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Coupe du monde : l'âge d'or de Schouten

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 7 - MARCEL SCHOUTEN le 5 septembre à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Naples

 

Le 5 septembre, Marcel Schouten est passé près de remporter pour la seconde fois d’affilée la Capri-Napoli, l’épreuve d’eau libre la plus prestigieuse au monde. Le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 s’était imposé l’an dernier, alors que la compétition ne figurait pas au calendrier de la Coupe du monde d’ultra-marathon. Cette fois, la course de 36 km en mer tyrrhénienne en faisait partie et les plus grands spécialistes mondiaux du 25 km eau étaient de la partie : son coéquipier Axel Reymond (double champion du monde), Simone Ruffini (1er en 2015), Alessio Occhipinti (3e en 2019), Edoardo Stocchino et Evgenij Pop Acev (deux fois lauréat du Grand Prix FINA). Lorsque les Italiens ont attaqué après le 20e km, le Néerlandais de 29 ans s’est retrouvé distancé. Mais après une chasse remarquable, il a réussi à déborder Axel Reymond, Francesco Ghettini et Simone Ruffini et terminer 2e derrière Occhipinti.

2e de la Capri-Napoli

«Je suis très heureux de rentrer à la maison avec la deuxième place. Non seulement parce qu’il y avait des nageurs incroyables au sein du peloton mais aussi parce que mon parcours pour revenir au plus haut niveau a été rude. J’ai contracté une blessure au dos, juste d’avant d’essayer de faire le temps sur les 25 km en piscine nécessaire pour me qualifier à l’Euro de Budapest. C’était en mars dernier. Et au bout des 500 longueurs et 4h53 d’efforts, j’avais manqué le chrono pour…25 secondes ! Mentalement, ça avait été difficile à accepter», raconte le spécialiste de l’eau libre, qui s’est bien remobilisé.

Leader de la Coupe de France

Cet été, le compagnon de Caroline Jouisse a pris la tête de la Coupe de France d’eau libre (grâce à ses 12 victoires en 13 courses) et est désormais 2e du classement général de la Coupe du monde d’ultra-marathon (NDLR : il avait fini 4e sur 25 km et 9e sur 10 km à Ohrid en Macédoine du Nord avant sa superbe course à Naples). Il n’a jamais semblé aussi fort. «Marcel a le potentiel pour viser des médailles en 2022 aux Championnats du monde (en mai à Fukuoka) et aux Championnats d’Europe (en août à Rome)», estime Guy Canzano, le président de l’AASS Natation 95. Julien BIGORNE

 

Son été

8 victoires en 13 courses ; leader de la Coupe de France d’eau libre et 2e au classement provisoire de la Coupe du monde d’ultra-marathon.

Résultats : 1er du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir (10 km) le 3 juillet ; 1er du Grand des Lisières de l’Oise à Choisy-au-Bac (5 km et 10 km) les 14 et 15 juillet ; 1er de la Traversée du Lac des Vieilles Forges aux Mazures (5 km) le 25 juillet ; 1er de la Traversée du Lac d’Annecy (2,4 km) le 15 août ; 1er à Veretz (10 km) le 11 septembre ; 1er du Rad’eau libre de Cherbourg (5 km) le 12 septembre ; 1er à Bouchain (5 km) le 18 septembre ; 2e de la Coupe du monde Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 2e du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 4e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 9e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Tout d’un grand

Spécialiste de la natation en eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière), Marcel Schouten (29 ans) est originaire de la région d’Haarlem (Pays-Bas) comme Monique Wildschut (plusieurs fois championne du monde entre 1984 et 1988) et Wandy Kater (vice-championne d’Europe 1989 sur 5 km). Il fait ses débuts à haut niveau en 2010 à l’EJK Hoorn, en même temps que Ferry Weertman (champion olympique 2016 du 10 km). Avec son glorieux partenaire d’entraînement ainsi que Sharon Von Rouwendaal (alors sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95), il était devenu champion d’Europe 2014 et vice-champion du monde 2015 du relais mixte. En individuel, le Néerlandais totalise cinq podiums sur des épreuves internationales : 1er au Lac Saint-Jean (sur 10 km en 2018 puis sur 32 km en 2019), 1er de la Capri-Napoli (sur 36 km, en 2020) et 2e de la même course en 2021 et 3e à Cancun (sur 15 km, 2014). Il s’est entraîné à Eindhoven, à Rome et à Bourges avant de rejoindre l’AAS Sarcelles Natation 95 avec sa compagne Caroline Jouisse. J.B.   

