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Inscriptions au club jusqu'au 2 juillet

Les pré-inscriptions pour la saison 2020-2021 à l'AAS Sarcelles Natation ont débuté le 15 juin et se poursuivent jusqu'au 2 juillet. Rendez-vous du lundi au vendredi de 15h30 à 19h au secrétariat du club (Centre aquatique intercommunal Christiane et Guy Canzano, Complexe Sportif Nelson Mandela / avenue Paul Langevin, 95200 Sarcelles). Vous aurez ensuite la possibilité de vous inscrire, à la rentrée début septembre.

Guy Canzano vainc le coronavirus

Guy Canzano a combattu et vaincu le coronavirus... à 91 ans ! (photo : Julien BIGORNE)

 

Au cours de sa vie, Guy Canzano a mené bien des combats. En tant qu’infirmier militaire, le Commandeur de la Légion d’Honneur a contribué à sauver de nombreux soldats lors des guerres d’Indochine et d’Algérie. Il est ensuite devenu une figure du monde de la natation, pionnier de l’eau libre en tant que vice-président de la Fédération Française et président de la Ligue Ile-de-France (2004-2012), dirigeant infiniment respecté à la tête du comité départemental du Val-d’Oise depuis huit ans. Cet homme d’action et d’innovation âgé de 91 ans préside depuis 1966 l’Aas Sarcelles Natation, club qu’il fonda et mena à la place de n° 1 Français au classement général en 1996 et au ranking de l’eau libre en 2018.

Infection grave

L’émotion a ainsi été vive lorsqu’on apprit que son pronostic vital était engagé entre le 23 et le 25 mars. Le Covid-19, qu’il contracta vers le 15 mars, lui causa une infection des poumons, des bronches et de la vessie. Sa femme Christiane, touchée par le coronavirus et qui traîna une pneumopathie durant trois semaines avant de guérir, a tenu à le garder à leur domicile le plus longtemps possible. «Chaque jour, une infirmière venait vérifier l’évolution de sa fièvre et le bon fonctionnement de son appareil d’oxygénation. Comme il se nourrissait peu et perdait du poids, je veillais à lui donner du glucose jour et nuit», raconte son épouse.

Nature combative

« Pour lutter contre son infection, on lui a prescrit des antibiotiques trop forts qui lui ont causé une hémorragie des intestins et de nombreux aphtes. Le 7 avril, son état de santé a nécessité une hospitalisation au Centre Simone-Veil à Eaubonne. Il a rejoint le Centre Covid-19 n °4 pour passer un scanner, recevoir des transfusions sanguines et des perfusions d’antibiotiques ». Sa nature combative, intacte depuis le début, l’a ensuite aidée à vaincre le mal. Un exemple. Julien BIGORNE  

(Article paru dans La Gazette du Val-d'Oise du 15 avril 2020, page 17. Retrouvez-le en rubrique Presse régionale

 

Richard, c'est de l'art !

Clémence Richard est déjà qualifiée sur quatre distances aux Championnats de France jeunes (photo : Julien BIGORNE)

 

Le 11 mars, en épluchant le bilan national en bassin de 50 m pour la catégorie des nageuses âgées de 12 ans, le constat a été éloquent. Clémence Richard, notre représentante depuis deux saisons, figure dans le top 10 sur sept épreuves : 1re sur 100 m dos en 1’12’’91 ; 1re sur 200 m dos en 2’36’’18 ; 2e sur 1 500 m nage libre en 19’47 ; 4e sur 800 m nage libre en 10’22 ; 7e sur 400 m nage libre en 5’04 et 10e sur 100 m papillon en 1’16’’53.

La protégée de Nacer Aouad est déjà qualifiée sur 4 distances aux Championnats de France jeunes Lucien Zins (du 8 au 12 juillet prochains à Pau) – 400 m et 1 500 m nage libre, 100 m et 200 m dos – et tentera prochainement de décrocher son billet pour le 800 m nage libre. Récemment, la jeune pépite s’est distinguée sur deux meetings nationaux, à Angers (31 janvier-2 février) et à Lille (28 février-1er mars). Au total, cinq podiums chez les jeunes (nées de 2007 à 2009) et deux finales A. Elle a fini 1re sur 50 m dos (35’’54), 1re sur 800 m (10’25) et 2e sur 1 500 m (19’47) dans le Maine-et-Loire, et 2e sur 200 m dos (2’38) et 3e sur 400 m nage libre (5’04) dans le Nord (Julien BIGORNE / www.sportspassion95.fr)

