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Grangeon : vice-championne d’Europe

Deuxième derrière l’Allemande Boy, Lara Grangeon-De Villele (AAS Sarcelles Natation 95) a décroché le meilleur résultat français depuis 1993 sur le 25 km féminin des Championnats d’Europe d’eau libre (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia)

Troisième aux Mondiaux 2019, Lara Grangeon-De Villele (Aas Sarcelles Natation 95) est devenue, dimanche, vice-championne d’Europe du 25 km. Rassurant à 2 mois des JO. 

C’est assurément la médaille de la persévérance. Dimanche, une demi-heure après le sacre d’Axel Reymond, Lara Grangeon-De Villele est devenue vice-championne d’Europe du 25 km en eau libre, au Luc Lupa, près de Budapest (Hongrie). La veille, la sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 n’était même pas engagée sur la course. Mais sa forme ascendante (9e sur le 10 km) et la tournure des événements l’ont convaincue de tenter sa chance. «Je ne voulais pas rester sur des quatrièmes places (à 5 secondes du podium sur 5 km puis à deux dixièmes sur le relais 4x1 250 m mixte) et cette épreuve constituait une bonne préparation mentale en vue des Jeux Olympiques de Tokyo», explique la protégée de Philippe Lucas.   

«La course la plus dure de ma carrière»

De son propre aveu, cette course aura été la plus dure de sa carrière en eau libre débutée en 2017. «J’ai eu envie d’abandonner plusieurs fois, mais j’ai résisté et je me suis accrochée de toutes mes forces». Un temps en tête en première partie de course, la nageuse d’origine néo-calédonienne a rétrogradé au 13ème rang à mi-parcours. «Je me suis pris un coup au visage puis j’ai eu un point de côté. Je me suis alors répétée que je portais le bonnet de l’équipe de France et que je n’avais pas le droit de lâcher», raconte la compétitrice, qui a déjà participé deux fois aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012 et sur 200 m papillon en 2016) et disputera sa troisième olympiade, le mercredi 4 août sur la base nautique d’Odaiba (Japon), à l’occasion du 10 km féminin.  

«Hors de question de finir à nouveau quatrième !»

Même si le port de la combinaison néoprène n’était pas forcément à son avantage, elle a réussi à revenir aux avant-postes. Mais quand l’Allemande Léa Boy (championne du monde 2019 du relais mixte) est partie, elle a compris qu’elle n’arriverait pas à la reprendre. «J’ai néanmoins pensé au podium. Dans le groupe de chasse, nous étions trois pour deux places. Je me suis dit qu’il était hors de question de finir à nouveau quatrième !». Son sprint final avec l’Italienne Barbara Pozzobon (lauréate de la Capri-Napoli et du Grand Prix de Santa Fé en 2019) et la Hongroise Kata Somenek Onon (5e aux Universiades 2017 sur 10 km) est des plus stressants. L’Italienne lui agrippe la cheville au passage d’une bouée mais elle repart de plus bel.

«Meilleure au sprint»

«Dans les 700 derniers mètres, j’ai réalisé un très bon final. Les choses mises en place à l’entraînement pour améliorer cette partie de la course ont porté leurs fruits. Je nage moins qu’avant ce qui n’a pas entamé mon endurance, mais je suis désormais plus rapide au sprint», confie Lara, qui a devancé Pozzobon de 3 dixièmes de secondes et Somenek Onon de trois secondes. La sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a décroché à cette occasion le meilleur résultat français sur le 25 km des Championnats d’Europe d’eau libre depuis le titre d’Anne Chagnaud en 1993. Médaillée de bronze en 2018, la protégée de Philippe Lucas goûte cette fois à l’argent. Pour le moins encourageant à deux mois des JO. Julien BIGORNE     

 

Bio express

- Lara Grangeon- De Villele. 29 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Entraînée par Philippe Lucas.

- Qualifiée à trois reprises aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012, 18ème sur 200 m papillon en 2016, en lice pour le 10 km le 4 août prochain).

- Plus de 50 fois championne de France élite ; 36 victoires aux Jeux du Pacifique Sud.

- Sur 25 km : vice-championne d’Europe 2021 (3e en 2018) ; 3ème aux Mondiaux 2019.