 

Coupe du monde : Jouisse, quel plaisir !

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 6 - CAROLINE JOUISSE le 5 septembre à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Naples

 

Première Française à remporter la célèbre Capri-Napoli, la sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 prend la tête de la Coupe du monde d’ultra-marathon en eau libre.

Le 5 septembre, Caroline Jouisse est devenue la première Française – au bout de 56 éditions – à remporter la mythique Capri-Napoli, en Italie. Cette épreuve créée en 1949 est la plus ancienne course de nage en eau libre. Elle a attribué des titres de champion du monde jusqu’en 1992, est l’une des trois manches du Grand Prix Fina / Coupe du monde d’ultra-marathon cette année et reste la référence ultime de la nage en lac, mer et rivière. La sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) a réussi à parcourir les 36 km entre Marina Grande sur l’île de Capri et Circolo Canottieri à Naples en 6 h 49. Elle a relégué Lisa Pou (championne de France du 25 km) à 3 minutes, l’Italienne Rebecca Talanti à 19’35 et l’Argentine Pilar Geijo (recordwoman du Grand Prix Fina) à 32’12 !

Devant Lisa Pou

«Si l’eau était à 25° C, les conditions ont été mouvementées, avec beaucoup de vagues et de houles. Le ciel était sombre, brumeux et il y a eu un orage vers le Mont Vésuve », raconte la meneuse de la Coupe du monde d’ultra 2021, classée 2e du 32 km d’Ohrid fin août. « Ici, il n’y avait pas de bouées, sauf dans le chenal d’arrivée. Il fallait veiller à garder les bonnes trajectoires durant la traversée de la mer tyrrhénienne. Ma stratégie était de suivre le plus longtemps possible les garçons. J’y suis parvenue durant 4 h 15. Seule Lisa Pou a fait mieux». Mais la Sarcelloise s’accroche. À 6 km de l’arrivée, son ravitailleur (Julien Arot), qui la suit en bateau, lui indique qu’elle vient de doubler sa rivale.

Série de podiums

La Valdoisienne, connue pour ses médailles de bronze sur le 25 km de l’Euro 2016 et le 10 km des Mondiaux militaires 2019, s’envole vers le plus beau succès individuel de sa carrière. Depuis qu’elle s’entraîne au CAF de Sarcelles-Fontainebleau sous les conseils de Magali Merino, Caroline Jouisse cumule alors 7 podiums d’affilée. Parmi eux, 3 en Coupe du monde alors qu’elle n’en comptait qu’un seul jusque-là en 9 ans de carrière. Elle semble avoir trouvé la formule gagnante à l’entraînement. «Un kilométrage plus élevé sur mes 10 séances hebdomadaires, une utilisation accrue du pull-buoy à l’échauffement et des séries en nage complète avant celles avec matériel», résume la Sarcelloise, qui participera prochainement aux Coupes d’Europe de Barcelone et de Piombino. «Caroline, c’est un très fort potentiel arrivé à maturité. Avant son exploit sur la Capri-Napoli, elle avait aussi devancé Pilar Geijo (4 fois lauréate du Grand Prix FINA) sur le 25 km d’Ohrid et relégué Lisa Pou (championne de France en titre) à plus de 7 minutes sur le 10 km de Quiberon», conclut Guy Canzano, président de l’AASS Natation 95. Julien BIGORNE

 

Son été

13 podiums en 13 courses (dont 3 en Coupes du monde). 11 victoires. Leader de la Coupe du monde d’ultra-marathon. 1 sélection en équipe de France A’.

