Entre nous, il n’y a pas de mauvaise rivalité. Avec Axel, on se tire mutuellement vers le haut. À l’entraînement, en se mesurant, on met plus d’intensité dans nos séances. On parvient à repousser nos limites », relate Marcel Schouten, qui porta la première attaque du 10 km de Jablines. « J’ai pris un cap à gauche que seul Liam Ouardi (CS Monterelais) a tenté un temps de suivre. Tous les autres nageurs sont restés dans les pieds d’Axel, à droite. J’ai insisté et pris un peu d’avance jusqu’à la bouée n° 3. Mais là, de la buée a recouvert mes lunettes. Je n’y voyais plus rien. J’ai été obligé de stopper et de laisser les autres revenir », raconte-t-il.

Quadruplé des JETS de Sarcelles

Revenu sagement dans le peloton, il laissa deux autres JETS de Sarcelles entrer en action : Alexandre Verplaetse (2e la veille du 5 km) et Matthieu Magne (14e la veille du 10 km de Barcelone). Ses deux coéquipiers ont écrémé le peloton du 2e au 5e tour, faisant craquer tour à tour Noam Franchi (vainqueur de la Coupe de France), Jules Rémy (lauréat du 2,5 km du Défi Monte-Cristo), Julien Zinsmeister (champion du monde 2019 du 1000 m en eau glacée) puis Jean-Baptiste Clusman (vainqueur du 5 km de la finale). Dans l’ultime tour, Axel Reymond tenta de s’échapper. En vain. Marcel le devança de 2 secondes ; Alexandre Verplaetse (3e à 4’’) et Gaspard Tramier (4e à 12’’) assurant un quadruplé aux JETS de Sarcelles.

Une envergure internationale    

Par cette victoire, Marcel Schouten a confirmé sa forme actuelle et rappelé son envergure internationale. Le compagnon de Caroline Jouisse a en effet été champion d’Europe 2014 et vice-champion du monde 2015 du relais mixte aux côtés d’un certain Ferry Weertman (champion olympique 2016 à Rio). Il décrocha également des podiums en Coupe du monde : deux victoires sur la Traversée du Lac Saint-Jean au Canada (en 2018 sur 10 km et en 2019 sur 32 km), une 2e place sur la Capri-Napoli 2021, une médaille de bronze à Cancun au Mexique en 2014 et un chapelet de quatrièmes places…Sans oublier un top 10 (9e sur 25 km) à l’occasion de sa dernière participation aux Championnats du monde d’eau libre en 2017.

La bataille de Barcelone

La veille, il avait terminé 6e du 10 km de Barcelone, la course la plus dense depuis les JO de Tokyo. « Les trois médaillés des Jeux (Wellbrock, Raszovsky et Paltrinieri) étaient là. Ils ont fini dans les quatre premiers et je ne termine pas loin d’eux. C’est encourageant », confie Marcel. Axel (11e au final) aurait pu faire encore mieux. « Dans le dernier tour, j’étais 2e dans les pieds de Wellbrock lorsque j’ai été poussé par un concurrent. J’ai ainsi raté une bouée directionnelle. D’ordinaire, ça ne prêterai pas à conséquences. Mais à Barcelone, la règle est différente. Le juge-arbitre m’a obligé à faire demi-tour pour repasser la bouée. J’ai perdu 60 mètres et toutes chances de podium », regrette le Sarcellois, qui compte bien prendre sa revanche le week-end prochain à Piombino (Italie) avant de défendre sa place de leader de la Coupe du monde d’ultra-marathon le 21 novembre à Rosario (Argentine). Julien BIGORNE

 

Les résultats du 10 km de Jablines (finale de la Coupe de France d’eau libre)