- Sur 10 km : 4e aux Mondiaux 2019 (qualification aux JO de Tokyo).

- Sur le relais mixte : 3e aux Championnats d’Europe 2018.

- Sur 200 m papillon : vice-championne d’Europe 2015 en petit bassin ; 4e aux Mondiaux 2018 en petit bassin ; 9 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2011 et 2020

- Sur 400 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010, 2015) ; finaliste à l’Euro (2012, 2016) ; 6 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2009 et 2016.

- Sur 200 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010) ; finaliste à l’Euro (2010)

Grangeon : vice-championne d’Europe

Deuxième derrière l’Allemande Boy, Lara Grangeon-De Villele (AAS Sarcelles Natation 95) a décroché le meilleur résultat français depuis 1993 sur le 25 km féminin des Championnats d’Europe d’eau libre (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia)

Troisième aux Mondiaux 2019, Lara Grangeon-De Villele (Aas Sarcelles Natation 95) est devenue, dimanche, vice-championne d’Europe du 25 km. Rassurant à 2 mois des JO. 

C’est assurément la médaille de la persévérance. Dimanche, une demi-heure après le sacre d’Axel Reymond, Lara Grangeon-De Villele est devenue vice-championne d’Europe du 25 km en eau libre, au Luc Lupa, près de Budapest (Hongrie). La veille, la sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 n’était même pas engagée sur la course. Mais sa forme ascendante (9e sur le 10 km) et la tournure des événements l’ont convaincue de tenter sa chance. «Je ne voulais pas rester sur des quatrièmes places (à 5 secondes du podium sur 5 km puis à deux dixièmes sur le relais 4x1 250 m mixte) et cette épreuve constituait une bonne préparation mentale en vue des Jeux Olympiques de Tokyo», explique la protégée de Philippe Lucas.   

«La course la plus dure de ma carrière»

De son propre aveu, cette course aura été la plus dure de sa carrière en eau libre débutée en 2017. «J’ai eu envie d’abandonner plusieurs fois, mais j’ai résisté et je me suis accrochée de toutes mes forces». Un temps en tête en première partie de course, la nageuse d’origine néo-calédonienne a rétrogradé au 13ème rang à mi-parcours. «Je me suis pris un coup au visage puis j’ai eu un point de côté. Je me suis alors répétée que je portais le bonnet de l’équipe de France et que je n’avais pas le droit de lâcher», raconte la compétitrice, qui a déjà participé deux fois aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012 et sur 200 m papillon en 2016) et disputera sa troisième olympiade, le mercredi 4 août sur la base nautique d’Odaiba (Japon), à l’occasion du 10 km féminin.  

«Hors de question de finir à nouveau quatrième !»

Même si le port de la combinaison néoprène n’était pas forcément à son avantage, elle a réussi à revenir aux avant-postes. Mais quand l’Allemande Léa Boy (championne du monde 2019 du relais mixte) est partie, elle a compris qu’elle n’arriverait pas à la reprendre. «J’ai néanmoins pensé au podium. Dans le groupe de chasse, nous étions trois pour deux places. Je me suis dit qu’il était hors de question de finir à nouveau quatrième !». Son sprint final avec l’Italienne Barbara Pozzobon (lauréate de la Capri-Napoli et du Grand Prix de Santa Fé en 2019) et la Hongroise Kata Somenek Onon (5e aux Universiades 2017 sur 10 km) est des plus stressants. L’Italienne lui agrippe la cheville au passage d’une bouée mais elle repart de plus bel.

«Meilleure au sprint»

«Dans les 700 derniers mètres, j’ai réalisé un très bon final. Les choses mises en place à l’entraînement pour améliorer cette partie de la course ont porté leurs fruits. Je nage moins qu’avant ce qui n’a pas entamé mon endurance, mais je suis désormais plus rapide au sprint», confie Lara, qui a devancé Pozzobon de 3 dixièmes de secondes et Somenek Onon de trois secondes. La sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a décroché à cette occasion le meilleur résultat français sur le 25 km des Championnats d’Europe d’eau libre depuis le titre d’Anne Chagnaud en 1993. Médaillée de bronze en 2018, la protégée de Philippe Lucas goûte cette fois à l’argent. Pour le moins encourageant à deux mois des JO. Julien BIGORNE     

 

Bio express

- Lara Grangeon- De Villele. 29 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Entraînée par Philippe Lucas.