Résultats : 1re de la Coupe du monde de Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 1re du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir (10 km) le 3 juillet ; 1re du Grand Prix des Lisières de l’Oise à Choisy-au-Bac (5 km et 10 km) les 14 et 15 juillet ; 1re du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 1re de la Traversée du Lac des Vieilles Forges aux Mazures (5 km) le 25 juillet ; 1re de la Traversée du Lac d’Annecy (2,4 km) le 15 août ; 1re à Veretz (10 km) le 11 septembre ; 1re du Rad’Eau libre de Cherbourg (5 km) le 12 septembre ; 1re à Bouchain (10 km) le 18 septembre ; 2e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 3e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Coupe du monde EL : Reymond grandiose

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EPISODE 4 - AXEL REYMOND le 21 août à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Ohrid  

 

Le 21 août en Macédoine du Nord, Axel Reymond a remporté au sprint la première étape du Grand Prix FINA, la Coupe du monde d’Ultra-marathon de nage en eau libre. Au terme de l’épreuve de 32 km dans le lac d’Ohrid, le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 a devancé d’une seconde l’Italien Edoardo Stochino et de trois secondes le Macédonien Evgenij Pop Acev…après 5 h 10 d’efforts ! Le double champion du monde et triple champion d’Europe du 25 km s’est imposé là pour la troisième fois sur la course Saint-Naum - Ohrid, après ses succès en 2013 et en 2019. «Cette victoire est une étape vers mon objectif majeur de la saison : être le premier vainqueur Français de la Coupe du monde d’ultra-marathon depuis Joanes Hedel en 2014», dévoile le protégé de Magali Merino.

Leader de la Coupe du monde

«Cette course me montre que je suis sur la bonne voie. Je revenais de deux semaines de vacances et je parviens à battre les plus grands spécialistes des courses de plus de 30 km – Edoardo Stochino et Evgenij Pop Acev (respectivement lauréat du Grand Prix FINA en 2018 et en 2019) et Marcel Schouten (1er de la Traversée du Lac Saint-Jean 2019 et de la Capri-Napoli 2020) – et à reléguer à trois minutes Marc-Antoine Olivier (6e sur 10 km aux JO de Tokyo)». Dans une eau à 25° C et sous le soleil, le Sarcellois a mené à partir du 13e km et même tenté plusieurs échappées. Ce succès est celui d’un talent prodigieux, d’un travail énorme et d’une préparation adaptée.

Succès estivaux

«En l’espace de cinq semaines, du 13 juin au 18 juillet, Axel a disputé huit courses d’eau libre. Il en a remporté sept, dont le titre national sur 25 km, le 5 km du Défi Monte Cristo et les 10 km du Lac de Vioreau, de Cergy et de Quiberon. Le 20 juin, il a même participé à un 10 km avant le 1 500 m des Championnats de France en bassin», raconte son entraîneur Magali Merino. Axel Reymond occupe toujours le fauteuil de leader de la Coupe du monde d’Ultra-marathon, après sa 5e place à Naples le 5 septembre en Italie. Il lui reste à performer le 21 novembre sur le 15 km de Rosario (Argentine) pour réussir sa quête. En attendant, place à un autre défi : deux 10 km en deux jours, le 25 septembre à Barcelone puis le 26 septembre à Jablines. Julien BIGORNE

 

Son été

6 victoires en 9 courses ; leader de la Coupe du monde d’ultra-marathon.

Résultats : 1er de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 1er du Défi Monte-Cristo (2 km ; 2,5 km et 5 km) du 9 au 11 juillet ; 1er du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 2e du Défi Monte-Cristo (3,5 km) le 9 juillet ; 5e de la Coupe du monde de Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 6e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Jets 7/10 - L’âge d’or de Schouten

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 7 - MARCEL SCHOUTEN le 5 septembre à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Naples

 

Le 5 septembre, Marcel Schouten est passé près de remporter pour la seconde fois d’affilée la Capri-Napoli, l’épreuve d’eau libre la plus prestigieuse au monde. Le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 s’était imposé l’an dernier, alors que la compétition ne figurait pas au calendrier de la Coupe du monde d’ultra-marathon. Cette fois, la course de 36 km en mer tyrrhénienne en faisait partie et les plus grands spécialistes mondiaux du 25 km eau étaient de la partie : son coéquipier Axel Reymond (double champion du monde), Simone Ruffini (1er en 2015), Alessio Occhipinti (3e en 2019), Edoardo Stocchino et Evgenij Pop Acev (deux fois lauréat du Grand Prix FINA). Lorsque les Italiens ont attaqué après le 20e km, le Néerlandais de 29 ans s’est retrouvé distancé. Mais après une chasse remarquable, il a réussi à déborder Axel Reymond, Francesco Ghettini et Simone Ruffini et terminer 2e derrière Occhipinti.

