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Coupe du monde : Jouisse, quel plaisir !

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 6 - CAROLINE JOUISSE le 5 septembre à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Naples

 

Première Française à remporter la célèbre Capri-Napoli, la sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 prend la tête de la Coupe du monde d’ultra-marathon en eau libre.

Le 5 septembre, Caroline Jouisse est devenue la première Française – au bout de 56 éditions – à remporter la mythique Capri-Napoli, en Italie. Cette épreuve créée en 1949 est la plus ancienne course de nage en eau libre. Elle a attribué des titres de champion du monde jusqu’en 1992, est l’une des trois manches du Grand Prix Fina / Coupe du monde d’ultra-marathon cette année et reste la référence ultime de la nage en lac, mer et rivière. La sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) a réussi à parcourir les 36 km entre Marina Grande sur l’île de Capri et Circolo Canottieri à Naples en 6 h 49. Elle a relégué Lisa Pou (championne de France du 25 km) à 3 minutes, l’Italienne Rebecca Talanti à 19’35 et l’Argentine Pilar Geijo (recordwoman du Grand Prix Fina) à 32’12 !

Devant Lisa Pou

«Si l’eau était à 25° C, les conditions ont été mouvementées, avec beaucoup de vagues et de houles. Le ciel était sombre, brumeux et il y a eu un orage vers le Mont Vésuve », raconte la meneuse de la Coupe du monde d’ultra 2021, classée 2e du 32 km d’Ohrid fin août. « Ici, il n’y avait pas de bouées, sauf dans le chenal d’arrivée. Il fallait veiller à garder les bonnes trajectoires durant la traversée de la mer tyrrhénienne. Ma stratégie était de suivre le plus longtemps possible les garçons. J’y suis parvenue durant 4 h 15. Seule Lisa Pou a fait mieux». Mais la Sarcelloise s’accroche. À 6 km de l’arrivée, son ravitailleur (Julien Arot), qui la suit en bateau, lui indique qu’elle vient de doubler sa rivale.

Série de podiums

La Valdoisienne, connue pour ses médailles de bronze sur le 25 km de l’Euro 2016 et le 10 km des Mondiaux militaires 2019, s’envole vers le plus beau succès individuel de sa carrière. Depuis qu’elle s’entraîne au CAF de Sarcelles-Fontainebleau sous les conseils de Magali Merino, Caroline Jouisse cumule alors 7 podiums d’affilée. Parmi eux, 3 en Coupe du monde alors qu’elle n’en comptait qu’un seul jusque-là en 9 ans de carrière. Elle semble avoir trouvé la formule gagnante à l’entraînement. «Un kilométrage plus élevé sur mes 10 séances hebdomadaires, une utilisation accrue du pull-buoy à l’échauffement et des séries en nage complète avant celles avec matériel», résume la Sarcelloise, qui participera prochainement aux Coupes d’Europe de Barcelone et de Piombino. «Caroline, c’est un très fort potentiel arrivé à maturité. Avant son exploit sur la Capri-Napoli, elle avait aussi devancé Pilar Geijo (4 fois lauréate du Grand Prix FINA) sur le 25 km d’Ohrid et relégué Lisa Pou (championne de France en titre) à plus de 7 minutes sur le 10 km de Quiberon», conclut Guy Canzano, président de l’AASS Natation 95. Julien BIGORNE

 

Son été

13 podiums en 13 courses (dont 3 en Coupes du monde). 11 victoires. Leader de la Coupe du monde d’ultra-marathon. 1 sélection en équipe de France A’.

Résultats : 1re de la Coupe du monde de Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 1re du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir (10 km) le 3 juillet ; 1re du Grand Prix des Lisières de l’Oise à Choisy-au-Bac (5 km et 10 km) les 14 et 15 juillet ; 1re du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 1re de la Traversée du Lac des Vieilles Forges aux Mazures (5 km) le 25 juillet ; 1re de la Traversée du Lac d’Annecy (2,4 km) le 15 août ; 1re à Veretz (10 km) le 11 septembre ; 1re du Rad’Eau libre de Cherbourg (5 km) le 12 septembre ; 1re à Bouchain (10 km) le 18 septembre ; 2e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 3e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Jets 6/10 - Jouisse, quel plaisir !