Hommes : 1. Marcel Schouten (AAS Sarcelles Natation 95) 1h57’44 ; 2. Axel Reymond (AAS Sarcelles Natation 95) 1h57’46 ; 3. Alexandre Verplaetse (AAS Sarcelles Natation 95) 1h57’48 ; 4. Gaspard Tramier (AAS Sarcelles Natation 95 / Comité Départemental du Val-d’Oise) 1h57’56 ; 5. Jean-Baptiste Clusman (Lille Métropole) 1h58’40 ; 6. Matthieu Magne (AAS Sarcelles Natation 95) 2h00’47 ; 7. Julien Zinsmeister (Cercle des Nageurs de Paris) 2h00’57 ; 8. Valentin Duteil (AAS Sarcelles Natation 95) 2h02’09 ; 9. Malek Louissi (AAS Sarcelles Natation 95) 2h03’13 ; 10. Jules Rémy (Salon de Provence) 2h04’20 ; 11. Noam Franchi (Montpellier) 2h10’45 ; …16. Lucas Falla (AAS Sarcelles Natation 95 / Comité Départemental du Val-d’Oise) 2h15’51 ; 24. Tristan Calaber (CN Le Plessis-Robinson) 2h32’13. – 26 classés (1 hors-délai et 13 abandons).

 

Coupe du monde : l'âge d'or de Schouten

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 7 - MARCEL SCHOUTEN le 5 septembre à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Naples

 

Le 5 septembre, Marcel Schouten est passé près de remporter pour la seconde fois d’affilée la Capri-Napoli, l’épreuve d’eau libre la plus prestigieuse au monde. Le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 s’était imposé l’an dernier, alors que la compétition ne figurait pas au calendrier de la Coupe du monde d’ultra-marathon. Cette fois, la course de 36 km en mer tyrrhénienne en faisait partie et les plus grands spécialistes mondiaux du 25 km eau étaient de la partie : son coéquipier Axel Reymond (double champion du monde), Simone Ruffini (1er en 2015), Alessio Occhipinti (3e en 2019), Edoardo Stocchino et Evgenij Pop Acev (deux fois lauréat du Grand Prix FINA). Lorsque les Italiens ont attaqué après le 20e km, le Néerlandais de 29 ans s’est retrouvé distancé. Mais après une chasse remarquable, il a réussi à déborder Axel Reymond, Francesco Ghettini et Simone Ruffini et terminer 2e derrière Occhipinti.

2e de la Capri-Napoli

«Je suis très heureux de rentrer à la maison avec la deuxième place. Non seulement parce qu’il y avait des nageurs incroyables au sein du peloton mais aussi parce que mon parcours pour revenir au plus haut niveau a été rude. J’ai contracté une blessure au dos, juste d’avant d’essayer de faire le temps sur les 25 km en piscine nécessaire pour me qualifier à l’Euro de Budapest. C’était en mars dernier. Et au bout des 500 longueurs et 4h53 d’efforts, j’avais manqué le chrono pour…25 secondes ! Mentalement, ça avait été difficile à accepter», raconte le spécialiste de l’eau libre, qui s’est bien remobilisé.

Leader de la Coupe de France

Cet été, le compagnon de Caroline Jouisse a pris la tête de la Coupe de France d’eau libre (grâce à ses 12 victoires en 13 courses) et est désormais 2e du classement général de la Coupe du monde d’ultra-marathon (NDLR : il avait fini 4e sur 25 km et 9e sur 10 km à Ohrid en Macédoine du Nord avant sa superbe course à Naples). Il n’a jamais semblé aussi fort. «Marcel a le potentiel pour viser des médailles en 2022 aux Championnats du monde (en mai à Fukuoka) et aux Championnats d’Europe (en août à Rome)», estime Guy Canzano, le président de l’AASS Natation 95. Julien BIGORNE

 

Son été

8 victoires en 13 courses ; leader de la Coupe de France d’eau libre et 2e au classement provisoire de la Coupe du monde d’ultra-marathon.

