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France d’Eau libre : le record des Jets

Quatre médailles en quatre jours pour Axel Reymond ! Après l'argent sur 10 km, le bronze sur 5 km et relais, le sociétaire de l'AAS Sarcelles Natation 95 a conquis sur l'or sur 25 km aux Championnats de France d'eau libre. Son 9e titre national depuis 2012 dans cette spécialité (photo : Julien BIGORNE / www.sportspassion95.fr

Pour la quatrième année consécutive, l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (AASS Natation 95) a été sacrée meilleur club de France en eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière). Déjà assuré de l’emporter au Classement National des Clubs (établi aux points, par le cumul des performances des nageurs), il restait au club présidé par Guy Canzano à confirmer sa supériorité au tableau des médailles des Championnats de France. Devancé avant l’ultime journée par Lille (4 titres, 1 médaille d’argent et 1 de bronze), Laon (4 titres) et Toulouse (3 titres), il a fini par devancer ses rivaux grâce à l’épreuve du 25 km.

9e titre national pour Reymond sur 25 km

Dans cette spécialité et au bout de 5h09’52 d’efforts, Axel Reymond a décroché son 9e titre de champion de France depuis 2012, devançant de 7 secondes le Néerlandais Marcel Schouten. L’AASS Natation 95 s’est assuré un triplé au classement français grâce à Matthieu Magne (2e) et Alexandre Verplaetse (3e). En tête au scratch à l’entame du dernier tour, Matthieu a même décroché un titre de champion de France junior 3 mérité, avec 18 minutes d’avance sur Gaspard Tramier, son coéquipier qui l’avait devancé hier sur le 5 km.

Magne et Falla, champions de France juniors

Même joie pour Lucas Falla, auréolé de son premier titre national (1er junior 2), en reléguant à plus de 20 minutes le Montpelliérain Noam Franchi et à 35 minutes le Belge Florian Maubert et son coéquipier Mohamed-Zaky Bekar, 3e de cette catégorie. Enfin, chez les féminines, Alissia Montebrun (1re junior 2) et Claire Six (3e junior 3) ont parfaitement tenu leur rang, dans une course survolée logiquement par Lisa Pou.

19 médailles, un record !

Leurs prestations ont permis aux Jets de l’AAS Sarcelles Natation 95 de battre le record de podiums aux Championnats de France d’eau libre (19, contre 16 précédemment). Le bilan du club valdoisien est digne d’éloges : 6 médailles d’or, 7 d’argent et 6 de bronze. Parmi ses 13 engagés en individuel, 12 ont été médaillés ! (NDLR : le 13e, Malek Louissi, se préparant à la course de qualification olympique dans quelques jours à Setubal). Deux de ses quatre relais ont fini dans le top 5. Axel Reymond a été le seul médaillé sur les quatre épreuves (5 km, 10 km, 25 km et relais). Enfin, trois nageurs (Eliott Garoux en J1 ; Léo Ouabdesselam et Clément Kukla en J3) ont décroché leur billet pour les Championnats d’Europe juniors, prévus du 23 au 25 juillet à Choisy-le-Roi. Exceptionnel ! Julien BIGORNE  

Résultats du 25 km

Grangeon : vice-championne d’Europe

Deuxième derrière l’Allemande Boy, Lara Grangeon-De Villele (AAS Sarcelles Natation 95) a décroché le meilleur résultat français depuis 1993 sur le 25 km féminin des Championnats d’Europe d’eau libre (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia)

Troisième aux Mondiaux 2019, Lara Grangeon-De Villele (Aas Sarcelles Natation 95) est devenue, dimanche, vice-championne d’Europe du 25 km. Rassurant à 2 mois des JO. 