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 6 - CAROLINE JOUISSE le 5 septembre à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Naples

 

Première Française à remporter la célèbre Capri-Napoli, la sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 prend la tête de la Coupe du monde d’ultra-marathon en eau libre.

Le 5 septembre, Caroline Jouisse est devenue la première Française – au bout de 56 éditions – à remporter la mythique Capri-Napoli, en Italie. Cette épreuve créée en 1949 est la plus ancienne course de nage en eau libre. Elle a attribué des titres de champion du monde jusqu’en 1992, est l’une des trois manches du Grand Prix Fina / Coupe du monde d’ultra-marathon cette année et reste la référence ultime de la nage en lac, mer et rivière. La sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) a réussi à parcourir les 36 km entre Marina Grande sur l’île de Capri et Circolo Canottieri à Naples en 6 h 49. Elle a relégué Lisa Pou (championne de France du 25 km) à 3 minutes, l’Italienne Rebecca Talanti à 19’35 et l’Argentine Pilar Geijo (recordwoman du Grand Prix Fina) à 32’12 !

Devant Lisa Pou

«Si l’eau était à 25° C, les conditions ont été mouvementées, avec beaucoup de vagues et de houles. Le ciel était sombre, brumeux et il y a eu un orage vers le Mont Vésuve », raconte la meneuse de la Coupe du monde d’ultra 2021, classée 2e du 32 km d’Ohrid fin août. « Ici, il n’y avait pas de bouées, sauf dans le chenal d’arrivée. Il fallait veiller à garder les bonnes trajectoires durant la traversée de la mer tyrrhénienne. Ma stratégie était de suivre le plus longtemps possible les garçons. J’y suis parvenue durant 4 h 15. Seule Lisa Pou a fait mieux». Mais la Sarcelloise s’accroche. À 6 km de l’arrivée, son ravitailleur (Julien Arot), qui la suit en bateau, lui indique qu’elle vient de doubler sa rivale.

Série de podiums

La Valdoisienne, connue pour ses médailles de bronze sur le 25 km de l’Euro 2016 et le 10 km des Mondiaux militaires 2019, s’envole vers le plus beau succès individuel de sa carrière. Depuis qu’elle s’entraîne au CAF de Sarcelles-Fontainebleau sous les conseils de Magali Merino, Caroline Jouisse cumule alors 7 podiums d’affilée. Parmi eux, 3 en Coupe du monde alors qu’elle n’en comptait qu’un seul jusque-là en 9 ans de carrière. Elle semble avoir trouvé la formule gagnante à l’entraînement. «Un kilométrage plus élevé sur mes 10 séances hebdomadaires, une utilisation accrue du pull-buoy à l’échauffement et des séries en nage complète avant celles avec matériel», résume la Sarcelloise, qui participera prochainement aux Coupes d’Europe de Barcelone et de Piombino. «Caroline, c’est un très fort potentiel arrivé à maturité. Avant son exploit sur la Capri-Napoli, elle avait aussi devancé Pilar Geijo (4 fois lauréate du Grand Prix FINA) sur le 25 km d’Ohrid et relégué Lisa Pou (championne de France en titre) à plus de 7 minutes sur le 10 km de Quiberon», conclut Guy Canzano, président de l’AASS Natation 95. Julien BIGORNE

 

Son été

13 podiums en 13 courses (dont 3 en Coupes du monde). 11 victoires. Leader de la Coupe du monde d’ultra-marathon. 1 sélection en équipe de France A’.