Résultats : 1er du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir (10 km) le 3 juillet ; 1er du Grand des Lisières de l’Oise à Choisy-au-Bac (5 km et 10 km) les 14 et 15 juillet ; 1er de la Traversée du Lac des Vieilles Forges aux Mazures (5 km) le 25 juillet ; 1er de la Traversée du Lac d’Annecy (2,4 km) le 15 août ; 1er à Veretz (10 km) le 11 septembre ; 1er du Rad’eau libre de Cherbourg (5 km) le 12 septembre ; 1er à Bouchain (5 km) le 18 septembre ; 2e de la Coupe du monde Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 2e du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 4e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 9e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Tout d’un grand

Spécialiste de la natation en eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière), Marcel Schouten (29 ans) est originaire de la région d’Haarlem (Pays-Bas) comme Monique Wildschut (plusieurs fois championne du monde entre 1984 et 1988) et Wandy Kater (vice-championne d’Europe 1989 sur 5 km). Il fait ses débuts à haut niveau en 2010 à l’EJK Hoorn, en même temps que Ferry Weertman (champion olympique 2016 du 10 km). Avec son glorieux partenaire d’entraînement ainsi que Sharon Von Rouwendaal (alors sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95), il était devenu champion d’Europe 2014 et vice-champion du monde 2015 du relais mixte. En individuel, le Néerlandais totalise cinq podiums sur des épreuves internationales : 1er au Lac Saint-Jean (sur 10 km en 2018 puis sur 32 km en 2019), 1er de la Capri-Napoli (sur 36 km, en 2020) et 2e de la même course en 2021 et 3e à Cancun (sur 15 km, 2014). Il s’est entraîné à Eindhoven, à Rome et à Bourges avant de rejoindre l’AAS Sarcelles Natation 95 avec sa compagne Caroline Jouisse. J.B.   

 

Eau libre : Panchishko ira aux JO !

Incroyable dénouement dans la baie de Setubal ! Hier, peu après 19h (heure française), Krystyna Panchishko a décroché sa qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo, au terme du 10 km en eau libre sélectif au Portugal. La sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 faisait partie des 43 concurrentes en lice, issues de 30 pays. « Toutes les nations qui n’avaient pas pu qualifier de représentantes à l’occasion des Mondiaux 2019 à Yeosu (Corée du Sud) pouvaient ici aligner deux nageuses. La course qualifiait les 9 premières à raison d’une nageuse par pays. Au-delà de ce classement, il fallait être numéro n° 1 de son continent », explique la première Ukrainienne qualifiée aux JO en eau libre.

Bon finish

Dans les vagues et le courant de l’océan Atlantique, la protégée de Philippe Lucas est d’abord restée dans un large peloton mené par la Canadienne Sanderson (22e à 13 secondes au 1er tour, 27e à 23 secondes au 2e puis 20e à 9 secondes au 3e). Au 4e tour, les choses se sont gâtées puisqu’elle a été reléguée à 29 secondes de la tête et derrière des Européennes dangereuses comme la Slovène Perse et la Tchèque Benesova. Heureusement, le finish est l’un des points forts de la native de Rubizhne. Dans le dernier tiers de course, elle distance l’Autrichienne Johanna Enkner, l’Israélienne Eva Fabian et la Tchèque Alena Benesova. Crucial !

Suspense haletant

Tandis que la Hongroise Anna Olasz s’impose après 2h01’55 d’efforts, la tension monte. Les premiers billets sont distribués : Paula Ruiz Bravo (Espagne, 2e), Kate Sanderson (Canada, 3e), Alice Dearing (Grande-Bretagne, 4e), Angelica André (Portugal, 5e)…Dans le top 9 figure la deuxième Espagnole, qui ne peut être qualifiée. La 10e, étant deuxième Portugaise, n’est pas qualifiée non plus. La Slovène Spela Perse (11e) arrache ensuite le 9e billet qualificatif. Dès lors, Krystyna n’a plus le choix et doit être la meilleure Européenne parmi les représentantes de pays non encore qualifiés. La Japonaise Kida (12e) décroche la place du pays hôte. L’Anglaise Huskisson (13e), la Hongroise Reka Rohacs (14e), l’Argentine Imwinkelried (16e) sont recalées du fait du meilleur résultat de leur compatriote. La Sud-Africaine Weber (15e) est n°1 Africaine. La Vénézuélienne Perez (17e) la n°1 Sud-américaine.

