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Coupe du monde : l'âge d'or de Schouten

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 7 - MARCEL SCHOUTEN le 5 septembre à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Naples

 

Le 5 septembre, Marcel Schouten est passé près de remporter pour la seconde fois d’affilée la Capri-Napoli, l’épreuve d’eau libre la plus prestigieuse au monde. Le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 s’était imposé l’an dernier, alors que la compétition ne figurait pas au calendrier de la Coupe du monde d’ultra-marathon. Cette fois, la course de 36 km en mer tyrrhénienne en faisait partie et les plus grands spécialistes mondiaux du 25 km eau étaient de la partie : son coéquipier Axel Reymond (double champion du monde), Simone Ruffini (1er en 2015), Alessio Occhipinti (3e en 2019), Edoardo Stocchino et Evgenij Pop Acev (deux fois lauréat du Grand Prix FINA). Lorsque les Italiens ont attaqué après le 20e km, le Néerlandais de 29 ans s’est retrouvé distancé. Mais après une chasse remarquable, il a réussi à déborder Axel Reymond, Francesco Ghettini et Simone Ruffini et terminer 2e derrière Occhipinti.

2e de la Capri-Napoli

«Je suis très heureux de rentrer à la maison avec la deuxième place. Non seulement parce qu’il y avait des nageurs incroyables au sein du peloton mais aussi parce que mon parcours pour revenir au plus haut niveau a été rude. J’ai contracté une blessure au dos, juste d’avant d’essayer de faire le temps sur les 25 km en piscine nécessaire pour me qualifier à l’Euro de Budapest. C’était en mars dernier. Et au bout des 500 longueurs et 4h53 d’efforts, j’avais manqué le chrono pour…25 secondes ! Mentalement, ça avait été difficile à accepter», raconte le spécialiste de l’eau libre, qui s’est bien remobilisé.

Leader de la Coupe de France

Cet été, le compagnon de Caroline Jouisse a pris la tête de la Coupe de France d’eau libre (grâce à ses 12 victoires en 13 courses) et est désormais 2e du classement général de la Coupe du monde d’ultra-marathon (NDLR : il avait fini 4e sur 25 km et 9e sur 10 km à Ohrid en Macédoine du Nord avant sa superbe course à Naples). Il n’a jamais semblé aussi fort. «Marcel a le potentiel pour viser des médailles en 2022 aux Championnats du monde (en mai à Fukuoka) et aux Championnats d’Europe (en août à Rome)», estime Guy Canzano, le président de l’AASS Natation 95. Julien BIGORNE

 

Son été

8 victoires en 13 courses ; leader de la Coupe de France d’eau libre et 2e au classement provisoire de la Coupe du monde d’ultra-marathon.

Résultats : 1er du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir (10 km) le 3 juillet ; 1er du Grand des Lisières de l’Oise à Choisy-au-Bac (5 km et 10 km) les 14 et 15 juillet ; 1er de la Traversée du Lac des Vieilles Forges aux Mazures (5 km) le 25 juillet ; 1er de la Traversée du Lac d’Annecy (2,4 km) le 15 août ; 1er à Veretz (10 km) le 11 septembre ; 1er du Rad’eau libre de Cherbourg (5 km) le 12 septembre ; 1er à Bouchain (5 km) le 18 septembre ; 2e de la Coupe du monde Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 2e du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 4e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 9e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Tout d’un grand

Spécialiste de la natation en eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière), Marcel Schouten (29 ans) est originaire de la région d’Haarlem (Pays-Bas) comme Monique Wildschut (plusieurs fois championne du monde entre 1984 et 1988) et Wandy Kater (vice-championne d’Europe 1989 sur 5 km). Il fait ses débuts à haut niveau en 2010 à l’EJK Hoorn, en même temps que Ferry Weertman (champion olympique 2016 du 10 km). Avec son glorieux partenaire d’entraînement ainsi que Sharon Von Rouwendaal (alors sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95), il était devenu champion d’Europe 2014 et vice-champion du monde 2015 du relais mixte. En individuel, le Néerlandais totalise cinq podiums sur des épreuves internationales : 1er au Lac Saint-Jean (sur 10 km en 2018 puis sur 32 km en 2019), 1er de la Capri-Napoli (sur 36 km, en 2020) et 2e de la même course en 2021 et 3e à Cancun (sur 15 km, 2014). Il s’est entraîné à Eindhoven, à Rome et à Bourges avant de rejoindre l’AAS Sarcelles Natation 95 avec sa compagne Caroline Jouisse. J.B.   

