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Jouisse : ''Une injustice !''

En tête lorsque le 25 km des Championnats d'Europe s'est achevé dans la confusion avant d'être annulé, Caroline Jouisse (JETS de Sarcelles) s'estime victime d'une injustice (photo : Julien Bigorne)

 

Le 20 août à Ostia (Italie), Caroline Jouisse filait vers le titre européen sur 25 km, lorsque la course s’est achevée dans la confusion et a dû être annulée. Pour la sociétaire des JETS de Sarcelles, qui s’estime championne d’Europe, c’est une incompréhension et une injustice qu’il n’y ait pas de classement.  

 

- Après votre participation aux Mondiaux, quel a été votre programme d'entraînement ?

Magali (Merino) a décidé après les Championnats du monde d’axer la préparation sur plus de vitesse et moins de kilomètres.

- Quels stages avez-vous effectué ?

Je suis allée à Font-Romeu pour une vingtaine de jours, puis à Vichy avec l’équipe de France pour une semaine, et ensuite nous sommes partis avec toute l’équipe de France sur Rome le 14 août.

« Il était probable que la course n’aille pas à son terme »

- Qu’avez-vous pensé du site de compétition à Ostia, lors du repérage ?

Le site était top, le parcours aussi. Lors d’entrainements, nous pouvions nager en mer mais pas sur le même parcours que celui de la course. Je n’y suis allée qu’une seule fois.

- Le jour du 25 km de l'Euro, qu'est-ce qui a été dit lors du briefing ?

Lors du briefing, il a été clairement indiqué qu’il était probable que la course n’aille pas à son terme. Comme d’habitude, les briefings se font en anglais mais il a bien été précisé que si la course était arrêtée avant 15km il n’y aurait pas de classement et que si les 15km étaient dépassés alors le classement compterait. Il a clairement été dit « go until 9 laps and then we will see ».

« Ma seule stratégie était d’être devant » 

- Avez-vous constaté une évolution des conditions météos (vagues, vent, chaleur) entre le départ et l'arrêt de la course ?

La chaleur n’est pas quelque chose qui me gêne. À Budapest, je n’ai pas senti au fur et à mesure de la course que l’eau devenait plus chaude. Donc à Rome, je n’ai pas eu de souci. Concernant les vagues et la houle, nous avons pu constater l’évolution des conditions météo depuis 11h environ. Durant la course, la houle s’est amplifiée mais, comme l’a justement dit Marc-Antoine, c'est aussi le charme de ce sport. Beaucoup plus intéressant que sur le site habituel de Gravelines. Nous avions eu ce même genre de conditions lors de notre stage aux USA où nous étions avec Lisa, Aurélie et Axel. Au moins nous y avions été préparés.

- Quel était votre stratégie de course ?

Je me suis très bien sentie dès le début et je savais que je pouvais faire de belles choses. Je me suis donc énormément amusée sur cette course et j’ai adoré prendre les commandes. Dans ces conditions, la seule stratégie est d’être devant, surtout sachant que l’organisation avait insisté sur le fait qu’après 15km, la course pouvait être arrêtée.

« Le classement aurait dû et doit avoir lieu »

 - Durant les 17 ou 18 kilomètres effectués, quel a été le scénario de la course ? Quel a été votre ressenti ?

Nous étions avec les vagues pendant la moitié du tour et contre les vagues pendant l’autre moitié. J’ai essayé d’adapter ma nage à ces facteurs. Lara a mis une accélération très tôt dans la course pour essayer de faire sauter certaines nageuses (après 5km environ). Après le ravitaillement, je me suis retrouvée à côté d’elle et elle m’a dit de prendre les commandes et de faire le travail pour tenter de créer des écarts. Je me suis donc mise devant et dès ce moment, je n’ai pas été plus loin que la troisième position.

- À quelle position étiez-vous lors de l'arrêt définitif ?

Lors de l’arrêt de la course, je suis indiscutablement devant…

- Apparemment, il y a eu plusieurs arrêts avant le définitif. Comment cela a pu arriver ?

L’arrêt concernant la course des femmes a été clair (drapeau jaune et rouge en croix ce qui signifie que la course stop). Il m’a été dit de faire un tour avant de m’arrêter. J’ai donc fini mon tour entamé, fait un tour comme les juges me l’avaient dit et me suis dirigée vers le finish.

« Si l’organisation a fait des erreurs, ce n’est certainement pas à moi d’en juger et encore moins à nous nageurs d’en subir les conséquences » - Caroline Jouisse

- Pour bien faire comprendre aux lecteurs, dans la chaîne de transmission des infos, qui a pris la décision de l'arrêt et qui était chargé d'avertir les délégations et nageurs ?

La décision a été prise comme il se doit par les juges arbitres. Il ne m’appartient pas de juger ce qu’a fait la LEN (Ligue Européenne de Natation). J’écoute le briefing, je prends connaissance des règlements et j’essaye de m’adapter aux situations.

- Qu'avez-vous pensé lors de l'arrêt définitif ? Pensiez-vous qu'il y aurait un classement malgré tout ?

Que j’étais championne d’Europe. Nous avions dépassé les 15 km donc le classement aurait dû et doit avoir lieu. Concernant la course féminine, les règles ont été respectées donc c’est une incompréhension et une injustice qu’il n’y ait pas de classement…

- Quel est votre sentiment après cette mésaventure que l’on peut qualifier d'inadmissible à ce niveau ?

Mon sentiment est que j’ai gagné. Si l’organisation a fait des erreurs, ce n’est certainement pas à moi d’en juger et encore moins à nous nageurs d’en subir les conséquences.

- Que s'est-il passé entre l'arrêt de la course et la fin de soirée ?

Nous sommes allés nager avec les autres français ayant fait le 25km, Stéphane Lecat et Julien Issoulié sont restés sur places car les chefs de délégation devaient rester afin de prendre une décision avec la LEN. Il ne s’est rien passé de plus en ce qui me concerne. Pourquoi n'y aurait-il pas eu de classement dans la mesure où plus de 15 km avaient été parcourus...