2e de la Capri-Napoli

«Je suis très heureux de rentrer à la maison avec la deuxième place. Non seulement parce qu’il y avait des nageurs incroyables au sein du peloton mais aussi parce que mon parcours pour revenir au plus haut niveau a été rude. J’ai contracté une blessure au dos, juste d’avant d’essayer de faire le temps sur les 25 km en piscine nécessaire pour me qualifier à l’Euro de Budapest. C’était en mars dernier. Et au bout des 500 longueurs et 4h53 d’efforts, j’avais manqué le chrono pour…25 secondes ! Mentalement, ça avait été difficile à accepter», raconte le spécialiste de l’eau libre, qui s’est bien remobilisé.

Leader de la Coupe de France

Cet été, le compagnon de Caroline Jouisse a pris la tête de la Coupe de France d’eau libre (grâce à ses 12 victoires en 13 courses) et est désormais 2e du classement général de la Coupe du monde d’ultra-marathon (NDLR : il avait fini 4e sur 25 km et 9e sur 10 km à Ohrid en Macédoine du Nord avant sa superbe course à Naples). Il n’a jamais semblé aussi fort. «Marcel a le potentiel pour viser des médailles en 2022 aux Championnats du monde (en mai à Fukuoka) et aux Championnats d’Europe (en août à Rome)», estime Guy Canzano, le président de l’AASS Natation 95. Julien BIGORNE

 

Son été

8 victoires en 13 courses ; leader de la Coupe de France d’eau libre et 2e au classement provisoire de la Coupe du monde d’ultra-marathon.

Résultats : 1er du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir (10 km) le 3 juillet ; 1er du Grand des Lisières de l’Oise à Choisy-au-Bac (5 km et 10 km) les 14 et 15 juillet ; 1er de la Traversée du Lac des Vieilles Forges aux Mazures (5 km) le 25 juillet ; 1er de la Traversée du Lac d’Annecy (2,4 km) le 15 août ; 1er à Veretz (10 km) le 11 septembre ; 1er du Rad’eau libre de Cherbourg (5 km) le 12 septembre ; 1er à Bouchain (5 km) le 18 septembre ; 2e de la Coupe du monde Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 2e du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 4e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 9e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Tout d’un grand

Spécialiste de la natation en eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière), Marcel Schouten (29 ans) est originaire de la région d’Haarlem (Pays-Bas) comme Monique Wildschut (plusieurs fois championne du monde entre 1984 et 1988) et Wandy Kater (vice-championne d’Europe 1989 sur 5 km). Il fait ses débuts à haut niveau en 2010 à l’EJK Hoorn, en même temps que Ferry Weertman (champion olympique 2016 du 10 km). Avec son glorieux partenaire d’entraînement ainsi que Sharon Von Rouwendaal (alors sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95), il était devenu champion d’Europe 2014 et vice-champion du monde 2015 du relais mixte. En individuel, le Néerlandais totalise cinq podiums sur des épreuves internationales : 1er au Lac Saint-Jean (sur 10 km en 2018 puis sur 32 km en 2019), 1er de la Capri-Napoli (sur 36 km, en 2020) et 2e de la même course en 2021 et 3e à Cancun (sur 15 km, 2014). Il s’est entraîné à Eindhoven, à Rome et à Bourges avant de rejoindre l’AAS Sarcelles Natation 95 avec sa compagne Caroline Jouisse. J.B.   

 

Jets 6/10 - Jouisse, quel plaisir !

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 6 - CAROLINE JOUISSE le 5 septembre à la Coupe du monde d'ultra-marathon à Naples

 

Première Française à remporter la célèbre Capri-Napoli, la sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 prend la tête de la Coupe du monde d’ultra-marathon en eau libre.

Le 5 septembre, Caroline Jouisse est devenue la première Française – au bout de 56 éditions – à remporter la mythique Capri-Napoli, en Italie. Cette épreuve créée en 1949 est la plus ancienne course de nage en eau libre. Elle a attribué des titres de champion du monde jusqu’en 1992, est l’une des trois manches du Grand Prix Fina / Coupe du monde d’ultra-marathon cette année et reste la référence ultime de la nage en lac, mer et rivière. La sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) a réussi à parcourir les 36 km entre Marina Grande sur l’île de Capri et Circolo Canottieri à Naples en 6 h 49. Elle a relégué Lisa Pou (championne de France du 25 km) à 3 minutes, l’Italienne Rebecca Talanti à 19’35 et l’Argentine Pilar Geijo (recordwoman du Grand Prix Fina) à 32’12 !