 

Jets 7/10 - L’âge d’or de Schouten

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 7 - MARCEL SCHOUTEN le 5 septembre à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Naples

 

Le 5 septembre, Marcel Schouten est passé près de remporter pour la seconde fois d’affilée la Capri-Napoli, l’épreuve d’eau libre la plus prestigieuse au monde. Le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 s’était imposé l’an dernier, alors que la compétition ne figurait pas au calendrier de la Coupe du monde d’ultra-marathon. Cette fois, la course de 36 km en mer tyrrhénienne en faisait partie et les plus grands spécialistes mondiaux du 25 km eau étaient de la partie : son coéquipier Axel Reymond (double champion du monde), Simone Ruffini (1er en 2015), Alessio Occhipinti (3e en 2019), Edoardo Stocchino et Evgenij Pop Acev (deux fois lauréat du Grand Prix FINA). Lorsque les Italiens ont attaqué après le 20e km, le Néerlandais de 29 ans s’est retrouvé distancé. Mais après une chasse remarquable, il a réussi à déborder Axel Reymond, Francesco Ghettini et Simone Ruffini et terminer 2e derrière Occhipinti.

2e de la Capri-Napoli

«Je suis très heureux de rentrer à la maison avec la deuxième place. Non seulement parce qu’il y avait des nageurs incroyables au sein du peloton mais aussi parce que mon parcours pour revenir au plus haut niveau a été rude. J’ai contracté une blessure au dos, juste d’avant d’essayer de faire le temps sur les 25 km en piscine nécessaire pour me qualifier à l’Euro de Budapest. C’était en mars dernier. Et au bout des 500 longueurs et 4h53 d’efforts, j’avais manqué le chrono pour…25 secondes ! Mentalement, ça avait été difficile à accepter», raconte le spécialiste de l’eau libre, qui s’est bien remobilisé.

Leader de la Coupe de France

Cet été, le compagnon de Caroline Jouisse a pris la tête de la Coupe de France d’eau libre (grâce à ses 12 victoires en 13 courses) et est désormais 2e du classement général de la Coupe du monde d’ultra-marathon (NDLR : il avait fini 4e sur 25 km et 9e sur 10 km à Ohrid en Macédoine du Nord avant sa superbe course à Naples). Il n’a jamais semblé aussi fort. «Marcel a le potentiel pour viser des médailles en 2022 aux Championnats du monde (en mai à Fukuoka) et aux Championnats d’Europe (en août à Rome)», estime Guy Canzano, le président de l’AASS Natation 95. Julien BIGORNE

 

Son été

8 victoires en 13 courses ; leader de la Coupe de France d’eau libre et 2e au classement provisoire de la Coupe du monde d’ultra-marathon.

Résultats : 1er du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir (10 km) le 3 juillet ; 1er du Grand des Lisières de l’Oise à Choisy-au-Bac (5 km et 10 km) les 14 et 15 juillet ; 1er de la Traversée du Lac des Vieilles Forges aux Mazures (5 km) le 25 juillet ; 1er de la Traversée du Lac d’Annecy (2,4 km) le 15 août ; 1er à Veretz (10 km) le 11 septembre ; 1er du Rad’eau libre de Cherbourg (5 km) le 12 septembre ; 1er à Bouchain (5 km) le 18 septembre ; 2e de la Coupe du monde Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 2e du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 4e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 9e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Tout d’un grand