Victoire collective à la Guytou's Cup

De gauche à droite, au premier rang : Haykel Beladaci, Ilhem Bejaoui, Alexandre Loye, Sully Philomène-Alexandrine, Ramy Elhosary, Yanis Alunga, Iliess Abdelkader et Soraya Abbadi. Au rang du milieu : Axel Reymond, Alexandre Verplaetse, Lylia Ferchichi, Matthieu Magne, Mohamed-Zaky Bekar, Claire Six et Massinissa Ait Mohand. Au rang du haut : Prisca Falla, Maxime Coranson-Beaudu, Elyes Zidani, Lucas Falla, Yassine Benkaddour et Lucas Hervas. (Photo : Julien BIGORNE)

 

Le 8 mars, l’AAS Sarcelles Natation 95 accueillait la 2e édition de la Guytou’s Cup, le Championnat du Val-d’Oise des 3 et 5 km indoor, créé l’an dernier par Guy Canzano. L’épreuve s’inscrivait dans la volonté du Comité départemental du Val-d’Oise de natation d’initier les jeunes âgés de 12 à 15 ans à l’eau libre (discipline d’ordinaire pratiquée en mer, lac et rivière). Elle a réuni 45 nageurs, pour la plupart membres du novateur Collectif Jeune Eau Libre valdoisien. Plusieurs exceptions et non des moindres figuraient à cette liste. En particulier Axel Reymond. Le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 devait disputer à Eilat (Israël) une Coupe d’Europe d’eau libre. Mais l’épreuve a été annulée en raison du coronavirus. Le double champion du monde du 25 km a ainsi survolé l’épreuve de 5 km indoor, avant d’accorder une séance de dédicaces aux jeunes participants. Le symbole de la victoire collective de notre club, à laquelle Claire Six (1re du 5 km), Haykel Beladaci et Prisca Falla (lauréats du 3 km) ont bien contribué (Julien BIGORNE / www.sportspassion95.fr)

 

Les résultats de l’AASS Natation 95

Femmes

- 3 km : 1. P. Falla 42’24 ; 2. L. Ferchichi 43’25.

- 5 km : Seniors : 1. Six 1h04’14. Juniors 14-17 ans : 1. Abbadi 1h12’51.

Hommes

- 3 km : 1. Beladaci 40’35 ; 2. E. Zidani 41’30 ; 3. Elhosary 42’10 ; 6. S. Philomène-Alexandrine 43’35 ; 7. Alunga 44’08 ; 11. Abdelkader 44’50 ; 16. Loye 46’59.

- 5 km : Seniors : 1. Reymond 57’13 ; 2. Verplaetse 57’35. Juniors 14-17 ans : 1. Magne 1h00’27 ; 3. L. Falla 1h01’04 ; 4. Hervas 1h05’21 ; 5. Ait Mohand 1h05’52 ; 7. Benkaddour 1h16’53.

 

>>> Article sur la dédicace d'Axel Reymond

>>> Les photos de la Guytou's Cup

>>> Les photos de la dédicace d'Axel Reymond à la Guytou's Cup

Meloni audacieux

Clément Meloni est champion de France et recordman de France du 50 m dos en eau glacée (photo : Julien BIGORNE / www.sportspassion95.fr)

 

«Le succès est toujours un enfant de l’audace», écrivait en son temps, Prosper Crébillon. L’adage du grand rival de Voltaire a été confirmé par Clément Meloni, le 29 février dernier à Samoëns, en Haute-Savoie. Dans cette station alpine située à 720 m d’altitude, le sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 est devenu champion de France du 50 m dos en eau glacée et recordman de France de la spécialité dans un chrono de 32’’10. «C’était ma première compétition de natation en eau glacée. La compétition avait lieu dans une piscine artificielle de 25 m installée dans le lac du Bois aux Dames. Malgré la température très basse de l’eau (4°C), il fallait nager en maillot de bain. Coulée sous l’eau et virage culbute étaient interdits. Je m’étais préparée à cette échéance en me rendant trois fois par semaine aux étangs de Cergy pour m’acclimater à la température de l’eau. Il s’agissait à chaque fois de séances de 30 secondes à 10 minutes que je complétais par 40 minutes de nage en bassin, à Sarcelles», évoque le nageur de 19 ans, qui avait été champion interrégional minime sur 50 et 100 m nage libre en 2016.