C’est assurément la médaille de la persévérance. Dimanche, une demi-heure après le sacre d’Axel Reymond, Lara Grangeon-De Villele est devenue vice-championne d’Europe du 25 km en eau libre, au Luc Lupa, près de Budapest (Hongrie). La veille, la sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 n’était même pas engagée sur la course. Mais sa forme ascendante (9e sur le 10 km) et la tournure des événements l’ont convaincue de tenter sa chance. «Je ne voulais pas rester sur des quatrièmes places (à 5 secondes du podium sur 5 km puis à deux dixièmes sur le relais 4x1 250 m mixte) et cette épreuve constituait une bonne préparation mentale en vue des Jeux Olympiques de Tokyo», explique la protégée de Philippe Lucas.   

«La course la plus dure de ma carrière»

De son propre aveu, cette course aura été la plus dure de sa carrière en eau libre débutée en 2017. «J’ai eu envie d’abandonner plusieurs fois, mais j’ai résisté et je me suis accrochée de toutes mes forces». Un temps en tête en première partie de course, la nageuse d’origine néo-calédonienne a rétrogradé au 13ème rang à mi-parcours. «Je me suis pris un coup au visage puis j’ai eu un point de côté. Je me suis alors répétée que je portais le bonnet de l’équipe de France et que je n’avais pas le droit de lâcher», raconte la compétitrice, qui a déjà participé deux fois aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012 et sur 200 m papillon en 2016) et disputera sa troisième olympiade, le mercredi 4 août sur la base nautique d’Odaiba (Japon), à l’occasion du 10 km féminin.  

«Hors de question de finir à nouveau quatrième !»

Même si le port de la combinaison néoprène n’était pas forcément à son avantage, elle a réussi à revenir aux avant-postes. Mais quand l’Allemande Léa Boy (championne du monde 2019 du relais mixte) est partie, elle a compris qu’elle n’arriverait pas à la reprendre. «J’ai néanmoins pensé au podium. Dans le groupe de chasse, nous étions trois pour deux places. Je me suis dit qu’il était hors de question de finir à nouveau quatrième !». Son sprint final avec l’Italienne Barbara Pozzobon (lauréate de la Capri-Napoli et du Grand Prix de Santa Fé en 2019) et la Hongroise Kata Somenek Onon (5e aux Universiades 2017 sur 10 km) est des plus stressants. L’Italienne lui agrippe la cheville au passage d’une bouée mais elle repart de plus bel.

«Meilleure au sprint»

«Dans les 700 derniers mètres, j’ai réalisé un très bon final. Les choses mises en place à l’entraînement pour améliorer cette partie de la course ont porté leurs fruits. Je nage moins qu’avant ce qui n’a pas entamé mon endurance, mais je suis désormais plus rapide au sprint», confie Lara, qui a devancé Pozzobon de 3 dixièmes de secondes et Somenek Onon de trois secondes. La sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a décroché à cette occasion le meilleur résultat français sur le 25 km des Championnats d’Europe d’eau libre depuis le titre d’Anne Chagnaud en 1993. Médaillée de bronze en 2018, la protégée de Philippe Lucas goûte cette fois à l’argent. Pour le moins encourageant à deux mois des JO. Julien BIGORNE     

 

Bio express

- Lara Grangeon- De Villele. 29 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Entraînée par Philippe Lucas.

- Qualifiée à trois reprises aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012, 18ème sur 200 m papillon en 2016, en lice pour le 10 km le 4 août prochain).

- Plus de 50 fois championne de France élite ; 36 victoires aux Jeux du Pacifique Sud.

- Sur 25 km : vice-championne d’Europe 2021 (3e en 2018) ; 3ème aux Mondiaux 2019.

- Sur 10 km : 4e aux Mondiaux 2019 (qualification aux JO de Tokyo).

- Sur le relais mixte : 3e aux Championnats d’Europe 2018.

- Sur 200 m papillon : vice-championne d’Europe 2015 en petit bassin ; 4e aux Mondiaux 2018 en petit bassin ; 9 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2011 et 2020

- Sur 400 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010, 2015) ; finaliste à l’Euro (2012, 2016) ; 6 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2009 et 2016.