Spécialiste de la natation en eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière), Marcel Schouten (29 ans) est originaire de la région d’Haarlem (Pays-Bas) comme Monique Wildschut (plusieurs fois championne du monde entre 1984 et 1988) et Wandy Kater (vice-championne d’Europe 1989 sur 5 km). Il fait ses débuts à haut niveau en 2010 à l’EJK Hoorn, en même temps que Ferry Weertman (champion olympique 2016 du 10 km). Avec son glorieux partenaire d’entraînement ainsi que Sharon Von Rouwendaal (alors sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95), il était devenu champion d’Europe 2014 et vice-champion du monde 2015 du relais mixte. En individuel, le Néerlandais totalise cinq podiums sur des épreuves internationales : 1er au Lac Saint-Jean (sur 10 km en 2018 puis sur 32 km en 2019), 1er de la Capri-Napoli (sur 36 km, en 2020) et 2e de la même course en 2021 et 3e à Cancun (sur 15 km, 2014). Il s’est entraîné à Eindhoven, à Rome et à Bourges avant de rejoindre l’AAS Sarcelles Natation 95 avec sa compagne Caroline Jouisse. J.B.   

 

Reymond : triple champion d'Europe !

Axel Reymond (Aas Sarcelles Natation 95) est le premier compétiteur à être sacré pour la 3ème fois champion d’Europe sur 25 km (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia).

Roi incontesté du 25 km, déjà double champion du monde, Axel Reymond est devenu le premier nageur à décrocher un troisième titre européen sur sa distance de prédilection.

Hier à 14h30, Axel Reymond est sorti triomphant des eaux du Lac Lupa, au nord de Budapest. C’est en Hongrie – à 100 kilomètres du lac Balaton où il avait décroché son premier titre mondial en 2017 – que le sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) est entré dans la légende de l’eau libre. Le protégé de Magali Merino est devenu le premier nageur à décrocher un 3ème titre de champion d’Europe sur 25 km. Mieux que l’Allemand Christof Wandratsch (1er en 1991 et 1995), le Russe Aleksey Akatiyev (lauréat en 1997 et 1999) et l’Italien Valerio Cleri (vainqueur en 2008 et 2010), les références lorsque le Valdoisien fut sélectionné pour la première fois en équipe de France A en 2012.

«Un modèle d’exigence et de rigueur»

Sur cette distance de grand fond, exigeant entre 4h30 et 6h d’efforts, il est aussi le premier Français à s’octroyer une 4ème médaille continentale, dépassant Stéphane Lecat. Le directeur technique national a été l’un des premiers à saluer la performance du Sarcellois : «Axel est un modèle d’exigence et de rigueur. C’est un très grand champion ! Il a beaucoup travaillé pour revenir à son meilleur niveau après un premier confinement difficile. Ce titre, c’est la réussite du binôme qu’il forme avec son entraîneur Magali Merino. Ils sont très professionnels».

«Davantage de vitesse» 

Guy Canzano, président de l’Aass Natation 95, a également réagi quelques minutes après son sacre. «Axel s’est entraîné différemment cette saison. Il a travaillé davantage sa vitesse, ce qui s’est vu vendredi sur le 10 km où il rivalisa jusqu’au dernier kilomètre avec le vainqueur italien Paltrinieri. Sur ce 25 km, il était le favori et a très bien supporter la pression». Au départ, le pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau était surveillé du coin de l’œil par tous les concurrents. Sur 25 km, son bilan international depuis 2014 est en effet exceptionnel : deux titres mondiaux (2017, 2019), deux titres européens (2014, 2016), deux succès à la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), soit 6 victoires en 8 courses. De surcroît, le Sarcellois avait à cœur de récupérer son titre continental, cédé en 2018 au Hongrois Rasovszky.

«Désormais rompu à la combinaison néoprène»

«En Écosse, j’avais fini 4e parce qu’il s’agissait de mon premier 25 km en néoprène. Ma combinaison avait pris l’eau pendant la course et dans le final, je n’avançais plus. Cette fois, l’expérience aidant, je me sentais plus à l’aise», confie le champion. Après un premier 7 km mené par le Tchèque Matej Kozubek, Axel Reymond porta ses premières accélérations. Celle du 12e km manqua d’être décisive. «J’ai essayé plusieurs fois de partir. Mais la combinaison néoprène lisse les niveaux et je n’ai pas réussi à creuser l’écart», explique-t-il.