- Pour votre avenir en équipe de France d'eau libre, allez-vous participer à d'autres épreuves en vue de sélections ?

Je suis actuellement au Canada pour une coupe du monde. De nouveaux objectifs seront mis en place pour l’année prochaine avec bien sûr en ligne de mire les championnats du monde de 2023.

Propos recueillis par Julien BIGORNE

Jouisse : ''Une injustice !''

En tête lorsque le 25 km des Championnats d'Europe s'est achevé dans la confusion avant d'être annulé, Caroline Jouisse (JETS de Sarcelles) s'estime victime d'une injustice (photo : Julien Bigorne)

 

Le 20 août à Ostia (Italie), Caroline Jouisse filait vers le titre européen sur 25 km, lorsque la course s’est achevée dans la confusion et a dû être annulée. Pour la sociétaire des JETS de Sarcelles, qui s’estime championne d’Europe, c’est une incompréhension et une injustice qu’il n’y ait pas de classement.  

 

- Après votre participation aux Mondiaux, quel a été votre programme d'entraînement ?

Magali (Merino) a décidé après les Championnats du monde d’axer la préparation sur plus de vitesse et moins de kilomètres.

- Quels stages avez-vous effectué ?

Je suis allée à Font-Romeu pour une vingtaine de jours, puis à Vichy avec l’équipe de France pour une semaine, et ensuite nous sommes partis avec toute l’équipe de France sur Rome le 14 août.

« Il était probable que la course n’aille pas à son terme »

- Qu’avez-vous pensé du site de compétition à Ostia, lors du repérage ?

Le site était top, le parcours aussi. Lors d’entrainements, nous pouvions nager en mer mais pas sur le même parcours que celui de la course. Je n’y suis allée qu’une seule fois.

- Le jour du 25 km de l'Euro, qu'est-ce qui a été dit lors du briefing ?

Lors du briefing, il a été clairement indiqué qu’il était probable que la course n’aille pas à son terme. Comme d’habitude, les briefings se font en anglais mais il a bien été précisé que si la course était arrêtée avant 15km il n’y aurait pas de classement et que si les 15km étaient dépassés alors le classement compterait. Il a clairement été dit « go until 9 laps and then we will see ».

« Ma seule stratégie était d’être devant » 

- Avez-vous constaté une évolution des conditions météos (vagues, vent, chaleur) entre le départ et l'arrêt de la course ?

La chaleur n’est pas quelque chose qui me gêne. À Budapest, je n’ai pas senti au fur et à mesure de la course que l’eau devenait plus chaude. Donc à Rome, je n’ai pas eu de souci. Concernant les vagues et la houle, nous avons pu constater l’évolution des conditions météo depuis 11h environ. Durant la course, la houle s’est amplifiée mais, comme l’a justement dit Marc-Antoine, c'est aussi le charme de ce sport. Beaucoup plus intéressant que sur le site habituel de Gravelines. Nous avions eu ce même genre de conditions lors de notre stage aux USA où nous étions avec Lisa, Aurélie et Axel. Au moins nous y avions été préparés.

- Quel était votre stratégie de course ?

Je me suis très bien sentie dès le début et je savais que je pouvais faire de belles choses. Je me suis donc énormément amusée sur cette course et j’ai adoré prendre les commandes. Dans ces conditions, la seule stratégie est d’être devant, surtout sachant que l’organisation avait insisté sur le fait qu’après 15km, la course pouvait être arrêtée.

« Le classement aurait dû et doit avoir lieu »

 - Durant les 17 ou 18 kilomètres effectués, quel a été le scénario de la course ? Quel a été votre ressenti ?

Nous étions avec les vagues pendant la moitié du tour et contre les vagues pendant l’autre moitié. J’ai essayé d’adapter ma nage à ces facteurs. Lara a mis une accélération très tôt dans la course pour essayer de faire sauter certaines nageuses (après 5km environ). Après le ravitaillement, je me suis retrouvée à côté d’elle et elle m’a dit de prendre les commandes et de faire le travail pour tenter de créer des écarts. Je me suis donc mise devant et dès ce moment, je n’ai pas été plus loin que la troisième position.

- À quelle position étiez-vous lors de l'arrêt définitif ?

Lors de l’arrêt de la course, je suis indiscutablement devant…

- Apparemment, il y a eu plusieurs arrêts avant le définitif. Comment cela a pu arriver ?

L’arrêt concernant la course des femmes a été clair (drapeau jaune et rouge en croix ce qui signifie que la course stop). Il m’a été dit de faire un tour avant de m’arrêter. J’ai donc fini mon tour entamé, fait un tour comme les juges me l’avaient dit et me suis dirigée vers le finish.

« Si l’organisation a fait des erreurs, ce n’est certainement pas à moi d’en juger et encore moins à nous nageurs d’en subir les conséquences » - Caroline Jouisse

- Pour bien faire comprendre aux lecteurs, dans la chaîne de transmission des infos, qui a pris la décision de l'arrêt et qui était chargé d'avertir les délégations et nageurs ?

La décision a été prise comme il se doit par les juges arbitres. Il ne m’appartient pas de juger ce qu’a fait la LEN (Ligue Européenne de Natation). J’écoute le briefing, je prends connaissance des règlements et j’essaye de m’adapter aux situations.

- Qu'avez-vous pensé lors de l'arrêt définitif ? Pensiez-vous qu'il y aurait un classement malgré tout ?

Que j’étais championne d’Europe. Nous avions dépassé les 15 km donc le classement aurait dû et doit avoir lieu. Concernant la course féminine, les règles ont été respectées donc c’est une incompréhension et une injustice qu’il n’y ait pas de classement…

- Quel est votre sentiment après cette mésaventure que l’on peut qualifier d'inadmissible à ce niveau ?