N° 1 Européenne au-delà du top 9

C’est alors que Krystyna se présente dans le chenal d’arrivée, esseulée, et touche la plaque en 18e position à 2’25 de la lauréate. N° 1 Européenne parmi les non-qualifiées (classées au-delà du top 9), la voilà qualifiée pour les JO de Tokyo ! « La course n’était pas facile, car il y avait beaucoup de filles qui voulaient se qualifier et peu de places. Les conditions météo n’étaient pas simples. Mais mon excellent travail avec Philippe Lucas et Xavier Idoux a porté ses fruits. Il est maintenant temps de se concentrer sur les Jeux Olympiques car il ne reste pas beaucoup de temps. Merci à tous en France et à l’AAS Sarcelles Natation 95 ! », a déclaré la nageuse de 23 ans. Elle participera au 10 km en eau libre des JO de Tokyo le mercredi 4 août à 23H30 (heure française), aux côtés de sa coéquipière sarcelloise Lara Grangeon et de ses partenaires d’entraînement Anastassia Kirpitchnikova et Samantha Arevalo. Julien BIGORNE

 

Lire sur le même sujet

> Panchishko vers les JO ? : https://www.club-sarcelles-natation-95.com/index.php/news/actualites/item/645-eau-libre-panchishko-vers-les-jo

> Les résultats complets de la course féminine de sélection olympique - 10 km de Setubal : https://www.fina.org/competitions/8/fina-olympic-marathon-swim-qualifier-2020/results?event=923b2e7a-7e5b-415e-9fda-fa39542115f8 

 

 

France élites : Grangeon, 10 de cœur !

Lauréate hier soir sur 200 m papillon, Lara Grangeon-De Villele (AAS Sarcelles Natation 95) est devenue la première nageuse à décrocher un 10ème titre dans une spécialité aux Championnats de France élites en grand bassin (photo : Julien BIGORNE / www.sportspassion95.fr

 

Hier à 18h38, Lara Grangeon-De Villele est entrée dans l’histoire de la natation française. La sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (AASS Natation 95) est en effet devenue la première compétitrice à décrocher un dixième titre aux Championnats de France élites en grand bassin, un rendez-vous apparu en 1997 à Mennecy. Tous temps confondus (y compris la période 1961-1996 lors de laquelle les Championnats d’été et d’hiver attribuaient deux titres en bassin de 50 m), elle est seulement la onzième à réaliser pareille prouesse, dans le sillage de Cécile Jeanson (16 sur 200 m papillon), Catherine Plewinski (14 sur 100 m papillon), Monique Berlioux (12 sur 100 m dos), Sophie Kamoun (11 sur 50 m nage libre), Claude Mandonnaud (11 sur 400 m nage libre), Karyn Faure (11 sur 800 m nage libre), Roxana Maracineanu (11 sur 100 m dos), Solène Figues (10 sur 200 m nage libre), Cécile Prunier (10 sur 400 m nage libre) et Aurélia Kempf (10 sur 50 m dos).

Lara Grangeon-De Villele : « Première nageuse sacrée pour la 10ème fois dans une spécialité aux Championnats de France élites en grand bassin »

Dans le bassin de la piscine de l’Odyssée à Chartres, Lara a remporté pour la dixième fois le 200 m papillon. En réalisant un chrono de 2’11’’16 en finale, elle a devancé la coriace Lucie Delmas (Cno Saint-Germain, MPF des 17 ans en 2’11’’57) et Lilou Ressencourt (2’12’’46). C’est aussi son 8e titre d’affilée dans cette spécialité ; seule Malia Metella (9 sur 50 m nage libre) a réussi une plus longue série consécutive aux « France élites ». La performance de la nageuse sarcelloise est d’autant plus mémorable qu’il s’agissait de sa 7ème course sur cette édition (NDLR : elle avait notamment disputé deux 1 500 m nage libre les jours précédents et la série du 800 m nage libre le matin même).

L’AASS Natation 95 sur le podium provisoire

Grâce à son exploit, l’AASS Natation 95 égale déjà son record aux Championnats de France élites en grand bassin (3 médailles d’or, 1 d’argent et 1 de bronze / 3-1-1). Après quatre journées de compétition, le club présidé par Guy Canzano figure sur le podium provisoire du tableau des médailles, en troisième position derrière Toulouse Toec (6-7-2) et Marseille (3-2-1). Il devance Amiens (3-0-0), Nice (2-3-3), Antibes (2-1-0), Clichy 92 (2-0-1), Canet 66 et Rouen (1-1-0) et Béthune (1-0-0).