À défaut d’un mano-à-mano avec Evgeny Drattsev (à Berlin en 2014) ou d’une échappée solitaire avec quatre minutes d’avance (à Hoorn en 2016), le sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a contrôlé les débats, restant toujours en tête, changeant fréquemment de cap, usant ses rivaux par une cadence effrénée. Après 20 km de course, même les Italiens Simone Ruffini (champion du monde en 2015), Alessio Occhipinti (3ème des Mondiaux 2019) et le Néerlandais Lars Bottelier (vainqueur du Marathon de l’Australie en 2020) se montraient las.

Seul Français champion d’Europe d’eau libre en 2021

«Dans le dernier tour, j’étais super bien. J’avais encore les ressources pour accélérer. J’ai senti que Mattéo Furlan (2e en 2016 et 3e en 2018 aux derniers Championnats d’Europe) et Kirill Abrosimov (champion d’Europe du 5 km et du 10 km en 2014) avaient du mal à répondre», raconte Axel, qui, grâce à un dernier 700 mètres époustouflant, touchait la plaque cinq secondes avant ses dauphins. Il était le seul Français à s’imposer sur ces Championnats d’Europe d’eau libre, réussissant là où Marc-Antoine Olivier (Dunkerque Natation, 2e sur 5 km et sur 10 km) et Océane Cassignol (Montpellier Métropole, 3e sur 5 km) avaient échoué. Une demi-heure plus tard, sa coéquipière Lara Grangeon terminait vice-championne d’Europe du 25 km à 1’01 de l’Allemande Léa Boy, offrant à l’Aas Sarcelles Natation 95 une deuxième médaille méritée sur ce Championnat continental. Julien BIGORNE    

Bio express

> Axel Reymond. 27 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau, entraîné par Magali Merino.

- Spécialiste de l’eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière).

- Sur 25 km : triple champion d’Europe = un record (2014, 2016, 2021), double champion du monde (2017, 2019), lauréat de la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), 8 fois champion de France (depuis 2012).  

- Sur 10 km : champion du monde militaire (2019), lauréat de la Coupe du monde d’Abu Dhabi (2015), 2 fois champion de France (2013, 2015).

- Sur 5 km : champion du monde militaire (2019), vice-champion d’Europe (2018), champion de France (2015).  

- Seul sportif français de la FFN (avec Virginie Dedieu) médaillé sur cinq éditions des Championnats d'Europe.

 

 

Reymond : triple champion d’Europe !

Axel Reymond (Aas Sarcelles Natation 95) est le premier compétiteur à être sacré pour la 3ème fois champion d’Europe sur 25 km (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia).

Roi incontesté du 25 km, déjà double champion du monde, Axel Reymond est devenu le premier nageur à décrocher un troisième titre européen sur sa distance de prédilection.

Hier à 14h30, Axel Reymond est sorti triomphant des eaux du Lac Lupa, au nord de Budapest. C’est en Hongrie – à 100 kilomètres du lac Balaton où il avait décroché son premier titre mondial en 2017 – que le sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) est entré dans la légende de l’eau libre. Le protégé de Magali Merino est devenu le premier nageur à décrocher un 3ème titre de champion d’Europe sur 25 km. Mieux que l’Allemand Christof Wandratsch (1er en 1991 et 1995), le Russe Aleksey Akatiyev (lauréat en 1997 et 1999) et l’Italien Valerio Cleri (vainqueur en 2008 et 2010), les références lorsque le Valdoisien fut sélectionné pour la première fois en équipe de France A en 2012.

«Un modèle d’exigence et de rigueur»

Sur cette distance de grand fond, exigeant entre 4h30 et 6h d’efforts, il est aussi le premier Français à s’octroyer une 4ème médaille continentale, dépassant Stéphane Lecat. Le directeur technique national a été l’un des premiers à saluer la performance du Sarcellois : «Axel est un modèle d’exigence et de rigueur. C’est un très grand champion ! Il a beaucoup travaillé pour revenir à son meilleur niveau après un premier confinement difficile. Ce titre, c’est la réussite du binôme qu’il forme avec son entraîneur Magali Merino. Ils sont très professionnels».

