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Jablines 2022 : Le doublé de Jouisse

Caroline Jouisse a remporté les épreuves de 5 km et de 10 km de la finale de la Coupe de France d'eau libre à Jablines (photo : Julien Bigorne)

 

Au terme de son week-end seine-et-marnais, Caroline Jouisse repart avec deux victoires. La sociétaire des JETS de Sarcelles a en effet remporté les 5 et 10 km de Jablines, en devançant Lisa Pou (membre de l’équipe de France, championne de France du 25 km en 2020 et 2021), Léan Cabon (7e des Mondiaux juniors 2021, longtemps en tête du 5 km), Lara Grangeon-De Villele (3 fois qualifié aux Jeux Olympiques) et Morgane Dornic (récente lauréate du 32 km du lac Saint-Jean, qui achevait là sa belle carrière). À chaque fois dans le même ordre.

Victorieuse du 5 et du 10 km

« La température de l’eau à 19,3 °C nous a fait concourir en combi néoprène. Mais les conditions étaient bonnes. Contrairement à ma course précédente en Italie… », explique Caroline. « Sur le 5 km, je suis restée planquée en 3e ou 4e position jusqu’à la deuxième bouée du dernier tour. Là, j’ai accéléré, dépassé Léan Cabon (en tête) et créé un écart avec Lisa Pou. Dans le chenal, j’ai senti qu’elle revenait sur ma gauche. Mais j’ai sorti un peu plus les jambes ce qui m’a permis de l’emporter ». Sur le 10 km, c’est Lisa Pou qui tenta de durcir le rythme avant que Caroline ne s’envole dans le dernier tour et ne s’impose avec 17 secondes d’avance.

Victoire sur la Capri-Napoli

« C’est ma troisième victoire de suite car le 4 septembre, j’avais aussi remporté pour la seconde fois la Capri-Napoli », précise-t-elle. Sur cette épreuve italienne prestigieuse, elle avait cru revivre le même scénario qu’aux 25 km des Championnats d’Europe. « Comme à Ostia, la course n’a pas été à son terme…Mais cette fois, elle a été arrêtée dans les règles et un classement a pu être établi. L’épreuve comptait 36 km. Mais après 4 heures de course, on en était qu’à 18 km ! Les vagues étaient énormes et l’orage devenait dangereux. On voyait les éclairs. Là, pour notre sécurité, l’arrêt était justifié ». La Sarcelloise ignorait alors si elle était première. Mais c’était bien le cas ; elle a devancé d’1’30 l’Argentine Romina Imwinkelried. Prochainement, elle orientera sa saison sur le 5 et le 10 km, en raison de la suppression du Grand FINA et du 25 km aux Mondiaux de Fukuoka (Japon). Sa prochaine grande échéance sera la Coupe du monde d’Eilat, mi-novembre. Julien BIGORNE    

 

Classement général féminin des Championnats de France de 5 km

1. Caroline Jouisse (JETS de Sarcelles) 58’06 ; 2. Lisa Pou (Monaco) 58’07 ; 3. Léan Cabon (Cn Brest) 58’19 ; 4. Lara Grangeon-De Villele (JETS de Sarcelles) 59’13 ; 5. Morgane Dornic (Cn Brest) 59’42 ; 6. Apolline Gallant (Versailles) 1h00’24 ; 7. Cassandre Huguet (Lille) 1h01’23 ; 8. Marie Boulant (Pontivy) 1h01’56 ; 9. Inès Delacroix (Vikings de Rouen) 1h01’56 ; 10. Lili Paillisse (Hyères) 1h02’20. – 90 classées.

Classement scratch féminin du 10 km de Jablines

1. Caroline Jouisse (JETS de Sarcelles) 2h03’57 ; 2. Lisa Pou (Monaco) 2h04’14 ; 3. Léan Cabon (Cn Brest) 2h05’32 ; 4. Lara Grangeon-De Villele (JETS de Sarcelles) 2h05’59 ; 5. Morgane Dornic (Cn Brest) 2h08’04 ; 6. Inès Delacroix (Cn Brest) 2h11’24 ; 7. Inès Vitrac Garcia (Saint-Germain-en-Laye) 2h14’05 ; 8. Alizée Marbrais (Metz) 2h15’38 ; 9. Kelly McIntosh (Grande-Bretagne) 2h17’04 ; 10. Marie Boulant (Pontivy) 2h19’22. – 37 classées.