Samedi 19 juin : Fanny Deberghes vise la qualification olympique sur 200 m brasse

Aujourd’hui, l’AAS Sarcelles Natation 95 continuera de vibrer. Dès 11h08, Léo Ouabdesselam visera le temps de qualification pour l’Euro junior sur 1 500 m nage libre (15’33’’72). À 18h09, Lara Grangeon-De Villele tentera de reconquérir son titre sur 800 m et sera opposée à Adeline Furst, Maud Rodriguez, Aurélie Muller, Valentine Leclercq, Lisa Pou et Marie Kuntzmann ; la Russe Anna Egorova comptant en Open. La protégée de Philippe Lucas vise sa médaille nationale élite sur cette édition 2021, après l’or sur 200 m papillon, l’argent sur 400 m 4 nages et le bronze sur 1 500 m nage libre.

Enfin, à 18h30, Fanny Deberghes visera la qualification aux JO de Tokyo sur 200 m brasse (2’25’’52 à réaliser en finale) après la réalisation du minima B ce matin en série (2’28’’52 contre les 2’29’’89 exigés). Elle pourrait également rééditer son triplé de 2019 (victoire sur 50, 100 et 200 m brasse), à condition de devancer Justine Delmas, Camille Dauba et Fantine Lesaffre qui peuvent elles aussi prétendre à la qualification olympique. Julien BIGORNE

 

> Les nageuses les plus titrées sur une spécialité aux Championnats de France élites en bassin de 50 m (compétition existant depuis 1997) : 1. Lara Grangeon-De Villele (AAS Sarcelles Natation 95, 10 sur 200 m papillon) ; 2. Malia Metella (9 sur 50 m nage libre) et Mélanie Hénique (9 sur 50 m papillon) ; 4. Roxana Maracineanu (8 sur 200 m dos) ; 5. Solène Figues (7 sur 200 m nage libre), Aurore Mongel (7 sur 200 m papillon), Laure Manaudou (7 sur 100 m dos) et… Lara Grangeon-De Villele (7 sur 400 m 4 nages).

> Les nageuses les plus titrées sur une spécialité aux Championnats de France en grand bassin (depuis 1899) : 1. Cécile Jeanson (16 sur 200 m papillon) ; 2. Catherine Plewinski (14 sur 100 m papillon) ; 3. Monique Berlioux (12 sur 100 m dos) ; 4. Sophie Kamoun (11 sur 50 m nage libre), Claude Mandonnaud (11 sur 400 m nage libre), Karyn Faure (11 sur 800 m nage libre) et Roxana Maracineanu (11 sur 100 m dos) ; 8. Solène Figues (10 sur 200 m nage libre), Cécile Prunier (10 sur 400 m nage libre), Aurélia Kempf (10 sur 50 m dos) et Lara Grangeon-De Villele (10 sur 200 m papillon).

> Les nageuses ayant réalisé les plus longues séries de victoires aux Championnats de France élites en bassin de 50 m (depuis 1997) : 1. Malia Metella (9 sur 50 m nage libre) ; 2. Lara Grangeon-De Villele (8 sur 200 m papillon) et Roxana Maracineanu (8 sur 200 m dos) ; 4. Anna Santamans (6 sur 50 m nage libre), Charlotte Bonnet (6 sur 200 m nage libre), Laure Manaudou (6 sur 100 m dos et sur 200 m dos).

> Les nageuses ayant réalisé les plus longues séries de victoires aux Championnats de France en grand bassin (depuis 1899) : 1. Catherine Plewinski (12 sur 100 m papillon), Monique Berlioux (12 sur 100 m dos) ; 3. Malia Métella (9 sur 50 m nage libre), Cécile Jeanson (9 sur 100 m papillon et sur 200 m papillon), Sylvie Le Noach (9 sur 200 m dos) ; 6. Cécile Prunier (8 sur 400 m nage libre), Rose-Marie Piacentini (8 sur 100 m dos), Roxana Maracineanu (8 sur 200 m dos), Christine Magnier (8 sur 400 m 4 nages) et Lara Grangeon-De Villele (8 sur 200 m papillon).