Mon sentiment est que j’ai gagné. Si l’organisation a fait des erreurs, ce n’est certainement pas à moi d’en juger et encore moins à nous nageurs d’en subir les conséquences.

- Que s'est-il passé entre l'arrêt de la course et la fin de soirée ?

Nous sommes allés nager avec les autres français ayant fait le 25km, Stéphane Lecat et Julien Issoulié sont restés sur places car les chefs de délégation devaient rester afin de prendre une décision avec la LEN. Il ne s’est rien passé de plus en ce qui me concerne. Pourquoi n'y aurait-il pas eu de classement dans la mesure où plus de 15 km avaient été parcourus...

- Pour votre avenir en équipe de France d'eau libre, allez-vous participer à d'autres épreuves en vue de sélections ?

Je suis actuellement au Canada pour une coupe du monde. De nouveaux objectifs seront mis en place pour l’année prochaine avec bien sûr en ligne de mire les championnats du monde de 2023.

Propos recueillis par Julien BIGORNE

 

Grangeon : ''Sentiment de déception''

Bien partie pour décrocher un podium sur le 25 km des Championnats d'Europe, Lara Grangeon-De Villele (JETS de Sarcelles) a vu l'épreuve s'achever dans la confusion et être annulée. Une grande déception (photo : Julien Bigorne)

 

Le 20 août à Ostia, Lara Grangeon-De Villele était bien partie pour décrocher un nouveau podium aux Championnats d’Europe de 25 km, après sa 2e place en 2021. Malheureusement, la course n’a pas été jusqu’à son terme, s’est achevée dans la confusion et a dû être annulée en raison de l’impossibilité d’établir un classement. La sociétaire des JETS de Sarcelles revient sur cet épisode déplorable.  

- Après votre titre de championne de France du 25 km et votre participation aux Jeux méditerranéens, quels ont été votre programme et vos stages d’entraînement ?

Après ces deux compétitions, j’ai chopé la COVID-19. J’ai été confinée une semaine aux Jeux Méditerranéens. Après, je me suis remise au travail, d’abord à Monaco. Puis, j’ai participé à une Coupe d’Europe de 10 km à Belgrade qui était obligatoire. Il y a une règle qui stipule qu’on doit participer à une Coupe d’Europe entre deux Championnats d’Europe. Comme j’avais été blessée en début de saison, j’ai disputé celle-ci. Ensuite, j’ai effectué un stage de trois semaines en altitude à Font-Romeu pour reprendre de la caisse et du fond. Enfin, j’ai rejoint l’équipe de France à Vichy. Nous y sommes restés une semaine avant de prendre la direction de Rome (Italie). Depuis les Championnats de France, j’ai mis un gros accent sur l’entraînement pour être en forme à Rome.

- Qu'avez-vous pensé du site de compétition, lors du repérage ?

Le site de compétition était en mer. Il y a plus de vagues qu’autour d’un lac. Les Championnats du monde de 2009 avaient déjà eu lieu à Ostia, près de Rome. Il y avait déjà eu des problèmes en raison des conditions météorologiques. On aurait pu s’attendre à un plan B par rapport à ça. Le parcours en lui-même avait quatre bouées, des bouées directionnelles. C’était un parcours convenable. Après au vu de ce qui s’est passé, j’aurai aimé qu’un plan B soit réfléchi car en 2009, il y avait déjà eu des problèmes par rapport à ça. L’entrée était gratuite pour les spectateurs mais l’ambiance n’était pas grandiose pour un Championnat d’Europe. On avait l’impression que c’était compétition banale.

« En 2009, il y avait déjà eu des problèmes à Ostia en raison des conditions météos. On aurait pu s’attendre à un plan B par rapport à ça  »

- Le jour du 25 km de l'Euro, qu'est-ce qui a été dit lors du briefing ?

La course était prévue initialement le matin. Mais vu qu’il y a eu deux jours en moins en raison des conditions météos, le 5 km est parti le matin et le 25 km l’après-midi, à 13h. Lors du briefing, ils nous ont rappelé la règle. Si jamais les conditions météos se dégradaient, la course pouvait être interrompue. Mais dès qu’on dépassait les 15 km et 3 heures de course, un classement pouvait être rendu. Du coup, avant d’arrêter la course, les organisateurs étaient censés nous prévenir un tour avant l’arrivée. J’ai même demandé s’il fallait aller toucher la plaque, ils m’ont répondu que « non ». Mais tout n’a pas été clairement précisé.

- Avez-vous constaté une évolution des conditions météos (vagues, vent, chaleur) entre le départ et l'arrêt de la course ?

Les conditions se sont dégradées entre le premier et le 5e tour. Au 5e tour, j’ai ressenti beaucoup, beaucoup de vagues et plus de vent. Après, je n’ai pas été gênée par la chaleur. J’avais fait de la thermoroom (de l’effort à 40°C) à Font-Romeu. Entre le 5e et le 9e tour, je n’ai pas senti de dégradation. Les conditions n’étaient certes pas faciles. Il y avait de la vague, du vent, de la houle. Mais on est nageur d’eau libre, pas de bassin. 

« A partir du 5e tour, je n’ai pas senti de dégradation des conditions »

- Quel était votre stratégie de course ?

Être plutôt prudente au début. Sur les efforts de longue distance comme ça, il y a toujours des moments où on se sent très bien, des moments où on se sent moins bien. Si on est très bien tôt, il faut essayer de pas trop partir, car on sait que derrière c’est long, plus de 5h30 d’efforts. Là, en plus, c’était des conditions difficiles. Ma stratégie était de rester au contact des filles tout le temps, ne pas faire de gros efforts. Mais si je voyais des adversaires mal placées, j’essayais d’accélérer au ravitaillement pour les mettre dans une situation de stress et les fatiguer un peu. Mais à aucun moment, je n’ai songé à effectuer un sprint pour partir. Il y a aussi le moment, qui peut être décisif, où les garçons nous rattrapent. Là, j’étais consciente que c’était des tours de 1 600 m et non de 2 500 m et que les garçons nous rattraperaient plus vite. Il fallait avoir de l’énergie à ce moment-là pour accélérer.