 

 

 

Jablines 2022 : Reymond en patron

Axel Reymond (JETS de Sarcelles) a remporté le 10 km de la finale de la Coupe de France d'eau libre à Jablines (photo : Julien Bigorne)

 

Cette fois, c’est la bonne ! Le 25 septembre, Axel Reymond a remporté le 10 km de la finale de la Coupe de France de Jablines et du même coup le combiné 5 km et 10 km de cette compétition. Le sociétaire des JETS de Sarcelles pouvait savourer ces succès après avoir connu son lot de malchance et de déception. Le 20 août dernier à Ostia (Italie), le protégé de Magali Merino avait en effet été privé (très probablement) d’un troisième titre continental sur 25 km. La course avait été annulée après un arrêt dans la plus grande confusion au bout de 18 km de course. Fin août, il était rentré malade de son séjour aux États-Unis et contraint de reprendre l’entraînement avec une semaine de retard. Le 22 septembre, le double champion du monde du 25 km avait appris que la FINA avait décidé de retirer son épreuve fétiche du programme des prochains Mondiaux en eau libre de Fukuoka (en août 2023 au Japon). Enfin, la veille, son coéquipier Clément Kukla, renaissant, l’avait privé pour une seconde de son premier titre national depuis 7 ans sur 5 km. Ça commençait à faire beaucoup !

Lot de malchance et de déception

« Sur le 5 km, je savais qu’il fallait que je tente de partir tôt car j’avais peu de réserves et peu d’entraînement. J’ai étiré le peloton et accéléré progressivement dans le dernier tour. Mais je n’ai pas réussi mon sprint comme je le voulais », confie Axel. Néanmoins, en champion qu’il est, le JETS a relevé la tête sur le 10 km et s’est imposé en patron. C’est lui qui a dicté l’allure du début à la fin. À mi-course, c’est son attaque qui a fait exploser la file indienne. Seuls ses coéquipiers Marcel Schouten (4e des Mondiaux 2022 de 25 km), Matthieu Magne et Alexandre Verplaetse (tous deux à la lutte pour la victoire au général de la Coupe de France) ainsi que le Monégasque Gaël Khalil (récent 14e aux Mondiaux juniors de 10 km, sous les couleurs du Liban) sont alors parvenus à le suivre. Mais dans le sixième et dernier tour, seul Marcel a été en mesure de lui contester la victoire, avant de craquer après le passage de la dernière bouée.

Net succès sur le 10 km

Après cette belle victoire, le Sarcellois participera aux festivités des 150 ans de Manaus aux côtés de la championne olympique Ana Marcela Cunha. « Axel est inscrit sur le 30 km le 15 octobre puis au 3 km par équipe avec Lisa Pou le 16 octobre », précise son entraîneur Magali Merino. Ensuite, il sera temps de prévoir un nouveau cycle d’entraînement. Axel ambitionne en effet de se qualifier sur la distance du 10 km aux JO de Paris mais espère aussi avoir la chance de décrocher un troisième titre mondial sur 25 km en 2023. « La décision de supprimer le 25 km du programme des prochains Mondiaux n’est pas définitive », espère-t-il. « La haute délégation de la FINA a pris cette décision sans consulter les différents intervenants. Elle la justifie en arguant du faible nombre de participants sur le 25 km aux derniers Mondiaux alors qu’il y en avait plus par exemple que sur 1 500 m (53 contre 46). Et en tant que représentante des athlètes à la FINA, Ana Marcela Cunha n’a même pas été consultée. En tant que sportifs et premiers concernés, nous avons notre mot à dire !», conclut Axel Reymond. Julien BIGORNE           

 