Synthèse réalisée par Julien BIGORNE

 

 

France élites : le record déjà en vue

Mercredi et hier à Chartres, Fanny Deberghes (AAS Sarcelles Natation 95) a déjà décroché les titres de championne de France élite en grand bassin sur 50 et sur 100 m brasse. Reste le 200 m samedi à 18H30, avec la perspective d'une qualification olympique (photo : Flopics). 

 

L’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (AASS Natation 95) est déjà en mesure de battre aujourd’hui son record personnel aux Championnats de France élites en grand bassin (50 m). Après trois des six jours de compétitions de l’édition 2021 à la piscine de l’Odyssée à Chartres, il ne lui manque qu’un seul titre pour égaler son meilleur bilan (3 médailles d’or, 1 d’argent et 1 de bronze) depuis la création de l’épreuve en format unique en 1997 (NDLR : il y avait deux Championnats de France en grand bassin par an entre 1961 et 1996). Si le club présidé par Guy Canzano se retrouve en si bonne position, il le doit en particulier à deux nageuses d’exception : Fanny Deberghes et Lara Grangeon-De Villele.  

Fanny Deberghes titrée sur 50 et 100 m brasse

À 27 ans, Fanny Deberghes dispute là son dernier Championnat de France élite, après dix ans passés au plus haut niveau. Déjà auréolée de 19 titres nationaux en brasse (grand et petit bassin confondus), elle a décroché mercredi sur 100 m puis hier sur 50 m de nouvelles médailles d’or à son superbe palmarès. Sur 100 m, elle a reconquis la couronne cédée en décembre dernier à la toute jeune Justine Delmas (Cno Saint-Germain-en-Laye), sélectionnée au dernier Euro à Budapest. Devant sa principale rivale en séries pour 37 centièmes (en 1’09’’61), Fanny l’est restée en finale en creusant l’écart à 66 centièmes (en 1’08’’76). Chloé Braun (Dauphins Toec) a complété le podium en 1’10’’55. Sur 50 m, sa quatrième place en séries pouvait laisser augurer une mission plus ardue. Mais en finale, la Sarcelloise a nettement dominé la concurrence en 31’’80, repoussant Justine Delmas à 37 centièmes et Auréane Devaluez à 44 centièmes.

Dernier objectif : la qualification olympique sur 200 m brasse

Désormais, Fanny attend son grand objectif de samedi (finale demain à 18h30). En s’imposant sur 200 m brasse, elle pourrait non seulement rééditer son triplé de 2019 mais espérer se qualifier aux Jeux Olympiques de Tokyo. Elle retrouvera face à elle Justine Delmas, Camille Dauba et Fantine Lesaffre. « Les chronos demandés feront d’eux-mêmes la sélection. Il faut réaliser le minima B en séries, le matin (2’29’’89) puis le minima A en finale, le soir (2’25’’52, soit 3 centièmes de mieux que mon record personnel) », rappelle la protégée de Franck Esposito et Yoris Grandjean. Au vu de ses prestations sur les deux premières épreuves, elle a confirmé être dans le coup et à son pic de forme après un excellent Meeting international Mare Nostrum, il y a deux semaines à Monaco. « J’y ai disputé 9 courses, dont 5 sur 50 m brasse. Sur cette distance, j’ai atteint le duel final face à la Russe Yuliya Efimova (5 fois championne du monde) », précise-t-elle.