- Durant les 17 ou 18 kilomètres effectués, quel a été le scénario de la course ? Quel a été votre ressenti ? À quelle position étiez-vous lors de l'arrêt définitif ? Apparemment, il y a eu plusieurs arrêts avant le définitif. Comment cela a pu arriver ?

Jusqu’à 14 km, tout allait bien. On était 9 au départ. Durant les 10 premiers kilomètres, nous sommes restées à 9. Après, Caroline (Jouisse) et les Italiennes accélèrent au 9e tour. Elles sautent le ravitaillement. Moi, je trouve ça un peu précipité et je n’ai pas l’impression qu’ils vont arrêter la course. Je regarde les bateaux aux alentours et je ne les vois pas arrêter la course à ce moment-là. Du coup, il y a un écart qui se fait. Au passage au 15e km, je suis 4e. Il y a Caroline et les deux Italiennes (Barbara Pozzobon et Veronica Santoni) devant. À ce moment, on ne nous arrête pas, pas du tout. Au 16e km, je les rattrape. Je suis dans les pieds des Italiennes. Et là, une première fois, ils nous arrêtent. Sauf que Caroline, elle, est un peu sur la droite. Elle ne s’arrête pas. Moi, je m’arrête avec les Italiennes et Lisa (Pou) revient avec nous. Ensuite, ils nous disent de continuer. On continue. Et là, dans le 10e tour, une des Italiennes (Veronica Santoni) saute. Caroline est alors seule devant et je suis avec Lisa Pou et Barbara Pozzobon.

«Pour nous, il n’y a pas eu d’arrêt définitif» 

On fait un tour comme ça toutes les trois. Je suis entre la 2e et la 4e place, jusqu’au 11e tour. À ce moment où on repasse devant le ponton de ravitaillement, et les coaches nous disent d’aller jusqu’au finish. Là, Lisa est un peu derrière. Je suis avec l’Italienne. On va vers la plaque mais il n’y a pas de ligne, pas de juges. On s’est alors dirigés vers la plage tranquillement avec l’Italienne. Caroline était devant, ensuite moi et l’Italienne et Lisa derrière nous. Il n’y a pas eu d’arrêt. Un jet-ski n’est pas venu nous arrêter comme ça a été le cas pour Axel (Reymond). On ne nous a pas dit d’aller vers la plage. Mais on a vu Caroline y aller, on a fait de même. Je ne peux pas dire à quelle position j’étais lors de l’arrêt définitif, car pour nous, il n’y a pas eu d’arrêt définitif. Il y a eu trois arrêts mais on nous a dit à chaque fois de repartir.   

- Pour bien faire comprendre aux lecteurs, dans la chaîne de transmission des infos, qui a pris la décision de l'arrêt et qui était chargé d'avertir les délégations et nageurs ?

Je ne sais pas du tout. Normalement, ce sont les juges qui avertissent les ravitailleurs qui, eux-mêmes, sont chargés de nous avertir. Mais je pense qu’il y a eu un gros problème de communication. Je ne peux pas dire plus. Après, nous, on nageait quand même dans des conditions difficiles. Il fallait prendre des caps. On ne sait pas précisément ce qui s’est passé à côté. Mais je pense qu’il y a eu un gros problème de communication, c’est certain.

« Un sentiment de déception »

- Qu’avez-vous pensé lors de l'arrêt définitif ? Pensiez-vous qu’il y aurait un classement malgré tout ?

Il n’y a pas eu d’arrêt définitif…Au 15e km, ils ne nous ont pas arrêtées donc je ne vois pas comment ils auraient pu établir un classement. Personne ne nous a averties d’aller au 15e km à fond. Ils auraient pu peut-être établir un classement lorsqu’ils nous arrêtent une première fois, quand je suis avec les deux Italiennes. Mais à ce moment-là, ils nous arrêtent sans vraiment nous arrêter. Ils nous arrêtent, nous font des signes mais nous disent pas d’accélérer et que c’est le dernier tour. Après, je ne pense pas qu’ils auraient pu faire un classement par rapport à la plage. Avec Pozzobon, par exemple, on ne fait pas de sprint final pour arriver sur la plage.

- Quel est votre sentiment après cette mésaventure que l’on peut qualifier d'inadmissible à ce niveau ?

Un sentiment de déception. C’est beaucoup d’heures d’entraînement, d’investissement de ma part, mais aussi de beaucoup de personnes. Même si c’est moi qui nage, il y a beaucoup de personnes qui m’aident au quotidien pour arriver à ce niveau-là, pour être performante, pour me préparer. Il y a tout le staff de la fédération qui permet d’être fort dans la dernière ligne droite, mais il y a aussi tout au long de l’année notre club, les entraîneurs, la famille, les amis. Et aussi tout le club, Sarcelles. Par exemple, j’ai été obligée de faire une Coupe d’Europe à Belgrade. C’est un coût énorme. Tout ça, sans le club, sans la ligue Ile-de-France, sans la région, ce n’est pas possible. C’est une déception de ne pas pouvoir montrer les capacités du moment, car on s’est préparé pour.

« Je suis déçue qu’il n’y ait pas eu de reprogrammation de la course »

C’était une sélection en équipe de France. Je ne sais pas ce que la LEN va faire. Elle a écrit un mail très général pour s’excuser. Mais ça reste un Championnat d’Europe. J’aurai été pour qu’il y ait une course le lendemain, le surlendemain, qu’ils reprogramment quelque chose. Mais dès le moment où les deux tiers de l’épreuve ont été réalisés, ce n’est plus d’actualité. Si la course avait été annulée avant les 15 km, on aurait repris un départ le plus tôt possible. Mais là, les 15 km étaient passés. Même s’il n’y a pas eu de classement, je suis déçue qu’il n’y ait pas eu de reprogrammation de la course.