Résultats : 1re de la Coupe du monde de Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 1re du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir (10 km) le 3 juillet ; 1re du Grand Prix des Lisières de l’Oise à Choisy-au-Bac (5 km et 10 km) les 14 et 15 juillet ; 1re du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 1re de la Traversée du Lac des Vieilles Forges aux Mazures (5 km) le 25 juillet ; 1re de la Traversée du Lac d’Annecy (2,4 km) le 15 août ; 1re à Veretz (10 km) le 11 septembre ; 1re du Rad’Eau libre de Cherbourg (5 km) le 12 septembre ; 1re à Bouchain (10 km) le 18 septembre ; 2e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 3e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Jets 5/10 - Magne prend du galon

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 5 - MATTHIEU MAGNE le 28 août à la Coupe du monde de 10 km d'Ohrid

 

Le 26 septembre, Matthieu Magne retrouvera le site de Jablines (Seine-et-Marne), le site où il a découvert la natation en eau libre et s’est pris de passion pour cette discipline pratiquée en lac, mer et rivière. En l’espace de huit ans, le protégé de Magali Merino a connu une ascension vertigineuse. En septembre dernier, le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 avait conquis trois podiums nationaux dans sa catégorie. Cette année, il a fait encore mieux : champion de France junior 3 et vice-champion de France toutes catégories sur 25 km (derrière Axel Reymond) et 2e junior 3 sur 5 km. Et le meilleur était encore à venir cet été.

Sélection en équipe de France A’

«J’ai débuté par une sélection en équipe de France A’ sur le 10 km de Quiberon. C’était une course de haut niveau, où j’ai beaucoup appris. Sur le 5e des 6 tours, Axel (Reymond) et Marcel (Schouten) se sont échappés sur la gauche. Je les ai suivi un temps mais leur cadence est devenue trop élevée et j’ai été repris par Alexandre (Verplaetse) et Logan (Fontaine). Dans le dernier tour, j’ai réussi à me faire oublier et à les distancer dans la dernière ligne droite pour sceller un triplé des Jets de Sarcelles». Le temps de souffler durant deux semaines et s’entraîner dans le bassin de 25 m de Moret-sur-Loing et le voilà en Macédoine du Nord, pour participer à sa première compétition internationale.

Deux tops 10 en Coupe du monde

«Le 25 km d’Ohrid était une traversée. Ça change tout, car il n’y a pas de ravitaillement sur un ponton. Nous étions suivis en bateau par une personne qui nous ravitaillait en nous tendant au bout d’une perche boissons énergisantes et topettes (des pochettes carrées de 25 grammes contenant un gel énergétique). Mon père (Cyril Magne) a tenu ce rôle et me ravitaillait tous les quarts d’heure. Il m’indiquait sur une ardoise le chiffre ‘‘5’’ et ça signifiait qu’il fallait ravitailler dans 5 minutes». Durant 20 km, Matthieu Magne a suivi le groupe de tête emmené par Marc-Antoine Olivier puis par Axel Reymond. «Tout allait bien jusqu’au moment où j’ai eu envie de faire pipi. C’est un problème que je dois régler car je n’arrive pas à faire en nageant. J’ai dû m’arrêter, ce qui m’a fait perdre du temps et je n’ai pas réussi à revenir», raconte le Sarcellois, 9e à 9 minutes d’un Axel Reymond victorieux.

«Une semaine plus tard, le 28 août sur le 10 km, j’ai réalisé une très bonne course et décroché un nouveau top 10 (9e). Je distance le Brésilien Allan Do Carmo (vice-champion du monde du relais en 2015 et 14e sur 10 km aux JO 2008) avant de finir à la touche avec Marcel (Schouten) qui me bat de deux dixièmes de secondes. Cette performance pourrait m’ouvrir les portes d’une sélection à la Coupe du monde d’Abu Dhabi ou de Doha», savoure Matthieu, qui a encore l’occasion de repousser ses limites, le 5 septembre, sur la Capri-Napoli.