Lara Grangeon 2e sur 400 m 4 nages et 3e sur 1 500 m nage libre

De son côté, sa coéquipière Lara Grangeon-De Villele a débuté sa moisson. La protégée de Philippe Lucas, qui a brillé récemment en eau libre (vice-championne d’Europe sur 25 km ; 3e aux France sur 5 km et sur 4x1250 m mixte), est inscrite sur 5 épreuves. Les deux premières lui ont offert la médaille de bronze sur 1 500 m nage libre puis celle d’argent sur 400 m 4 nages. Sur 1 500 m, elle peut regretter le format qui impose cette année d’effectuer séries et finale A et non plus une finale directe. Sa victoire en séries en 16’37 n’a pas été suivie d’un succès en finale car elle a été devancée par deux adversaires arrivées plus fraîches à ce Championnat : Aurélie Muller (qui a tenté en vain la qualification olympique sur cette distance) et Adeline Furst. Sur 400 m 4 nages, Lara s’est également imposée en séries avant d’être devancée par la spécialiste Fantine Lesaffre (championne d’Europe en grand bassin et médaillée de bronze mondiale en petit bassin, en 2018). Ce soir à 18h30, Lara Grangeon-De Villele pourrait décrocher cette fois-ci la médaille d’or. Celle qui manque à l’AAS Sarcelles Natation 95 pour égaler d’ores déjà son meilleur bilan. Ce serait son dixième titre national élite en grand bassin consécutif sur 200 m papillon ! Auparavant, Lara disputera les séries du 200 m papillon (à 10h33) et du 800 m nage libre (à 11h07). Julien BIGORNE

 

LES PRINCIPAUX RÉSULTATS DE L’AAS SARCELLES NATATION 95 – Du 15 au 17 juin aux Championnats de France élites en grand bassin à Chartres.

> Fanny Deberghes : 1re sur 50 m brasse (en 31’’80) ; 1re sur 100 m brasse (en 1’08’’76).

> Lara Grangeon-De Villele : 2e sur 400 m 4 nages (en 4’43’’00) ; 3e sur 1 500 m nage libre (en 16’34’’24)

> Valeriya Egorova : 1re de la finale C sur 200 m nage libre en 2’03’’39 et 1re de la finale C sur 100 m dos (en 1’02’’45) = De nationalité russe, Valeriya a été placée en finale C uniquement parce que deux concurrentes étrangères ont fini devant elle en séries.

> Clément Kukla : 8e du 800 m nage libre en 8’13’’49

> Axel Reymond : 8e de la finale C du 400 m nage libre (en 4’03’’56)

> Léo Ouabdesselam : 12e du 800 m nage libre (en 8’13’’98, MPF de la saison /18 ans)

 

FANNY DEBERGHES - 21 titres en brasse aux Championnats de France élites

Grand bassin (14 titres) : 50 m (2016, 2018, 2019, 2020, 2021) ; 100 m (2016, 2017, 2018, 2019, 2021) ; 200 m (2015, 2017, 2019, 2020) ;

Petit bassin (7 titres) : 100 m (2017, 2018) ; 200 m (2013, 2014, 2017, 2018, 2019). 

 

LARA GRANGEON-DE VILLELE – 44 Titres aux Championnats de France élites

Grand bassin (20 titres) : 800 m nage libre (2019) ; 1 500 m nage libre (2018, 2019), 200 m papillon (de 2011 à 2020) ; 200 m 4 nages (2011, 2016) ; 400 m 4 nages (2009, 2010, 2011, 2012, 2015, 2016)

Petit bassin (24 titres) : 800 m nage libre (2014, 2019) ; 1 500 m nage libre (2014, 2018, 2019) ; 200 m brasse (2015) ; 200 m dos (2019) ; 200 m papillon (2010, 2011, 2013, 2014, 2015, 2017, 2018, 2019) ; 100 m 4 nages (2010) ; 200 m 4 nages (2011, 2015) ; 400 m 4 nages (2010, 2011, 2013, 2014, 2015, 2019)

 

Synthèse réalisée par Julien BIGORNE

 

 

Grangeon : vice-championne d’Europe

Deuxième derrière l’Allemande Boy, Lara Grangeon-De Villele (AAS Sarcelles Natation 95) a décroché le meilleur résultat français depuis 1993 sur le 25 km féminin des Championnats d’Europe d’eau libre (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia)

Troisième aux Mondiaux 2019, Lara Grangeon-De Villele (Aas Sarcelles Natation 95) est devenue, dimanche, vice-championne d’Europe du 25 km. Rassurant à 2 mois des JO. 