- Qualifiée à trois reprises aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012, 18ème sur 200 m papillon en 2016, en lice pour le 10 km le 4 août prochain).

- Plus de 50 fois championne de France élite ; 36 victoires aux Jeux du Pacifique Sud.

- Sur 25 km : vice-championne d’Europe 2021 (3e en 2018) ; 3ème aux Mondiaux 2019.

- Sur 10 km : 4e aux Mondiaux 2019 (qualification aux JO de Tokyo).

- Sur le relais mixte : 3e aux Championnats d’Europe 2018.

- Sur 200 m papillon : vice-championne d’Europe 2015 en petit bassin ; 4e aux Mondiaux 2018 en petit bassin ; 9 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2011 et 2020

- Sur 400 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010, 2015) ; finaliste à l’Euro (2012, 2016) ; 6 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2009 et 2016.

- Sur 200 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010) ; finaliste à l’Euro (2010)

 

Reymond : triple champion d'Europe !

Axel Reymond (Aas Sarcelles Natation 95) est le premier compétiteur à être sacré pour la 3ème fois champion d’Europe sur 25 km (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia).

Roi incontesté du 25 km, déjà double champion du monde, Axel Reymond est devenu le premier nageur à décrocher un troisième titre européen sur sa distance de prédilection.

Hier à 14h30, Axel Reymond est sorti triomphant des eaux du Lac Lupa, au nord de Budapest. C’est en Hongrie – à 100 kilomètres du lac Balaton où il avait décroché son premier titre mondial en 2017 – que le sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) est entré dans la légende de l’eau libre. Le protégé de Magali Merino est devenu le premier nageur à décrocher un 3ème titre de champion d’Europe sur 25 km. Mieux que l’Allemand Christof Wandratsch (1er en 1991 et 1995), le Russe Aleksey Akatiyev (lauréat en 1997 et 1999) et l’Italien Valerio Cleri (vainqueur en 2008 et 2010), les références lorsque le Valdoisien fut sélectionné pour la première fois en équipe de France A en 2012.

«Un modèle d’exigence et de rigueur»

Sur cette distance de grand fond, exigeant entre 4h30 et 6h d’efforts, il est aussi le premier Français à s’octroyer une 4ème médaille continentale, dépassant Stéphane Lecat. Le directeur technique national a été l’un des premiers à saluer la performance du Sarcellois : «Axel est un modèle d’exigence et de rigueur. C’est un très grand champion ! Il a beaucoup travaillé pour revenir à son meilleur niveau après un premier confinement difficile. Ce titre, c’est la réussite du binôme qu’il forme avec son entraîneur Magali Merino. Ils sont très professionnels».

«Davantage de vitesse» 

Guy Canzano, président de l’Aass Natation 95, a également réagi quelques minutes après son sacre. «Axel s’est entraîné différemment cette saison. Il a travaillé davantage sa vitesse, ce qui s’est vu vendredi sur le 10 km où il rivalisa jusqu’au dernier kilomètre avec le vainqueur italien Paltrinieri. Sur ce 25 km, il était le favori et a très bien supporter la pression». Au départ, le pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau était surveillé du coin de l’œil par tous les concurrents. Sur 25 km, son bilan international depuis 2014 est en effet exceptionnel : deux titres mondiaux (2017, 2019), deux titres européens (2014, 2016), deux succès à la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), soit 6 victoires en 8 courses. De surcroît, le Sarcellois avait à cœur de récupérer son titre continental, cédé en 2018 au Hongrois Rasovszky.

«Désormais rompu à la combinaison néoprène»

«En Écosse, j’avais fini 4e parce qu’il s’agissait de mon premier 25 km en néoprène. Ma combinaison avait pris l’eau pendant la course et dans le final, je n’avançais plus. Cette fois, l’expérience aidant, je me sentais plus à l’aise», confie le champion. Après un premier 7 km mené par le Tchèque Matej Kozubek, Axel Reymond porta ses premières accélérations. Celle du 12e km manqua d’être décisive. «J’ai essayé plusieurs fois de partir. Mais la combinaison néoprène lisse les niveaux et je n’ai pas réussi à creuser l’écart», explique-t-il.