- Pour votre avenir en équipe de France d'eau libre, allez-vous participer à d'autres épreuves en vue de sélections ?

Pour être sélectionnée aux Mondiaux, il faudra participer à certaines courses et retrouver sa place en équipe de France. Cela passera par un système de qualification.

Propos recueillis par Julien BIGORNE

 

 

Grangeon : "Sentiment de déception''

Bien partie pour décrocher un podium sur le 25 km des Championnats d'Europe, Lara Grangeon-De Villele (JETS de Sarcelles) a vu l'épreuve s'achever dans la confusion et être annulée. Une grande déception (photo : Julien Bigorne)

 

Le 20 août à Ostia, Lara Grangeon-De Villele était bien partie pour décrocher un nouveau podium aux Championnats d’Europe de 25 km, après sa 2e place en 2021. Malheureusement, la course n’a pas été jusqu’à son terme, s’est achevée dans la confusion et a dû être annulée en raison de l’impossibilité d’établir un classement. La sociétaire des JETS de Sarcelles revient sur cet épisode déplorable.  

- Après votre titre de championne de France du 25 km et votre participation aux Jeux méditerranéens, quels ont été votre programme et vos stages d’entraînement ?

Après ces deux compétitions, j’ai chopé la COVID-19. J’ai été confinée une semaine aux Jeux Méditerranéens. Après, je me suis remise au travail, d’abord à Monaco. Puis, j’ai participé à une Coupe d’Europe de 10 km à Belgrade qui était obligatoire. Il y a une règle qui stipule qu’on doit participer à une Coupe d’Europe entre deux Championnats d’Europe. Comme j’avais été blessée en début de saison, j’ai disputé celle-ci. Ensuite, j’ai effectué un stage de trois semaines en altitude à Font-Romeu pour reprendre de la caisse et du fond. Enfin, j’ai rejoint l’équipe de France à Vichy. Nous y sommes restés une semaine avant de prendre la direction de Rome (Italie). Depuis les Championnats de France, j’ai mis un gros accent sur l’entraînement pour être en forme à Rome.

- Qu'avez-vous pensé du site de compétition, lors du repérage ?

Le site de compétition était en mer. Il y a plus de vagues qu’autour d’un lac. Les Championnats du monde de 2009 avaient déjà eu lieu à Ostia, près de Rome. Il y avait déjà eu des problèmes en raison des conditions météorologiques. On aurait pu s’attendre à un plan B par rapport à ça. Le parcours en lui-même avait quatre bouées, des bouées directionnelles. C’était un parcours convenable. Après au vu de ce qui s’est passé, j’aurai aimé qu’un plan B soit réfléchi car en 2009, il y avait déjà eu des problèmes par rapport à ça. L’entrée était gratuite pour les spectateurs mais l’ambiance n’était pas grandiose pour un Championnat d’Europe. On avait l’impression que c’était compétition banale.

« En 2009, il y avait déjà eu des problèmes à Ostia en raison des conditions météos. On aurait pu s’attendre à un plan B par rapport à ça  »

- Le jour du 25 km de l'Euro, qu'est-ce qui a été dit lors du briefing ?

La course était prévue initialement le matin. Mais vu qu’il y a eu deux jours en moins en raison des conditions météos, le 5 km est parti le matin et le 25 km l’après-midi, à 13h. Lors du briefing, ils nous ont rappelé la règle. Si jamais les conditions météos se dégradaient, la course pouvait être interrompue. Mais dès qu’on dépassait les 15 km et 3 heures de course, un classement pouvait être rendu. Du coup, avant d’arrêter la course, les organisateurs étaient censés nous prévenir un tour avant l’arrivée. J’ai même demandé s’il fallait aller toucher la plaque, ils m’ont répondu que « non ». Mais tout n’a pas été clairement précisé.

- Avez-vous constaté une évolution des conditions météos (vagues, vent, chaleur) entre le départ et l'arrêt de la course ?

Les conditions se sont dégradées entre le premier et le 5e tour. Au 5e tour, j’ai ressenti beaucoup, beaucoup de vagues et plus de vent. Après, je n’ai pas été gênée par la chaleur. J’avais fait de la thermoroom (de l’effort à 40°C) à Font-Romeu. Entre le 5e et le 9e tour, je n’ai pas senti de dégradation. Les conditions n’étaient certes pas faciles. Il y avait de la vague, du vent, de la houle. Mais on est nageur d’eau libre, pas de bassin. 

« A partir du 5e tour, je n’ai pas senti de dégradation des conditions »

- Quel était votre stratégie de course ?

Être plutôt prudente au début. Sur les efforts de longue distance comme ça, il y a toujours des moments où on se sent très bien, des moments où on se sent moins bien. Si on est très bien tôt, il faut essayer de pas trop partir, car on sait que derrière c’est long, plus de 5h30 d’efforts. Là, en plus, c’était des conditions difficiles. Ma stratégie était de rester au contact des filles tout le temps, ne pas faire de gros efforts. Mais si je voyais des adversaires mal placées, j’essayais d’accélérer au ravitaillement pour les mettre dans une situation de stress et les fatiguer un peu. Mais à aucun moment, je n’ai songé à effectuer un sprint pour partir. Il y a aussi le moment, qui peut être décisif, où les garçons nous rattrapent. Là, j’étais consciente que c’était des tours de 1 600 m et non de 2 500 m et que les garçons nous rattraperaient plus vite. Il fallait avoir de l’énergie à ce moment-là pour accélérer.

- Durant les 17 ou 18 kilomètres effectués, quel a été le scénario de la course ? Quel a été votre ressenti ? À quelle position étiez-vous lors de l'arrêt définitif ? Apparemment, il y a eu plusieurs arrêts avant le définitif. Comment cela a pu arriver ?