Capri-Napoli au mental  

Cette course italienne de 36 km est LA référence de l’eau libre. «C’était ma troisième course en mer. Ce fut réellement compliqué. J’ai suivi le groupe de tête durant 3h30. Là, les Italiens ont attaqué et le peloton s’est scindé en deux. Axel et Marcel se sont retrouvés distancés et ont commencé à chasser. J’ai tenté de les suivre avant d’exploser au bout de 5 minutes. Je me suis retrouvé seul, dans des vagues qui montaient de plus en plus haut en raison d’orages sur la côte. Il restait encore 15 kilomètres. J’ai dû me battre pour finir l’épreuve à la 11e place après 7 h d’efforts. Ça a été la course la plus dure de ma vie». Un effort loin d’être vain puisque Matthieu est 7e du classement général provisoire de la Coupe du monde d’ultra. Il se battra à coup sûr pour garder sa place dans le top 8, récompensé au terme de la dernière manche le 21 novembre à Rosario (Argentine). Entre-temps, un autre défi l’attend : deux 10 km les 25 et 26 septembre à la Coupe d’Europe de Barcelone et à la finale de la Coupe de France à Jablines. Julien BIGORNE

Son été

5 podiums, 1 sélection en équipe de France A’, 3 participations à des Coupes du monde. 

Résultats : 2e du Défi Monte-Cristo (2 km et 2,5 km) les 9 et 10 juillet ; 3e du Défi Monte-Cristo (3,5 et 5 km) les 9 et 11 juillet ; 3e du Défi de Quiberon (10 km) le 18 juillet ; 4e du Défi de Quiberon (3 km) le 17 juillet ; 9e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 10e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août ; 11e de la Coupe du monde de Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre.

 

France d’Eau libre : le record des Jets

Quatre médailles en quatre jours pour Axel Reymond ! Après l'argent sur 10 km, le bronze sur 5 km et relais, le sociétaire de l'AAS Sarcelles Natation 95 a conquis sur l'or sur 25 km aux Championnats de France d'eau libre. Son 9e titre national depuis 2012 dans cette spécialité (photo : Julien BIGORNE / www.sportspassion95.fr

Pour la quatrième année consécutive, l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (AASS Natation 95) a été sacrée meilleur club de France en eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière). Déjà assuré de l’emporter au Classement National des Clubs (établi aux points, par le cumul des performances des nageurs), il restait au club présidé par Guy Canzano à confirmer sa supériorité au tableau des médailles des Championnats de France. Devancé avant l’ultime journée par Lille (4 titres, 1 médaille d’argent et 1 de bronze), Laon (4 titres) et Toulouse (3 titres), il a fini par devancer ses rivaux grâce à l’épreuve du 25 km.

9e titre national pour Reymond sur 25 km

Dans cette spécialité et au bout de 5h09’52 d’efforts, Axel Reymond a décroché son 9e titre de champion de France depuis 2012, devançant de 7 secondes le Néerlandais Marcel Schouten. L’AASS Natation 95 s’est assuré un triplé au classement français grâce à Matthieu Magne (2e) et Alexandre Verplaetse (3e). En tête au scratch à l’entame du dernier tour, Matthieu a même décroché un titre de champion de France junior 3 mérité, avec 18 minutes d’avance sur Gaspard Tramier, son coéquipier qui l’avait devancé hier sur le 5 km.

Magne et Falla, champions de France juniors

Même joie pour Lucas Falla, auréolé de son premier titre national (1er junior 2), en reléguant à plus de 20 minutes le Montpelliérain Noam Franchi et à 35 minutes le Belge Florian Maubert et son coéquipier Mohamed-Zaky Bekar, 3e de cette catégorie. Enfin, chez les féminines, Alissia Montebrun (1re junior 2) et Claire Six (3e junior 3) ont parfaitement tenu leur rang, dans une course survolée logiquement par Lisa Pou.

19 médailles, un record !