À défaut d’un mano-à-mano avec Evgeny Drattsev (à Berlin en 2014) ou d’une échappée solitaire avec quatre minutes d’avance (à Hoorn en 2016), le sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a contrôlé les débats, restant toujours en tête, changeant fréquemment de cap, usant ses rivaux par une cadence effrénée. Après 20 km de course, même les Italiens Simone Ruffini (champion du monde en 2015), Alessio Occhipinti (3ème des Mondiaux 2019) et le Néerlandais Lars Bottelier (vainqueur du Marathon de l’Australie en 2020) se montraient las.

Seul Français champion d’Europe d’eau libre en 2021

«Dans le dernier tour, j’étais super bien. J’avais encore les ressources pour accélérer. J’ai senti que Mattéo Furlan (2e en 2016 et 3e en 2018 aux derniers Championnats d’Europe) et Kirill Abrosimov (champion d’Europe du 5 km et du 10 km en 2014) avaient du mal à répondre», raconte Axel, qui, grâce à un dernier 700 mètres époustouflant, touchait la plaque cinq secondes avant ses dauphins. Il était le seul Français à s’imposer sur ces Championnats d’Europe d’eau libre, réussissant là où Marc-Antoine Olivier (Dunkerque Natation, 2e sur 5 km et sur 10 km) et Océane Cassignol (Montpellier Métropole, 3e sur 5 km) avaient échoué. Une demi-heure plus tard, sa coéquipière Lara Grangeon terminait vice-championne d’Europe du 25 km à 1’01 de l’Allemande Léa Boy, offrant à l’Aas Sarcelles Natation 95 une deuxième médaille méritée sur ce Championnat continental. Julien BIGORNE    

Bio express

> Axel Reymond. 27 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau, entraîné par Magali Merino.

- Spécialiste de l’eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière).

- Sur 25 km : triple champion d’Europe = un record (2014, 2016, 2021), double champion du monde (2017, 2019), lauréat de la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), 8 fois champion de France (depuis 2012).  

- Sur 10 km : champion du monde militaire (2019), lauréat de la Coupe du monde d’Abu Dhabi (2015), 2 fois champion de France (2013, 2015).

- Sur 5 km : champion du monde militaire (2019), vice-champion d’Europe (2018), champion de France (2015).  

- Seul sportif français de la FFN (avec Virginie Dedieu) médaillé sur cinq éditions des Championnats d'Europe.

 

 

Reymond : triple champion d’Europe !

Axel Reymond (Aas Sarcelles Natation 95) est le premier compétiteur à être sacré pour la 3ème fois champion d’Europe sur 25 km (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia).

Roi incontesté du 25 km, déjà double champion du monde, Axel Reymond est devenu le premier nageur à décrocher un troisième titre européen sur sa distance de prédilection.

Hier à 14h30, Axel Reymond est sorti triomphant des eaux du Lac Lupa, au nord de Budapest. C’est en Hongrie – à 100 kilomètres du lac Balaton où il avait décroché son premier titre mondial en 2017 – que le sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) est entré dans la légende de l’eau libre. Le protégé de Magali Merino est devenu le premier nageur à décrocher un 3ème titre de champion d’Europe sur 25 km. Mieux que l’Allemand Christof Wandratsch (1er en 1991 et 1995), le Russe Aleksey Akatiyev (lauréat en 1997 et 1999) et l’Italien Valerio Cleri (vainqueur en 2008 et 2010), les références lorsque le Valdoisien fut sélectionné pour la première fois en équipe de France A en 2012.

«Un modèle d’exigence et de rigueur»

Sur cette distance de grand fond, exigeant entre 4h30 et 6h d’efforts, il est aussi le premier Français à s’octroyer une 4ème médaille continentale, dépassant Stéphane Lecat. Le directeur technique national a été l’un des premiers à saluer la performance du Sarcellois : «Axel est un modèle d’exigence et de rigueur. C’est un très grand champion ! Il a beaucoup travaillé pour revenir à son meilleur niveau après un premier confinement difficile. Ce titre, c’est la réussite du binôme qu’il forme avec son entraîneur Magali Merino. Ils sont très professionnels».