Jusqu’à 14 km, tout allait bien. On était 9 au départ. Durant les 10 premiers kilomètres, nous sommes restées à 9. Après, Caroline (Jouisse) et les Italiennes accélèrent au 9e tour. Elles sautent le ravitaillement. Moi, je trouve ça un peu précipité et je n’ai pas l’impression qu’ils vont arrêter la course. Je regarde les bateaux aux alentours et je ne les vois pas arrêter la course à ce moment-là. Du coup, il y a un écart qui se fait. Au passage au 15e km, je suis 4e. Il y a Caroline et les deux Italiennes (Barbara Pozzobon et Veronica Santoni) devant. À ce moment, on ne nous arrête pas, pas du tout. Au 16e km, je les rattrape. Je suis dans les pieds des Italiennes. Et là, une première fois, ils nous arrêtent. Sauf que Caroline, elle, est un peu sur la droite. Elle ne s’arrête pas. Moi, je m’arrête avec les Italiennes et Lisa (Pou) revient avec nous. Ensuite, ils nous disent de continuer. On continue. Et là, dans le 10e tour, une des Italiennes (Veronica Santoni) saute. Caroline est alors seule devant et je suis avec Lisa Pou et Barbara Pozzobon.

«Pour nous, il n’y a pas eu d’arrêt définitif» 

On fait un tour comme ça toutes les trois. Je suis entre la 2e et la 4e place, jusqu’au 11e tour. À ce moment où on repasse devant le ponton de ravitaillement, et les coaches nous disent d’aller jusqu’au finish. Là, Lisa est un peu derrière. Je suis avec l’Italienne. On va vers la plaque mais il n’y a pas de ligne, pas de juges. On s’est alors dirigés vers la plage tranquillement avec l’Italienne. Caroline était devant, ensuite moi et l’Italienne et Lisa derrière nous. Il n’y a pas eu d’arrêt. Un jet-ski n’est pas venu nous arrêter comme ça a été le cas pour Axel (Reymond). On ne nous a pas dit d’aller vers la plage. Mais on a vu Caroline y aller, on a fait de même. Je ne peux pas dire à quelle position j’étais lors de l’arrêt définitif, car pour nous, il n’y a pas eu d’arrêt définitif. Il y a eu trois arrêts mais on nous a dit à chaque fois de repartir.   

- Pour bien faire comprendre aux lecteurs, dans la chaîne de transmission des infos, qui a pris la décision de l'arrêt et qui était chargé d'avertir les délégations et nageurs ?

Je ne sais pas du tout. Normalement, ce sont les juges qui avertissent les ravitailleurs qui, eux-mêmes, sont chargés de nous avertir. Mais je pense qu’il y a eu un gros problème de communication. Je ne peux pas dire plus. Après, nous, on nageait quand même dans des conditions difficiles. Il fallait prendre des caps. On ne sait pas précisément ce qui s’est passé à côté. Mais je pense qu’il y a eu un gros problème de communication, c’est certain.

« Un sentiment de déception »

- Qu’avez-vous pensé lors de l'arrêt définitif ? Pensiez-vous qu’il y aurait un classement malgré tout ?

Il n’y a pas eu d’arrêt définitif…Au 15e km, ils ne nous ont pas arrêtées donc je ne vois pas comment ils auraient pu établir un classement. Personne ne nous a averties d’aller au 15e km à fond. Ils auraient pu peut-être établir un classement lorsqu’ils nous arrêtent une première fois, quand je suis avec les deux Italiennes. Mais à ce moment-là, ils nous arrêtent sans vraiment nous arrêter. Ils nous arrêtent, nous font des signes mais nous disent pas d’accélérer et que c’est le dernier tour. Après, je ne pense pas qu’ils auraient pu faire un classement par rapport à la plage. Avec Pozzobon, par exemple, on ne fait pas de sprint final pour arriver sur la plage.

- Quel est votre sentiment après cette mésaventure que l’on peut qualifier d'inadmissible à ce niveau ?

Un sentiment de déception. C’est beaucoup d’heures d’entraînement, d’investissement de ma part, mais aussi de beaucoup de personnes. Même si c’est moi qui nage, il y a beaucoup de personnes qui m’aident au quotidien pour arriver à ce niveau-là, pour être performante, pour me préparer. Il y a tout le staff de la fédération qui permet d’être fort dans la dernière ligne droite, mais il y a aussi tout au long de l’année notre club, les entraîneurs, la famille, les amis. Et aussi tout le club, Sarcelles. Par exemple, j’ai été obligée de faire une Coupe d’Europe à Belgrade. C’est un coût énorme. Tout ça, sans le club, sans la ligue Ile-de-France, sans la région, ce n’est pas possible. C’est une déception de ne pas pouvoir montrer les capacités du moment, car on s’est préparé pour.

« Je suis déçue qu’il n’y ait pas eu de reprogrammation de la course »

C’était une sélection en équipe de France. Je ne sais pas ce que la LEN va faire. Elle a écrit un mail très général pour s’excuser. Mais ça reste un Championnat d’Europe. J’aurai été pour qu’il y ait une course le lendemain, le surlendemain, qu’ils reprogramment quelque chose. Mais dès le moment où les deux tiers de l’épreuve ont été réalisés, ce n’est plus d’actualité. Si la course avait été annulée avant les 15 km, on aurait repris un départ le plus tôt possible. Mais là, les 15 km étaient passés. Même s’il n’y a pas eu de classement, je suis déçue qu’il n’y ait pas eu de reprogrammation de la course.

- Pour votre avenir en équipe de France d'eau libre, allez-vous participer à d'autres épreuves en vue de sélections ?

Pour être sélectionnée aux Mondiaux, il faudra participer à certaines courses et retrouver sa place en équipe de France. Cela passera par un système de qualification.