Classement scratch masculin du 10 km de Jablines

1. Axel Reymond (JETS de Sarcelles) 1h53’37 ; 2. Marcel Schouten (JETS de Sarcelles / Pays-Bas) 1h53’42 ; 3. Alexandre Verplaetse (JETS de Sarcelles) 1h54’25 ; 4. Matthieu Magne (JETS de Sarcelles) 1h54’36 ; 5. Gaël Khalil (As Monaco / Liban) 1h54’59 ; 6. Valentin Duteil (JETS de Sarcelles) 1h57’12 ; 7. Gaspard Tramier (JETS de Sarcelles) 1h58’55 ; 8. Théo Druenne (As Monaco / Monaco) 1h59’30 ; 9. Ethan Parker (JETS de Sarcelles) 1h59’32 ; 10. Christophe Maleau (JETS de Sarcelles) 1h59’50. – 54 classés.

 

 

Jablines 2022 : Maleau marche sur l'eau

Christophe Maleau (JETS de Sarcelles) est  champion de France junior 1 du 5 km en eau libre (photo : Julien Bigorne)

 

Le 24 septembre à Jablines (Seine-et-Marne), Christophe Maleau a conquis son premier titre national. Et ce ne sera probablement pas le dernier pour le sociétaire des JETS de Sarcelles ! Le protégé de Magali Merino a remporté chez les juniors 1 (14-15 ans) le Championnat de France de 5 km (l’épreuve reportée suite à la tempête survenue au Canet le 19 juin dernier) avec 16 secondes d’avance sur Yann Lecoquierre et 1’31 sur son coéquipier Ethan Parker. « C’est mon 2e podium national après ma 3e place sur le 5 km indoor en 2021. Après seulement trois semaines d’entraînement, je suis parvenu à suivre pendant près de deux tours le groupe de tête mené par les seniors. Cette performance me donne confiance en vue de la Coupe de la Confédération de la Méditerranée (COMEN), du 6 au 9 octobre à Belgrade (Serbie). Ce sera ma première sélection en équipe de France », explique le jeune nageur qui se révéla par trois défis solidaires en faveur de la Ligue contre le cancer.

Titre national sur 5 km

« Lorsque ma mère m’a appris qu’elle avait un cancer du sein, j’avais 9 ans et j’ai tout de suite pensé réaliser un défi en natation pour lui montrer qu’il fallait se battre. J’ai parcouru 6,5 km à 9 ans entre l’Anse Mitan et La Française, puis 26 km à 10 ans entre Le Diamant et Schœlcher et 40 km à 12 ans entre Sainte Lucie et La Martinique ». Depuis, le nageur originaire de Longvilliers (Martinique) a ajouté la vitesse à son incroyable endurance. « J’ai effectué un stage de 100 km à Font-Romeu et désormais je nage entre 11 et 12 km par jour à différents rythmes ». Cet hiver, il espère améliorer son record sur 1 500 m (16’43’’92, en grand bassin) et participer aux Nationaux juniors et N2. « Les N1, ce serait le rêve. Mais je dois me rapprocher des 16’00 », ajoute-t-il. Julien BIGORNE

 

Classement des juniors 1 aux Championnats de France de 5 km

1. Christophe Maleau (JETS de Sarcelles) 57’00 ; 2. Yann Lecoquierre (Dauphins Romanais Péageois) 57’16 ; 3. Ethan Parker (JETS de Sarcelles) 58’31 ; 4. Axel Sence (Lille Métropole) 1h00’23 ; 5. Killian Thomas (Auray Natation) 1h00’24 ; 6. Oscar Chirnside (Grande-Bretagne) 1h00’37 ; 7. Maxence Valo (Auray Natation) 1h01’49 ; 8. Christophe Prou (Canards Rochelais) 1h01’49 ; 9. Amaury Condette (Massy) 1h01’57 ; 10. Jules Renard (Gravelines) 1h02’09. – 30 classés.