- Sur 200 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010) ; finaliste à l’Euro (2010)

Grangeon : vice-championne d’Europe

Deuxième derrière l’Allemande Boy, Lara Grangeon-De Villele (AAS Sarcelles Natation 95) a décroché le meilleur résultat français depuis 1993 sur le 25 km féminin des Championnats d’Europe d’eau libre (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia)

Troisième aux Mondiaux 2019, Lara Grangeon-De Villele (Aas Sarcelles Natation 95) est devenue, dimanche, vice-championne d’Europe du 25 km. Rassurant à 2 mois des JO. 

C’est assurément la médaille de la persévérance. Dimanche, une demi-heure après le sacre d’Axel Reymond, Lara Grangeon-De Villele est devenue vice-championne d’Europe du 25 km en eau libre, au Luc Lupa, près de Budapest (Hongrie). La veille, la sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 n’était même pas engagée sur la course. Mais sa forme ascendante (9e sur le 10 km) et la tournure des événements l’ont convaincue de tenter sa chance. «Je ne voulais pas rester sur des quatrièmes places (à 5 secondes du podium sur 5 km puis à deux dixièmes sur le relais 4x1 250 m mixte) et cette épreuve constituait une bonne préparation mentale en vue des Jeux Olympiques de Tokyo», explique la protégée de Philippe Lucas.   

«La course la plus dure de ma carrière»

De son propre aveu, cette course aura été la plus dure de sa carrière en eau libre débutée en 2017. «J’ai eu envie d’abandonner plusieurs fois, mais j’ai résisté et je me suis accrochée de toutes mes forces». Un temps en tête en première partie de course, la nageuse d’origine néo-calédonienne a rétrogradé au 13ème rang à mi-parcours. «Je me suis pris un coup au visage puis j’ai eu un point de côté. Je me suis alors répétée que je portais le bonnet de l’équipe de France et que je n’avais pas le droit de lâcher», raconte la compétitrice, qui a déjà participé deux fois aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012 et sur 200 m papillon en 2016) et disputera sa troisième olympiade, le mercredi 4 août sur la base nautique d’Odaiba (Japon), à l’occasion du 10 km féminin.  

«Hors de question de finir à nouveau quatrième !»

Même si le port de la combinaison néoprène n’était pas forcément à son avantage, elle a réussi à revenir aux avant-postes. Mais quand l’Allemande Léa Boy (championne du monde 2019 du relais mixte) est partie, elle a compris qu’elle n’arriverait pas à la reprendre. «J’ai néanmoins pensé au podium. Dans le groupe de chasse, nous étions trois pour deux places. Je me suis dit qu’il était hors de question de finir à nouveau quatrième !». Son sprint final avec l’Italienne Barbara Pozzobon (lauréate de la Capri-Napoli et du Grand Prix de Santa Fé en 2019) et la Hongroise Kata Somenek Onon (5e aux Universiades 2017 sur 10 km) est des plus stressants. L’Italienne lui agrippe la cheville au passage d’une bouée mais elle repart de plus bel.

«Meilleure au sprint»

«Dans les 700 derniers mètres, j’ai réalisé un très bon final. Les choses mises en place à l’entraînement pour améliorer cette partie de la course ont porté leurs fruits. Je nage moins qu’avant ce qui n’a pas entamé mon endurance, mais je suis désormais plus rapide au sprint», confie Lara, qui a devancé Pozzobon de 3 dixièmes de secondes et Somenek Onon de trois secondes. La sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a décroché à cette occasion le meilleur résultat français sur le 25 km des Championnats d’Europe d’eau libre depuis le titre d’Anne Chagnaud en 1993. Médaillée de bronze en 2018, la protégée de Philippe Lucas goûte cette fois à l’argent. Pour le moins encourageant à deux mois des JO. Julien BIGORNE     

 

Bio express

- Lara Grangeon- De Villele. 29 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Entraînée par Philippe Lucas.