C’est assurément la médaille de la persévérance. Dimanche, une demi-heure après le sacre d’Axel Reymond, Lara Grangeon-De Villele est devenue vice-championne d’Europe du 25 km en eau libre, au Luc Lupa, près de Budapest (Hongrie). La veille, la sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 n’était même pas engagée sur la course. Mais sa forme ascendante (9e sur le 10 km) et la tournure des événements l’ont convaincue de tenter sa chance. «Je ne voulais pas rester sur des quatrièmes places (à 5 secondes du podium sur 5 km puis à deux dixièmes sur le relais 4x1 250 m mixte) et cette épreuve constituait une bonne préparation mentale en vue des Jeux Olympiques de Tokyo», explique la protégée de Philippe Lucas.   

«La course la plus dure de ma carrière»

De son propre aveu, cette course aura été la plus dure de sa carrière en eau libre débutée en 2017. «J’ai eu envie d’abandonner plusieurs fois, mais j’ai résisté et je me suis accrochée de toutes mes forces». Un temps en tête en première partie de course, la nageuse d’origine néo-calédonienne a rétrogradé au 13ème rang à mi-parcours. «Je me suis pris un coup au visage puis j’ai eu un point de côté. Je me suis alors répétée que je portais le bonnet de l’équipe de France et que je n’avais pas le droit de lâcher», raconte la compétitrice, qui a déjà participé deux fois aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012 et sur 200 m papillon en 2016) et disputera sa troisième olympiade, le mercredi 4 août sur la base nautique d’Odaiba (Japon), à l’occasion du 10 km féminin.  

«Hors de question de finir à nouveau quatrième !»

Même si le port de la combinaison néoprène n’était pas forcément à son avantage, elle a réussi à revenir aux avant-postes. Mais quand l’Allemande Léa Boy (championne du monde 2019 du relais mixte) est partie, elle a compris qu’elle n’arriverait pas à la reprendre. «J’ai néanmoins pensé au podium. Dans le groupe de chasse, nous étions trois pour deux places. Je me suis dit qu’il était hors de question de finir à nouveau quatrième !». Son sprint final avec l’Italienne Barbara Pozzobon (lauréate de la Capri-Napoli et du Grand Prix de Santa Fé en 2019) et la Hongroise Kata Somenek Onon (5e aux Universiades 2017 sur 10 km) est des plus stressants. L’Italienne lui agrippe la cheville au passage d’une bouée mais elle repart de plus bel.

«Meilleure au sprint»

«Dans les 700 derniers mètres, j’ai réalisé un très bon final. Les choses mises en place à l’entraînement pour améliorer cette partie de la course ont porté leurs fruits. Je nage moins qu’avant ce qui n’a pas entamé mon endurance, mais je suis désormais plus rapide au sprint», confie Lara, qui a devancé Pozzobon de 3 dixièmes de secondes et Somenek Onon de trois secondes. La sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a décroché à cette occasion le meilleur résultat français sur le 25 km des Championnats d’Europe d’eau libre depuis le titre d’Anne Chagnaud en 1993. Médaillée de bronze en 2018, la protégée de Philippe Lucas goûte cette fois à l’argent. Pour le moins encourageant à deux mois des JO. Julien BIGORNE     

 

Bio express

- Lara Grangeon- De Villele. 29 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Entraînée par Philippe Lucas.

- Qualifiée à trois reprises aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012, 18ème sur 200 m papillon en 2016, en lice pour le 10 km le 4 août prochain).

- Plus de 50 fois championne de France élite ; 36 victoires aux Jeux du Pacifique Sud.

- Sur 25 km : vice-championne d’Europe 2021 (3e en 2018) ; 3ème aux Mondiaux 2019.

- Sur 10 km : 4e aux Mondiaux 2019 (qualification aux JO de Tokyo).

- Sur le relais mixte : 3e aux Championnats d’Europe 2018.

- Sur 200 m papillon : vice-championne d’Europe 2015 en petit bassin ; 4e aux Mondiaux 2018 en petit bassin ; 9 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2011 et 2020

- Sur 400 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010, 2015) ; finaliste à l’Euro (2012, 2016) ; 6 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2009 et 2016.

- Sur 200 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010) ; finaliste à l’Euro (2010)

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