 

 

Jablines 2022 : le come-back de Kukla

Ici aux côtés de ses coéquipiers Matthieu Magne (vainqueur de la Coupe de France, à gauche) et Axel Reymond (lauréat du 10 km de la finale de la Coupe de France), Clément Kukla a décroché le titre de champion de France du 5 km, à Jablines (photo : Julien Bigorne)

 

Ce 24 septembre 2022, sur le bassin de Jablines (Seine-et-Marne), Clément Kukla a mis fin à un chapitre douloureux et à une période de doutes en décrochant le titre de champion de France du 5 km. Depuis le mois de décembre, le sociétaire des JETS de Sarcelles traînait une mononucléose qui a « flingué » sa saison et lui causa une extrême fatigue à chaque effort. « Au début de l’été, j’ai suivi le conseil de Philippe Lucas (mon entraîneur) en coupant durant deux mois. Durant cette période, je n’ai participé qu’au 10 km de Troyes (4e, sans entraînement). Je n’ai repris l’entraînement que le 29 août. Durant trois semaines en bassin de 25 mètres et la semaine dernière deux fois par jour en bassin de 50 m. Je suis arrivé ici fatigué mais avec la satisfaction d’avoir bien envoyé (sic) durant toute la semaine », explique le nageur de 20 ans, qui avait décroché deux victoires sur la COMEN 2018 et une 5e place sur le 10 km de l’Euro junior 2021.

Victime d’une mononucléose

« D’emblée, j’ai retrouvé le ‘‘Clément’’ que je connaissais. Un ‘‘Clément’’ acteur de sa course », savoure Guy Canzano, le président des JETS de Sarcelles. « La course s’est déroulée comme je l’imaginais. J’ai pu dépasser mes barrières physiques et appliquer ce que je voulais », confirme l’intéressé. Durant les deux premiers tours, le protégé de Philippe Lucas a suivi le rythme d’Axel Reymond, sans relever la tête. Puis, à l’entame du dernier tour, changement de ton. « J’étais quatrième quand j’ai décidé de prendre un autre cap que les leaders. C’était le bon et je suis revenu devant. Après, ça a été 800 mètres côte à côte avec Axel. Dans les 700 derniers mètres, j’ai durci le train et j’ai fait la cassure », raconte-t-il.

Champion de France du 5 km

Dans le chenal, Axel Reymond a eu beau réduire l’écart, Clément a conservé 1’’5 d’avance pour être vainqueur. « Ça m’a permis de montrer à moi-même et à tout le monde que la saison dernière, j’étais vraiment K-o et pas à ma place. Là, quand j’accélérais, ça déroulait. J’ai le sentiment de revenir à mon meilleur niveau ». Prochainement, Clément Kukla participera au meeting de Villefranche-sur-Saône (du 14 au 16 octobre) et aux Championnats de France en petit bassin (du 3 au 6 novembre à Chartres). Julien BIGORNE

 

Classement scratch masculin aux Championnats de France de 5 km

1. Clément Kukla (JETS de Sarcelles) 53’55 ; 2. Axel Reymond (JETS de Sarcelles) 53’56 ; 3. Marcel Schouten (JETS de Sarcelles) 54’00 ; 4. Jean-Baptiste Clusman (Lille Métropole) 54’05 ; 5. Matthieu Magne (JETS de Sarcelles) 54’06 ; 6. Gaël Khalil (As Monaco / Liban) 54’57 ; 7. Théo Druenne (As Monaco / Monaco) 54’59 ; 8. Émile Mesmacque (Lille Métropole) 55’03 ; 9. Alexandre Verplaetse (JETS de Sarcelles) 55’07 ; 10. Alexis Vandevelde (SN Versailles) 55’12. – 108 classés / 116 partants.

 

 

 

Catteau près du Graal

Madelon Catteau (JETS de Sarcelles) a terminé 5e des Championnats du monde juniors de 10 km aux Seychelles.