«Davantage de vitesse» 

Guy Canzano, président de l’Aass Natation 95, a également réagi quelques minutes après son sacre. «Axel s’est entraîné différemment cette saison. Il a travaillé davantage sa vitesse, ce qui s’est vu vendredi sur le 10 km où il rivalisa jusqu’au dernier kilomètre avec le vainqueur italien Paltrinieri. Sur ce 25 km, il était le favori et a très bien supporter la pression». Au départ, le pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau était surveillé du coin de l’œil par tous les concurrents. Sur 25 km, son bilan international depuis 2014 est en effet exceptionnel : deux titres mondiaux (2017, 2019), deux titres européens (2014, 2016), deux succès à la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), soit 6 victoires en 8 courses. De surcroît, le Sarcellois avait à cœur de récupérer son titre continental, cédé en 2018 au Hongrois Rasovszky.

«Désormais rompu à la combinaison néoprène»

«En Écosse, j’avais fini 4e parce qu’il s’agissait de mon premier 25 km en néoprène. Ma combinaison avait pris l’eau pendant la course et dans le final, je n’avançais plus. Cette fois, l’expérience aidant, je me sentais plus à l’aise», confie le champion. Après un premier 7 km mené par le Tchèque Matej Kozubek, Axel Reymond porta ses premières accélérations. Celle du 12e km manqua d’être décisive. «J’ai essayé plusieurs fois de partir. Mais la combinaison néoprène lisse les niveaux et je n’ai pas réussi à creuser l’écart», explique-t-il.

À défaut d’un mano-à-mano avec Evgeny Drattsev (à Berlin en 2014) ou d’une échappée solitaire avec quatre minutes d’avance (à Hoorn en 2016), le sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a contrôlé les débats, restant toujours en tête, changeant fréquemment de cap, usant ses rivaux par une cadence effrénée. Après 20 km de course, même les Italiens Simone Ruffini (champion du monde en 2015), Alessio Occhipinti (3ème des Mondiaux 2019) et le Néerlandais Lars Bottelier (vainqueur du Marathon de l’Australie en 2020) se montraient las.

Seul Français champion d’Europe d’eau libre en 2021

«Dans le dernier tour, j’étais super bien. J’avais encore les ressources pour accélérer. J’ai senti que Mattéo Furlan (2e en 2016 et 3e en 2018 aux derniers Championnats d’Europe) et Kirill Abrosimov (champion d’Europe du 5 km et du 10 km en 2014) avaient du mal à répondre», raconte Axel, qui, grâce à un dernier 700 mètres époustouflant, touchait la plaque cinq secondes avant ses dauphins. Il était le seul Français à s’imposer sur ces Championnats d’Europe d’eau libre, réussissant là où Marc-Antoine Olivier (Dunkerque Natation, 2e sur 5 km et sur 10 km) et Océane Cassignol (Montpellier Métropole, 3e sur 5 km) avaient échoué. Une demi-heure plus tard, sa coéquipière Lara Grangeon terminait vice-championne d’Europe du 25 km à 1’01 de l’Allemande Léa Boy, offrant à l’Aas Sarcelles Natation 95 une deuxième médaille méritée sur ce Championnat continental. Julien BIGORNE    

 

Bio express

> Axel Reymond. 27 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau, entraîné par Magali Merino.

- Spécialiste de l’eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière).

- Sur 25 km : triple champion d’Europe = un record (2014, 2016, 2021), double champion du monde (2017, 2019), lauréat de la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), 8 fois champion de France (depuis 2012).  

- Sur 10 km : champion du monde militaire (2019), lauréat de la Coupe du monde d’Abu Dhabi (2015), 2 fois champion de France (2013, 2015).

- Sur 5 km : champion du monde militaire (2019), vice-champion d’Europe (2018), champion de France (2015).  

- Seul sportif français de la FFN (avec Virginie Dedieu) médaillé sur cinq éditions des Championnats d'Europe.

 

 

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