Record de France sur 50 m dos

«La natation en eau glacée m’a attiré, car depuis mon plus jeune âge, je baigne dans le froid et les environnements enneigés (sourire) ! Mes parents, Brigitte et Pierre Meloni sont en effet alpinistes et ont été les premiers Français en 1997 à achever le circuit Snow Léopard (cinq sommets à plus de 7 000 m en ex-Urss)», dévoile le brillant étudiant du Creps de Vichy. À Sarcelles, il prépare actuellement ses diplômes de maître-nageur (BPJEPS Activités aquatiques natation) et d’entraîneur (DJEPS Natation course). On le voit ainsi régulièrement épauler les coaches du club Chafik Ougzin et Mickaël Marante. Mais il n’arrête pas la compétition pour autant. «Je souhaite prolonger l’aventure en eau glacée. Pourquoi pas la Traversée de l’Oise, fin 2020, ou encore les Mondiaux à Katowice, en Pologne en 2021», indique Clément. (Julien BIGORNE / www.sportspassion95.fr)

 

L'eau glacée : une discipline d'avenir

Originaire des pays scandinaves, la natation en eau glacée est apparue en France en 2015, via Alexandre Fuzeau (aujourd’hui médecin de la FFN). Du 28 février au 1er mars, la 2e édition des Championnats de France de cette spécialité a réuni 137 nageurs sur 23 épreuves du 50 m au 1 000 m, disputées dans une eau à 4°C. «Le nombre de participants a triplé», souligne Stéphane Lecat, directeur technique national de l’eau libre. «C’est un sport qui va connaître une croissance rapide», prédit Magali Merino, coach Eau libre de l’AASS Natation 95. La discipline compte déjà des Français champions du monde tels que Marion Joffle (sur 50 m brasse) et Julien Zinsmeister (sur 200, 450 et 1000 m). L’engouement est réel.

Reymond brise la glace

Axel Reymond (au premier plan) devient champion de France et recordman de France du 1 000 m en eau glacée en 11'56''20 (photo : FFN).

 

Axel Reymond est double champion du monde du 25 km et triple champion du monde militaire en 2019 en eau libre. Autrement dit, un roc. Pourtant, le sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95 s’attaquait à un réel défi, le 28 février à Samoëns (Haute-Savoie), en s’alignant sur le 1000 m des Championnats de France en eau glacée. Le protégé de Magali Merino n’avait encore jamais disputé de compétition de ce type, nécessitant d’évoluer dans une eau inférieure à 5°C uniquement vêtu d’un maillot de bain, d’un bonnet et de lunettes. «La veille, au Lac aux Dames, j’avais effectué un premier test sur 100 m, dans une eau à 3°C (10 degrés de moins que mon expérience la plus fraîche en eau libre). J’avais souffert et connu des douleurs indescriptibles aux mains. J’avais donc un peu peur pour le 1 000 m. Mon objectif était simplement de le finir ; jusque-là, seuls 18 Français y étaient parvenus depuis 2015», raconte le spécialiste de l’eau libre.

Première expérience en eau glacée

Le jour J, notre champion débute par un échauffement de 30 minutes (étirements et élastiques) dans un gymnase chauffé. Il rejoint ensuite la chambre d’appel vêtu de quatre couches de vêtements. Magali, son coach, l’accompagne en tant que chaperon jusqu’à la ligne d’eau du bassin de 25 m. Il a alors 5 secondes pour se dévêtir puis 5 secondes pour entrer dans l’eau à 4,6°C. Ses concurrents sont des spécialistes de la discipline qui ont l’habitude des bains de glace et des séances de cryothérapie ainsi que des entraînements mentaux en autohypnose. Le plus connu d’entre eux est Julien Zinsmeister, sacré champion du monde des 200 m, 450 m et 1000 m trois semaines plus tôt en Slovénie.