Propos recueillis par Julien BIGORNE

 

 

Euro : Catteau 8e du 5 km

A très exactement 10h57, Madelon Catteau a achevé à la huitième place le 5 km de l'Euro de Rome. La sociétaire des JETS de Sarcelles, qui honorait là sa première sélection dans un Championnat international senior, a bouclé la distance en 57'22''6, à 23''9 de la lauréate néerlandaise Sharon Van Rouwendaal. La course, initialement programmée jeudi et reportée de deux jours en raison des conditions météos, a été marquée par du vent et des vagues dans la baie d'Ostie. Plusieurs favorites, telles que les Allemandes Léonie Beck (5e) et Léa Boy (7e) et la Française Aurélie Muller (6e), ne sont pas parvenues à monter sur le podium. Ce sont finalement l'Espagnole Maria De Valdes Alvarez (2e) et l'Italienne Giulia Gabbrielleschi (3e) qui ont créé la surprise. On retrouvera Madelon demain à 10h sur l'épreuve de 10 km. 

Désormais, place au très attendu 25 km, qui va débuter dans quelques minutes. Axel Reymond va tenter de décrocher un quatrième titre européen dans cette spécialité, après ses succès de 2014, 2016 et 2021. En cas de réussite, il égalerait le record de titres européens dans une même discipline, co-détenu par Thomas Lurz, Aleksey Akatiev, Ferry Weertman et Simone Ercoli. Marcel Schouten peut devenir le premier Néerlandais médaillé sur 25 km depuis 1993. Lara Grangeon-De Villele (2e en 2021) et Caroline Jouisse (3e en 2016) sont également prétendantes au podium.

Matthieu Magne et Alexandre Verplaetse (respectivement champion et vice-champion de France) vont participer à leur premier Championnat d'Europe senior. Julien BIGORNE

 

>>> Suivez leurs courses sur https://aquatics.eurovisionsports.tv/main et leurs résultats sur www.roma2022.eu.

Coupe de France : François à la 3e place

Après 43 manches, Clémence François occupe la 3e place de la Coupe de France d’eau libre derrière Tiffany Pierrejean et Laura Demoustier. La sociétaire des JETS de Sarcelles s’est emparée de cette position en marquant 4 000 points aux Mazures grâce à sa cinquième place sur le 10 km de la Traversée du Lac des Vieilles Forges. 

La nageuse de 19 ans marque indéniablement de son empreinte cette édition de la Coupe de France. Elle a déjà fini huit fois dans le top 5, remportant le 5 km du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir. Julien BIGORNE  

 

>>> Le classement complet

Euro : Pisane 8e sur 1 500 m

Ce soir à 19h45, Alisée Pisane a terminé 8e du 1 500 m nage libre des Championnats d’Europe de Rome. La sociétaire des JETS de Sarcelles, qui a achevé sa course en 16’37’’34, pointait en troisième position après 100 m de course en 1’02’’54, en cinquième après 150 m en 1’35’’18 et en septième au passage aux 500 m en 5’27’’02. L’épreuve a été remportée par l’Italienne Simona Quadarella (championne du monde 2019 et désormais triple championne d’Europe sur cette distance) en 15’54’’15, devant la Hongroise Viktoria Mihalyvari-Farkas (vice-championne d’Europe 2020 du 400 m 4 nages) en 16’02’’15 et l’Italienne Martina Rita Caramignoli (championne du monde universitaire 2015) en 16’12’’39.

Record de Belgique en séries

À 19 ans, la protégée de Philippe Lucas participait là à sa première finale d’un Euro senior. Pour y parvenir, la nageuse originaire de Wallonie avait accompli un bel exploit dans la matinée du 14 août, au Foro Italico. Troisième de série et 6e temps des 22 engagées, elle avait en effet battu sa référence de 8 secondes en 16’26’’20 et amélioré du même coup le record de Belgique détenu depuis juillet 2016 par Eva Bonnet en 16’29’’28.

Engagée le 17 août sur 400 m

En ouverture, le 11 août, Alisée avait déjà montré sa bonne forme en se classant 12e du 800 m nage libre en 8’44’’88 (nouveau record personnel). Elle participera le mercredi 17 août à 9h aux séries du 400 m. Julien BIGORNE

 

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Pisane : "Je n'espérais pas battre le record aussi nettement''

 

- Comment se sont déroulés vos stages d’avant-compétition ? Sentiez-vous déjà à ce moment-là que vous pouviez battre vos records personnels ?

Les stages courant juin-juillet se sont moyennement passés. D’une part, je devais en même temps étudier pour des examens universitaires et d’autre part, j'avais l’impression d'un manque d'intensité à l'entraînement.

- Pouvez-vous me raconter votre course sur 800 m, où vous battez votre record personnel ?

Le 800 m était ma première course. J’étais beaucoup trop crispée. En nageant plus détendue, je pense que j'aurais pu mieux faire. Je suis cependant contente d’avoir amélioré mon temps mais avec moins de stress, je pense que j'aurai pu approcher des 8.40.

- Sur 1500 m, vous battez le record de Belgique d’Eva Bonnet, dès les séries. Quelle stratégie de course aviez-vous mise en place avec Philippe Lucas ? Quelles allures visiez-vous et à quels moments de la course ?

Philippe Lucas sera mon entraîneur officiel seulement à partir de septembre. Il n’y avait donc pas de stratégie mise en place ensemble même si j’ai pu, durant la compétition, lui parler et prendre conseil. J’avais pour objectif personnel d'améliorer mon temps sur 1500 m et de battre le record de Belgique. Je suis donc extrêmement satisfaite de mon temps.

- Etait-ce une surprise pour vous de battre votre record national dès les séries et aussi nettement ?

C’était mon objectif mais je n’espérais pas vraiment le battre aussi nettement.

- Au vu des séries, vous n’êtes qu’à 2 secondes du 3e meilleur temps. Est-ce que vous vous êtes dit qu’une médaille était possible ?

Oui et non. Je n'étais pas vraiment préparée psychologiquement à cette hypothèse et en outre, je savais que certaines nageuses allaient, en finale, nager beaucoup plus rapidement que lors des séries.