Leurs prestations ont permis aux Jets de l’AAS Sarcelles Natation 95 de battre le record de podiums aux Championnats de France d’eau libre (19, contre 16 précédemment). Le bilan du club valdoisien est digne d’éloges : 6 médailles d’or, 7 d’argent et 6 de bronze. Parmi ses 13 engagés en individuel, 12 ont été médaillés ! (NDLR : le 13e, Malek Louissi, se préparant à la course de qualification olympique dans quelques jours à Setubal). Deux de ses quatre relais ont fini dans le top 5. Axel Reymond a été le seul médaillé sur les quatre épreuves (5 km, 10 km, 25 km et relais). Enfin, trois nageurs (Eliott Garoux en J1 ; Léo Ouabdesselam et Clément Kukla en J3) ont décroché leur billet pour les Championnats d’Europe juniors, prévus du 23 au 25 juillet à Choisy-le-Roi. Exceptionnel ! Julien BIGORNE  

Résultats du 25 km

Son Paris est magique

L’Aas Sarcelles Natation 95 a survolé l’Edf Aqua Challenge de Paris. De g. à dr. : Reymond, Montebrun, Magne, Minguet, Falla, Tramier, Louissi, Garoux, Verplaetse et Six.

 

À deux semaines des Championnats de France qui pourraient le sacrer pour la 3e fois meilleur club de l’Hexagone en eau libre, l’Aas Sarcelles 95 a survolé l’Edf Aqua Challenge de Paris.

Depuis plusieurs années, le Bassin de la Villette, dans le 19e arrondissement de la capitale, lui apporte des satisfactions. Mais cette année restera bel et bien exceptionnelle. Les 5 et 6 septembre, l’Aas Sarcelles Natation 95 a en effet survolé l’Edf Aqua Challenge de Paris. Quinze podiums, sept victoires, des révélations, des confirmations. Que du bon. L’épreuve réunissait toute la concurrence qu’elle retrouvera du 25 au 28 septembre aux Championnats de France à Jablines (Seine-et-Marne), pour décrocher son troisième titre de meilleur club français en eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière).

Bien sûr, ses têtes d’affiche ont brillé. Double champion du monde du 25 km, Axel Reymond a remporté le 5 km (au scratch et chez les plus de 25 ans) et fait douter Marc-Antoine Olivier sur une distance (le 2,5 km) qui est censé avantager son rival. Qualifié aux prochains Jo sur 10 km, Lara Grangeon a terminé 2e maître 1 sur le 2,5 km, restant jusqu’au bout au contact d’Océane Cassignol et d’Aurélie Muller. Mais le plus rassurant pour le club sarcellois se situe sans doute dans sa relève, réunie au Caf de Sarcelles-Fontainebleau.

15 podiums et 7 victoires

Voir Claire Six remporter le 5 km devant Lisa Pou (médaillé de bronze en relais mixte à l’Euro 2018) est d’excellent augure. Comme le triplé réussi par le club sur le 5 km masculin. Alexandre Verplaetse (2e au scratch à 3 secondes d’Axel Reymond et vainqueur junior-senior) a franchi un cap. « Je n’étais pas super bien dans l’eau, à la suite d’une dure semaine d’entraînement et du port d’une combinaison néoprène. Mais j’ai réussi à tenir un gros rythme. Et ça, c’est le résultat d’un stage en altitude à Font-Romeu, lors duquel j’ai parcouru 360 kilomètres en trois semaines à des intensités souvent élevés », explique le lauréat de la Coupe de France 2019. Matthieu Magne (3e au général et lauréat jeune) s’est remis d’une douleur à l’épaule. « J’ai même mené durant 4 km », savoure le nageur de 17 ans, en quête de podiums nationaux sur 10 km et 25 km dans sa catégorie. Chez les les jeunes (14-17 ans), le 2,5 km a aussi été une réussite grâce à Alissia Montebrun (2e), Eliott Garoux (4e), Gaspard Tramier (5e), Lucas Falla (6e), Prisca Falla et Élie Minguet (7e). Julien BIGORNE    

 

Les 5 et 6 septembre 2020 au bassin de la Villette, à Paris 19e.