Devant Lisa Pou

«Si l’eau était à 25° C, les conditions ont été mouvementées, avec beaucoup de vagues et de houles. Le ciel était sombre, brumeux et il y a eu un orage vers le Mont Vésuve », raconte la meneuse de la Coupe du monde d’ultra 2021, classée 2e du 32 km d’Ohrid fin août. « Ici, il n’y avait pas de bouées, sauf dans le chenal d’arrivée. Il fallait veiller à garder les bonnes trajectoires durant la traversée de la mer tyrrhénienne. Ma stratégie était de suivre le plus longtemps possible les garçons. J’y suis parvenue durant 4 h 15. Seule Lisa Pou a fait mieux». Mais la Sarcelloise s’accroche. À 6 km de l’arrivée, son ravitailleur (Julien Arot), qui la suit en bateau, lui indique qu’elle vient de doubler sa rivale.

Série de podiums

La Valdoisienne, connue pour ses médailles de bronze sur le 25 km de l’Euro 2016 et le 10 km des Mondiaux militaires 2019, s’envole vers le plus beau succès individuel de sa carrière. Depuis qu’elle s’entraîne au CAF de Sarcelles-Fontainebleau sous les conseils de Magali Merino, Caroline Jouisse cumule alors 7 podiums d’affilée. Parmi eux, 3 en Coupe du monde alors qu’elle n’en comptait qu’un seul jusque-là en 9 ans de carrière. Elle semble avoir trouvé la formule gagnante à l’entraînement. «Un kilométrage plus élevé sur mes 10 séances hebdomadaires, une utilisation accrue du pull-buoy à l’échauffement et des séries en nage complète avant celles avec matériel», résume la Sarcelloise, qui participera prochainement aux Coupes d’Europe de Barcelone et de Piombino. «Caroline, c’est un très fort potentiel arrivé à maturité. Avant son exploit sur la Capri-Napoli, elle avait aussi devancé Pilar Geijo (4 fois lauréate du Grand Prix FINA) sur le 25 km d’Ohrid et relégué Lisa Pou (championne de France en titre) à plus de 7 minutes sur le 10 km de Quiberon», conclut Guy Canzano, président de l’AASS Natation 95. Julien BIGORNE

 

Son été

13 podiums en 13 courses (dont 3 en Coupes du monde). 11 victoires. Leader de la Coupe du monde d’ultra-marathon. 1 sélection en équipe de France A’.

Résultats : 1re de la Coupe du monde de Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre ; 1re du Défi de la Salamandre à Villiers-sur-Loir (10 km) le 3 juillet ; 1re du Grand Prix des Lisières de l’Oise à Choisy-au-Bac (5 km et 10 km) les 14 et 15 juillet ; 1re du Défi de Quiberon (3 km et 10 km) les 17 et 18 juillet ; 1re de la Traversée du Lac des Vieilles Forges aux Mazures (5 km) le 25 juillet ; 1re de la Traversée du Lac d’Annecy (2,4 km) le 15 août ; 1re à Veretz (10 km) le 11 septembre ; 1re du Rad’Eau libre de Cherbourg (5 km) le 12 septembre ; 1re à Bouchain (10 km) le 18 septembre ; 2e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 3e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août.

 

Jets 5/10 - Magne prend du galon

Revivez les dix temps forts du riche été 2021 des "Jets de Sarcelles", meilleur club français en eau libre depuis quatre ans. 

EPISODE 5 - MATTHIEU MAGNE le 28 août à la Coupe du monde de 10 km d'Ohrid

 

Le 26 septembre, Matthieu Magne retrouvera le site de Jablines (Seine-et-Marne), le site où il a découvert la natation en eau libre et s’est pris de passion pour cette discipline pratiquée en lac, mer et rivière. En l’espace de huit ans, le protégé de Magali Merino a connu une ascension vertigineuse. En septembre dernier, le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 avait conquis trois podiums nationaux dans sa catégorie. Cette année, il a fait encore mieux : champion de France junior 3 et vice-champion de France toutes catégories sur 25 km (derrière Axel Reymond) et 2e junior 3 sur 5 km. Et le meilleur était encore à venir cet été.