- En finale, vous partez très vite et êtes justement 3e après 150 m. Quel était votre objectif sur cette finale et quelles ont été vos sensations ?

J’étais fatiguée lors de la finale. Je n'ai pas encore l’habitude de devoir enchaîner des courses de cette nature à cette intensité à 24 heures d'intervalle. C'est un point que je vais améliorer l'année prochaine.

- Sur 400 m, pour finir, vous vous classez 14e. Battez-vous là aussi votre record personnel ?

Non, je suis à une seconde de mon record personnel (4.15). Je suis partie trop lentement. Ma deuxième partie de course était par contre bonne. 

- Que retiendrez-vous de vos premiers Championnats d’Europe seniors ?

J’ai adoré l’expérience mais je me suis rendue compte que j'ai encore beaucoup à apprendre et de travail à accomplir. Je dois travailler mon mental. Je dois aller chercher plus d'intensité dans les entraînements pour pouvoir tenir la distance dans la durée lors de grands championnats. Propos recueillis par Julien BIGORNE

 

>>> Retrouvez l’interview d’Alisée Pisane dans L’Esprit Club n°77 (partie 8 sur 11, pages 16 et 17)

Euro : Pisane 8e sur 1 500 m

Ce soir à 19h45, Alisée Pisane a terminé 8e du 1 500 m nage libre des Championnats d’Europe de Rome. La sociétaire des JETS de Sarcelles, qui a achevé sa course en 16’37’’34, pointait en troisième position après 100 m de course en 1’02’’54, en cinquième après 150 m en 1’35’’18 et en septième au passage aux 500 m en 5’27’’02. L’épreuve a été remportée par l’Italienne Simona Quadarella (championne du monde 2019 et désormais triple championne d’Europe sur cette distance) en 15’54’’15, devant la Hongroise Viktoria Mihalyvari-Farkas (vice-championne d’Europe 2020 du 400 m 4 nages) en 16’02’’15 et l’Italienne Martina Rita Caramignoli (championne du monde universitaire 2015) en 16’12’’39.

Record de Belgique en séries

À 19 ans, la protégée de Philippe Lucas participait là à sa première finale d’un Euro senior. Pour y parvenir, la nageuse originaire de Wallonie avait accompli un bel exploit dans la matinée du 14 août, au Foro Italico. Troisième de série et 6e temps des 22 engagées, elle avait en effet battu sa référence de 8 secondes en 16’26’’20 et amélioré du même coup le record de Belgique détenu depuis juillet 2016 par Eva Bonnet en 16’29’’28.

Engagée le 17 août sur 400 m

En ouverture, le 11 août, Alisée avait déjà montré sa bonne forme en se classant 12e du 800 m nage libre en 8’44’’88 (nouveau record personnel). Elle participera le mercredi 17 août à 9h aux séries du 400 m. Julien BIGORNE

 

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Pisane : "Je n'espérais pas battre le record aussi nettement''

 

- Comment se sont déroulés vos stages d’avant-compétition ? Sentiez-vous déjà à ce moment-là que vous pouviez battre vos records personnels ?

Les stages courant juin-juillet se sont moyennement passés. D’une part, je devais en même temps étudier pour des examens universitaires et d’autre part, j'avais l’impression d'un manque d'intensité à l'entraînement.

- Pouvez-vous me raconter votre course sur 800 m, où vous battez votre record personnel ?

Le 800 m était ma première course. J’étais beaucoup trop crispée. En nageant plus détendue, je pense que j'aurais pu mieux faire. Je suis cependant contente d’avoir amélioré mon temps mais avec moins de stress, je pense que j'aurai pu approcher des 8.40.

- Sur 1500 m, vous battez le record de Belgique d’Eva Bonnet, dès les séries. Quelle stratégie de course aviez-vous mise en place avec Philippe Lucas ? Quelles allures visiez-vous et à quels moments de la course ?

Philippe Lucas sera mon entraîneur officiel seulement à partir de septembre. Il n’y avait donc pas de stratégie mise en place ensemble même si j’ai pu, durant la compétition, lui parler et prendre conseil. J’avais pour objectif personnel d'améliorer mon temps sur 1500 m et de battre le record de Belgique. Je suis donc extrêmement satisfaite de mon temps.

- Etait-ce une surprise pour vous de battre votre record national dès les séries et aussi nettement ?

C’était mon objectif mais je n’espérais pas vraiment le battre aussi nettement.

- Au vu des séries, vous n’êtes qu’à 2 secondes du 3e meilleur temps. Est-ce que vous vous êtes dit qu’une médaille était possible ?

Oui et non. Je n'étais pas vraiment préparée psychologiquement à cette hypothèse et en outre, je savais que certaines nageuses allaient, en finale, nager beaucoup plus rapidement que lors des séries.

- En finale, vous partez très vite et êtes justement 3e après 150 m. Quel était votre objectif sur cette finale et quelles ont été vos sensations ?

J’étais fatiguée lors de la finale. Je n'ai pas encore l’habitude de devoir enchaîner des courses de cette nature à cette intensité à 24 heures d'intervalle. C'est un point que je vais améliorer l'année prochaine.

- Sur 400 m, pour finir, vous vous classez 14e. Battez-vous là aussi votre record personnel ?

Non, je suis à une seconde de mon record personnel (4.15). Je suis partie trop lentement. Ma deuxième partie de course était par contre bonne. 

- Que retiendrez-vous de vos premiers Championnats d’Europe seniors ?

J’ai adoré l’expérience mais je me suis rendue compte que j'ai encore beaucoup à apprendre et de travail à accomplir. Je dois travailler mon mental. Je dois aller chercher plus d'intensité dans les entraînements pour pouvoir tenir la distance dans la durée lors de grands championnats. Propos recueillis par Julien BIGORNE

 

>>> Retrouvez l’interview d’Alisée Pisane dans L’Esprit Club n°77 (partie 8 sur 11, pages 16 et 17)

 

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