Titre et record nationaux

«Le départ brûle les mains et les pieds, mais ça part assez vite. Le froid vient alors et on a l’impression de nager avec des pagaies. Au bout de quelques minutes, le sang ne circule plus dans les avant-bras et aux extrémités des doigts. On en est réduit à balancer les coudes», décrit Axel. Après 200 m, le voilà seul en tête. Aux 500 m, il passe en 5’49, en avance sur les bases du record du monde. «Stéphane Lecat, le directeur national de l’eau libre, me faisait de grands signes. Je savais que j’étais en train de réaliser un gros chrono. Dans ces moments-là, on ressent une certaine euphorie». À l’arrivée, notre représentant est champion de France en 11’56’’20, améliorant d’1’21 le record de France de Julien Zinsmeister. Son chrono n’est qu’à 1’’20 du record du monde du Néerlandais Sven Elfferich. Il est aussi plus rapide que Petar Stoïchev, deux fois champion du monde de la spécialité.

(Julien BIGORNE / www.sportspassion95.fr)

 

Les confidences d'Axel

L’after drop. «Le plus impression-nant se passe après la sortie de l’eau. Au bout de dix minutes, on passe de l’euphorie à l’after drop ; la température du corps chute de 10 degrés. Pour contenir ce phé-nomène, on reçoit des serviettes chaudes et on passe dans un sauna chauffé à 70°C. Là, on connaît un état de tremblement sévère…L’immersion dans un ja-cuzzi achève enfin le processus de récupération», analyse Axel.

Un défi qui tombe à pic. «Je ne regrette pas d’avoir vécu cette expérience en eau glacée. Un défi qui tombait à pic entre l’épreuve de Coupe du monde d’eau libre de Santa Fé (finalement annulée) et la Coupe d’Europe d’Eilat. C’est sûr, sur le plan mental, je vais en tirer les bénéfices pour mes prochaines épreuves en eau libre», estime le sociétaire de l’Aas Sar-celles Natation 95, bien décidé à récupérer son titre européen sur 25 km (le 24 mai à Budapest) et à être le premier à remporter la même saison les classements gé-néraux des Coupes du monde d’eau libre (sur 10 km et ultra- marathon).

Propos recueillis par Julien BIGORNE

Guy Canzano vainc le coronavirus à 91 ans

Guy Canzano a combattu et vaincu le coronavirus... à 91 ans ! (photo : Julien BIGORNE)

 

Au cours de sa vie, Guy Canzano a mené bien des combats. En tant qu’infirmier militaire, le Commandeur de la Légion d’Honneur a contribué à sauver de nombreux soldats lors des guerres d’Indochine et d’Algérie. Il est ensuite devenu une figure du monde de la natation, pionnier de l’eau libre en tant que vice-président de la Fédération Française et président de la Ligue Ile-de-France (2004-2012), dirigeant infiniment respecté à la tête du comité départemental du Val-d’Oise depuis huit ans. Cet homme d’action et d’innovation âgé de 91 ans préside depuis 1966 l’Aas Sarcelles Natation, club qu’il fonda et mena à la place de n° 1 Français au classement général en 1996 et au ranking de l’eau libre en 2018.

Infection grave

L’émotion a ainsi été vive lorsqu’on apprit que son pronostic vital était engagé entre le 23 et le 25 mars. Le Covid-19, qu’il contracta vers le 15 mars, lui causa une infection des poumons, des bronches et de la vessie. Sa femme Christiane, touchée par le coronavirus et qui traîna une pneumopathie durant trois semaines avant de guérir, a tenu à le garder à leur domicile le plus longtemps possible. «Chaque jour, une infirmière venait vérifier l’évolution de sa fièvre et le bon fonctionnement de son appareil d’oxygénation. Comme il se nourrissait peu et perdait du poids, je veillais à lui donner du glucose jour et nuit», raconte son épouse.

Nature combative

« Pour lutter contre son infection, on lui a prescrit des antibiotiques trop forts qui lui ont causé une hémorragie des intestins et de nombreux aphtes. Le 7 avril, son état de santé a nécessité une hospitalisation au Centre Simone-Veil à Eaubonne. Il a rejoint le Centre Covid-19 n °4 pour passer un scanner, recevoir des transfusions sanguines et des perfusions d’antibiotiques ». Sa nature combative, intacte depuis le début, l’a ensuite aidée à vaincre le mal. Un exemple. Julien BIGORNE  

 

(Article paru dans La Gazette du Val-d'Oise du 15 avril 2020, page 17. Retrouvez-le en rubrique Presse régionale

 

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