«Davantage de vitesse» 

Guy Canzano, président de l’Aass Natation 95, a également réagi quelques minutes après son sacre. «Axel s’est entraîné différemment cette saison. Il a travaillé davantage sa vitesse, ce qui s’est vu vendredi sur le 10 km où il rivalisa jusqu’au dernier kilomètre avec le vainqueur italien Paltrinieri. Sur ce 25 km, il était le favori et a très bien supporter la pression». Au départ, le pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau était surveillé du coin de l’œil par tous les concurrents. Sur 25 km, son bilan international depuis 2014 est en effet exceptionnel : deux titres mondiaux (2017, 2019), deux titres européens (2014, 2016), deux succès à la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), soit 6 victoires en 8 courses. De surcroît, le Sarcellois avait à cœur de récupérer son titre continental, cédé en 2018 au Hongrois Rasovszky.

«Désormais rompu à la combinaison néoprène»

«En Écosse, j’avais fini 4e parce qu’il s’agissait de mon premier 25 km en néoprène. Ma combinaison avait pris l’eau pendant la course et dans le final, je n’avançais plus. Cette fois, l’expérience aidant, je me sentais plus à l’aise», confie le champion. Après un premier 7 km mené par le Tchèque Matej Kozubek, Axel Reymond porta ses premières accélérations. Celle du 12e km manqua d’être décisive. «J’ai essayé plusieurs fois de partir. Mais la combinaison néoprène lisse les niveaux et je n’ai pas réussi à creuser l’écart», explique-t-il.

À défaut d’un mano-à-mano avec Evgeny Drattsev (à Berlin en 2014) ou d’une échappée solitaire avec quatre minutes d’avance (à Hoorn en 2016), le sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a contrôlé les débats, restant toujours en tête, changeant fréquemment de cap, usant ses rivaux par une cadence effrénée. Après 20 km de course, même les Italiens Simone Ruffini (champion du monde en 2015), Alessio Occhipinti (3ème des Mondiaux 2019) et le Néerlandais Lars Bottelier (vainqueur du Marathon de l’Australie en 2020) se montraient las.

Seul Français champion d’Europe d’eau libre en 2021

«Dans le dernier tour, j’étais super bien. J’avais encore les ressources pour accélérer. J’ai senti que Mattéo Furlan (2e en 2016 et 3e en 2018 aux derniers Championnats d’Europe) et Kirill Abrosimov (champion d’Europe du 5 km et du 10 km en 2014) avaient du mal à répondre», raconte Axel, qui, grâce à un dernier 700 mètres époustouflant, touchait la plaque cinq secondes avant ses dauphins. Il était le seul Français à s’imposer sur ces Championnats d’Europe d’eau libre, réussissant là où Marc-Antoine Olivier (Dunkerque Natation, 2e sur 5 km et sur 10 km) et Océane Cassignol (Montpellier Métropole, 3e sur 5 km) avaient échoué. Une demi-heure plus tard, sa coéquipière Lara Grangeon terminait vice-championne d’Europe du 25 km à 1’01 de l’Allemande Léa Boy, offrant à l’Aas Sarcelles Natation 95 une deuxième médaille méritée sur ce Championnat continental. Julien BIGORNE    

 

Bio express

> Axel Reymond. 27 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau, entraîné par Magali Merino.

- Spécialiste de l’eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière).

- Sur 25 km : triple champion d’Europe = un record (2014, 2016, 2021), double champion du monde (2017, 2019), lauréat de la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), 8 fois champion de France (depuis 2012).  

- Sur 10 km : champion du monde militaire (2019), lauréat de la Coupe du monde d’Abu Dhabi (2015), 2 fois champion de France (2013, 2015).

- Sur 5 km : champion du monde militaire (2019), vice-champion d’Europe (2018), champion de France (2015).  

- Seul sportif français de la FFN (avec Virginie Dedieu) médaillé sur cinq éditions des Championnats d'Europe.

 

 

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