Sélection en équipe de France A’

«J’ai débuté par une sélection en équipe de France A’ sur le 10 km de Quiberon. C’était une course de haut niveau, où j’ai beaucoup appris. Sur le 5e des 6 tours, Axel (Reymond) et Marcel (Schouten) se sont échappés sur la gauche. Je les ai suivi un temps mais leur cadence est devenue trop élevée et j’ai été repris par Alexandre (Verplaetse) et Logan (Fontaine). Dans le dernier tour, j’ai réussi à me faire oublier et à les distancer dans la dernière ligne droite pour sceller un triplé des Jets de Sarcelles». Le temps de souffler durant deux semaines et s’entraîner dans le bassin de 25 m de Moret-sur-Loing et le voilà en Macédoine du Nord, pour participer à sa première compétition internationale.

Deux tops 10 en Coupe du monde

«Le 25 km d’Ohrid était une traversée. Ça change tout, car il n’y a pas de ravitaillement sur un ponton. Nous étions suivis en bateau par une personne qui nous ravitaillait en nous tendant au bout d’une perche boissons énergisantes et topettes (des pochettes carrées de 25 grammes contenant un gel énergétique). Mon père (Cyril Magne) a tenu ce rôle et me ravitaillait tous les quarts d’heure. Il m’indiquait sur une ardoise le chiffre ‘‘5’’ et ça signifiait qu’il fallait ravitailler dans 5 minutes». Durant 20 km, Matthieu Magne a suivi le groupe de tête emmené par Marc-Antoine Olivier puis par Axel Reymond. «Tout allait bien jusqu’au moment où j’ai eu envie de faire pipi. C’est un problème que je dois régler car je n’arrive pas à faire en nageant. J’ai dû m’arrêter, ce qui m’a fait perdre du temps et je n’ai pas réussi à revenir», raconte le Sarcellois, 9e à 9 minutes d’un Axel Reymond victorieux.

«Une semaine plus tard, le 28 août sur le 10 km, j’ai réalisé une très bonne course et décroché un nouveau top 10 (9e). Je distance le Brésilien Allan Do Carmo (vice-champion du monde du relais en 2015 et 14e sur 10 km aux JO 2008) avant de finir à la touche avec Marcel (Schouten) qui me bat de deux dixièmes de secondes. Cette performance pourrait m’ouvrir les portes d’une sélection à la Coupe du monde d’Abu Dhabi ou de Doha», savoure Matthieu, qui a encore l’occasion de repousser ses limites, le 5 septembre, sur la Capri-Napoli.

Capri-Napoli au mental  

Cette course italienne de 36 km est LA référence de l’eau libre. «C’était ma troisième course en mer. Ce fut réellement compliqué. J’ai suivi le groupe de tête durant 3h30. Là, les Italiens ont attaqué et le peloton s’est scindé en deux. Axel et Marcel se sont retrouvés distancés et ont commencé à chasser. J’ai tenté de les suivre avant d’exploser au bout de 5 minutes. Je me suis retrouvé seul, dans des vagues qui montaient de plus en plus haut en raison d’orages sur la côte. Il restait encore 15 kilomètres. J’ai dû me battre pour finir l’épreuve à la 11e place après 7 h d’efforts. Ça a été la course la plus dure de ma vie». Un effort loin d’être vain puisque Matthieu est 7e du classement général provisoire de la Coupe du monde d’ultra. Il se battra à coup sûr pour garder sa place dans le top 8, récompensé au terme de la dernière manche le 21 novembre à Rosario (Argentine). Entre-temps, un autre défi l’attend : deux 10 km les 25 et 26 septembre à la Coupe d’Europe de Barcelone et à la finale de la Coupe de France à Jablines. Julien BIGORNE

Son été

5 podiums, 1 sélection en équipe de France A’, 3 participations à des Coupes du monde. 

Résultats : 2e du Défi Monte-Cristo (2 km et 2,5 km) les 9 et 10 juillet ; 3e du Défi Monte-Cristo (3,5 et 5 km) les 9 et 11 juillet ; 3e du Défi de Quiberon (10 km) le 18 juillet ; 4e du Défi de Quiberon (3 km) le 17 juillet ; 9e de la Coupe du monde d’Ohrid (25 km) le 21 août ; 10e de la Coupe du monde d’Ohrid (10 km) le 28 août ; 11e de la Coupe du monde de Capri-Napoli (36 km) le 5 septembre.

 

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