 

Le 17 septembre, dans la baie de Beau Vallon, au nord de l’île de Mahé (Seychelles), Madelon Catteau a bien failli être la première nageuse Française sacrée championne du monde junior en eau libre. Sur le 10 km des juniors 3 (18-19 ans), la sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 était en seconde position derrière l’Américaine Summer Smith après plus d’1h30 de course avant d’aborder le dernier tour dans un groupe de tête de huit nageuses. Malheureusement, dans le final, la protégée de Philippe Lucas et de Bertrand Bompieyre n’a pas pu suivre l’attaque de la Hongroise Bettina Fabian et de l’Espagnole Candela Sanchez Lora, deux rivales qu’elle avait reléguées à plus de cinq minutes lors de son titre européen junior, en juin dernier à Setubal. La Sarcelloise a terminé 5e à 20 secondes du titre et à 14 secondes du podium.

« Une course subie »

« J’ai été très déçue de ma course. Cinquième, ce n’est pas ce que je visais pour ma dernière compétition de l’année et surtout ma dernière compétition chez les juniors. C’était assez compliqué pour moi, j’ai suis tombée malade avant la course, pendant l’épreuve je n’étais pas au top. J’ai aussi une douleur à l’épaule, donc il a fallu composer avec pas mal de facteurs. Je n’étais pas en forme olympique, c’est le moins que l’on puisse dire », a-t-elle confié à Olivier Navarranne (journaliste de Sportmag.fr). « Je m’étais engagée à participer à ces Mondiaux auprès de la Fédération Française de Natation. Pas mal de personnes m’ont prévenue que ce n’était peut-être pas la meilleure chose en raison de ma douleur à l’épaule. J’ai fait ce choix, je l’ai assumé jusqu’au bout et je ne regrette rien du tout, même si le résultat n’est pas au rendez-vous. Mon corps n’est pas une machine ».

Superbe année

Son année reste superbe puisqu’outre son titre de championne d’Europe junior, la nageuse de 19 ans avait réalisé de belles prestations chez les seniors : championne de France sur 10 km, 3e de l’Euro en relais mixte et 5e de la Coupe d’Europe de Piombino. Julien BIGORNE

 

 

Grangeon lauréate à Neufchâtel

Lara Grangeon-De Villele (JETS de Sarcelles) a remporté la 1re édition de l'Open Swim Stars de Neufchâtel, en Suisse (photo : Julien Bigorne)

 

Le 10 septembre, Lara Grangeon-De Villele a remporté la première édition de l’Open Swim Stars de Neufchâtel. La commune suisse accueillait l’une des douze manches d’un circuit qui réunit amateurs et professionnels de l’eau libre. La sociétaire des JETS de Sarcelles, trois qualifiée aux Jeux Olympiques et 3e des Mondiaux de 25 km 2019, a fini main dans la main avec le premier masculin, Alexandre Bialon (Red Fish). Julien BIGORNE

 

 

 

Jouisse récidive à Naples

Caroline Jouisse (JETS de Sarcelles) a remporté pour la seconde fois la Capri-Napoli, l'une des plus célèbres compétitions au monde de natation en eau libre (photo : Julien Bigorne)

 

Le 4 septembre, Caroline Jouisse a remporté la Capri-Napoli, l’une des plus emblématiques compétitions au monde d’eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière). Comme aux Championnats d’Europe de 25 km il y a deux semaines à Ostia, cette épreuve de longue distance n’a pas été à son terme. Mais cette fois, la sociétaire des JETS de Sarcelles n’a pas été privée de victoire. Un classement a pu être établi. « Dès le départ, on s’est retrouvé un par un dans des vagues énormes. La course a été très dure. On partait pour 36 kilomètres et après plus de 4 heures d’efforts, on n’en était qu’au 18e km. Je ne savais pas si j’étais première lorsque l’arrêt a été décidé », raconte Caroline. Mais la Sarcelloise, déjà lauréate l’an passé, a bien récidivé. Au passage au 18e km, elle a devancé les Argentines : Romina Imwinkelried d’1’30 et Vanesa Garcia de 15’10. 

Schouten en tête jusqu'au dernier quart d'heure

Son compagnon Marcel Schouten a terminé à la 6e place. Le Néerlandais figurait en tête avant le passage au dernier ravitaillement qui a précédé l’arrêt.