L'heure de vérité pour Axel Reymond

Axel Reymond doit finir dans le Top 10 de la Coupe du monde de 10 km d'Abu Dhabi pour décrocher sa pré-qualification pour les Championnats du monde d'eau libre 2019 (photo : Julien Bigorne / www.sportspassion95.fr)

 

OBJECTIF : MONDIAUX DE GWANGJU

Vendredi 9 novembre à 5h (heure française), Axel Reymond dispute le 10 km de la Coupe du monde d'Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis. Le sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass), spécialiste du 25 km, doit finir dans le top 10 pour décrocher sa pré-qualification pour les Championnats du monde de Gwangju (du 13 au 19 juillet 2019 en Corée du Sud). Des critères que le protégé de Magali Merino avait rempli en 2015 (1er) et 2016 (5e). En cas de réussite, il réaliserait déjà une première étape vers la qualification aux Jeux olympiques de Tokyo 2020. Dans 8 mois, les Mondiaux donneront en effet la possibilité aux nageurs classés dans le top 10 du 10 km de valider directement leur billet pour les Jo. Une perspective motivante. Avant la compétition, le champion du monde en titre du 25 km s’est confié à Florian Lucas, chargé de mission du département Eau libre de la Fédération Française de Natation.

«UNE REPRISE DE SAISON EXCELLENTE»

«Je suis assez détendu. Physiquement, je me sens vraiment pas mal. J’ai effectué l’une des meilleures reprises de saison de ma carrière. Après les championnats d’Europe de Glasgow, en août, pendant mes vacances, j’ai coupé les entraînements mais je suis resté très actif, j’ai fait différentes activités sportives hors des bassins. L’idée était de m’entretenir au mieux, afin d’être prêt pour bien reprendre le plus tôt possible. Avec cette étape de coupe du monde décisive pour la qualification olympique programmée dès le début du mois de novembre, c’était je pense la bonne stratégie. En octobre, nous avons passé trois semaines de stage à Belek (Turquie), en petit comité, avec ma coach Magali Merino et Lisa Pou comme partenaire d’entraînement. Les conditions étaient excellentes : nager en extérieur, sous le soleil, en toute tranquillité, des séances de 8 à 9 kilomètres».

«PAS DE PRESSION, SAVOIR S’ADAPTER»

«Je suis détaché des enjeux de la course d’Abu-Dhabi. En fait, j’ai surtout la rage de ne pas m’être qualifié pour les JO précédents. C’est cette rage qui me porte et me donne une très grande motivation pour réussir. J’aborde cette compétition comme les manches de coupe du monde précédentes, en visant le meilleur classement. Pendant la course, il faudra s’adapter à ses propres sensations, à ses capacités du moment et aux réactions des adversaires. Si je porte une attaque, je ne produirai pas le même effort selon qui sera dans ma vague. Il faudra être stratège. L’important sera de bien passer les ravitos et de se positionner dans les 5 premières places dans les deux derniers tours de la course». (Julien Bigorne / www.sportspassion95.fr)

 

Détails:

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  • Lieu: Abu Dhabi, Emirats Arabes Unis

 

Lara Grangeon conserve son titre sur 5 km

Le podium national féminin du 5 km indoor : Eva Bonnet (Belgique, 2e de la course en 57’51), Lisa Pou (Monaco, 2e en 58’41), Lara Grangeon (Cn Calédoniens, 1re en 57’31) et Océane Cassignol (Montpellier, 3e en 59’14). (Photo : Aas Sarcelles Natation)

 

Lara Grangeon (CN Caledoniens) conserve son titre acquis l'an dernier en 57.31.18, au terme d'une course au duel avec sa partenaire d'entraînement belge Eva Bonnet (Denain Nat. Porte du Hainaut). Lisa Pou (AS Monaco Natation) très régulière termine 2e Française (58.41.04), Océane Cassignol (Montpellier Metropole Natation) 3e en 59.14.30.

>>> Les photos de l'épreuve

>>> Les résultats complets

>>> Retour sur le titre de Lara Grangeon en 2017

 

Détails:

  • -
  • Lieu: Centre Sportif Nelson Mandela, 95200 Sarcelles

 

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