Le temps pris sur ce ravitaillement lui a coûté le Trophée Farmacosmo. Julien BIGORNE

 

 

Merino : ''Pas tous les mêmes infos''

Entraîneur d'Axel Reymond (JETS de Sarcelles), Magali Merino est revenue sur la course de 25 km des Championnats d'Europe, arrêtée dans la confusion et finalement annulée, empêchant un potentiel 4e titre de son protégé (photo : Julien Bigorne)

 

Le 20 août à Ostia (Italie), Axel Reymond, bien plus frais que les Italiens de tête, semblait en mesure de décrocher un quatrième titre de champion d’Europe sur 25 km. Malheureusement, la course s’est achevée dans la confusion, rendant impossible l’établissement d’un classement. Entraîneur d’Axel et des JETS de Sarcelles, Magali Merino revient sur cet épisode surréaliste.

- Qu’est-ce qui, selon toi, à entraîner une telle situation ?

Certains nageurs ont eu une info (l’arrêt de la course), d’autres ont reçu une autre info (que l’épreuve continuait). Mais d’emblée, la course ne débutait pas sur de bonnes bases.

- C’est-à-dire ?

Au vu des conditions météos difficiles, certains nageurs étaient persuadés que l’épreuve serait arrêtée après 15 km et 3h de course, comme le rend possible le règlement. Donc, ces nageurs ont agi comme s’ils faisaient un 15 km et non un 25 km. Ils ont accéléré, fait exploser le peloton, sauté des ravitaillements et se sont mis aussi au rupteur. Sauf que le juge-arbitre n’a pas arrêté la course après 15 km ni à 18 km. En cas d’arrêt, il fallait que les juges avertissent les ravitailleurs pour que les nageurs sachent qu’il ne leur reste qu’un tour à parcourir.

« Certains nageurs ont agi comme s’ils faisaient un 15 km et non un 25 km »

- Au dernier ravitaillement, qu’as-tu dit à Axel ?

Qu’il restait encore 5 tours ! La course n’avait pas été arrêtée, alors que la question s’est posée trois fois. Lui, devait rester sur son schéma de course, c’est-à-dire prendre ses ravitaillements et aller au bout des 25 km. Si la course allait au bout, comme ça aurait dû, il défonçait tout le monde !

Après 18 km, les trois Italiens de tête se dirigent vers le chenal pourtant fermé et tapent la plaque d’arrivée. Volonté délibérée ou info reçue ?

Je ne sais pas. En tout cas, cela confirme que tous les nageurs n’ont pas reçu les mêmes infos. Il y avait déjà eu des problèmes d’organisation sur le même site, aux Mondiaux de 2009. Des nageurs avaient été disqualifiés et ça avait été un bordel monstrueux.

« La course aurait dû aller jusqu’au bout »

- Selon toi, au vu des conditions, est-ce que la course devait être arrêtée avant son terme ?

Par rapport au départ, les vagues étaient plus grosses mais moins régulières. Donc, la course aurait dû continuer. Et là, Axel, plus frais, aurait dû gagner. La course est partie sur des bases beaucoup trop rapides. Par exemple, le Hongrois Peter Galicz (3e des Mondiaux) a pété (sic) en même temps que Matthieu (Magne). Incroyable mais vrai !

- Quel est ton sentiment sur l’arrêt de la course puis son annulation ?

Je suis dégoûtée. C’est du foutage de gueule (sic) ! Lorsque cette situation irréaliste nous est tombée dessus, c’était tellement le bordel, qu’on est restés comme des cons (sic).

- Axel termine ce Championnat sur une bonne note avec une 3e place sur le relais mixte. Sa participation a-t-elle été décidée avant ou après les événements du 25 km ?

Avant. On l’a su trois jours avant. Cette troisième place est une belle performance car, en face, il y avait le podium des Championnats du monde (Allemagne, Hongrie, Italie). C’est sa première médaille internationale en relais. Propos recueillis par Julien BIGORNE

 

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