- Qualifiée à trois reprises aux Jeux Olympiques (18ème sur 400 m 4 nages en 2012, 18ème sur 200 m papillon en 2016, en lice pour le 10 km le 4 août prochain).

- Plus de 50 fois championne de France élite ; 36 victoires aux Jeux du Pacifique Sud.

- Sur 25 km : vice-championne d’Europe 2021 (3e en 2018) ; 3ème aux Mondiaux 2019.

- Sur 10 km : 4e aux Mondiaux 2019 (qualification aux JO de Tokyo).

- Sur le relais mixte : 3e aux Championnats d’Europe 2018.

- Sur 200 m papillon : vice-championne d’Europe 2015 en petit bassin ; 4e aux Mondiaux 2018 en petit bassin ; 9 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2011 et 2020

- Sur 400 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010, 2015) ; finaliste à l’Euro (2012, 2016) ; 6 fois championne de France élite (grand bassin) entre 2009 et 2016.

- Sur 200 m 4 nages : 3e aux Championnats d’Europe en petit bassin (2010) ; finaliste à l’Euro (2010)

 

Reymond : triple champion d'Europe !

Axel Reymond (Aas Sarcelles Natation 95) est le premier compétiteur à être sacré pour la 3ème fois champion d’Europe sur 25 km (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia).

Roi incontesté du 25 km, déjà double champion du monde, Axel Reymond est devenu le premier nageur à décrocher un troisième titre européen sur sa distance de prédilection.

Hier à 14h30, Axel Reymond est sorti triomphant des eaux du Lac Lupa, au nord de Budapest. C’est en Hongrie – à 100 kilomètres du lac Balaton où il avait décroché son premier titre mondial en 2017 – que le sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) est entré dans la légende de l’eau libre. Le protégé de Magali Merino est devenu le premier nageur à décrocher un 3ème titre de champion d’Europe sur 25 km. Mieux que l’Allemand Christof Wandratsch (1er en 1991 et 1995), le Russe Aleksey Akatiyev (lauréat en 1997 et 1999) et l’Italien Valerio Cleri (vainqueur en 2008 et 2010), les références lorsque le Valdoisien fut sélectionné pour la première fois en équipe de France A en 2012.

«Un modèle d’exigence et de rigueur»

Sur cette distance de grand fond, exigeant entre 4h30 et 6h d’efforts, il est aussi le premier Français à s’octroyer une 4ème médaille continentale, dépassant Stéphane Lecat. Le directeur technique national a été l’un des premiers à saluer la performance du Sarcellois : «Axel est un modèle d’exigence et de rigueur. C’est un très grand champion ! Il a beaucoup travaillé pour revenir à son meilleur niveau après un premier confinement difficile. Ce titre, c’est la réussite du binôme qu’il forme avec son entraîneur Magali Merino. Ils sont très professionnels».

«Davantage de vitesse» 

Guy Canzano, président de l’Aass Natation 95, a également réagi quelques minutes après son sacre. «Axel s’est entraîné différemment cette saison. Il a travaillé davantage sa vitesse, ce qui s’est vu vendredi sur le 10 km où il rivalisa jusqu’au dernier kilomètre avec le vainqueur italien Paltrinieri. Sur ce 25 km, il était le favori et a très bien supporter la pression». Au départ, le pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau était surveillé du coin de l’œil par tous les concurrents. Sur 25 km, son bilan international depuis 2014 est en effet exceptionnel : deux titres mondiaux (2017, 2019), deux titres européens (2014, 2016), deux succès à la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), soit 6 victoires en 8 courses. De surcroît, le Sarcellois avait à cœur de récupérer son titre continental, cédé en 2018 au Hongrois Rasovszky.

«Désormais rompu à la combinaison néoprène»

«En Écosse, j’avais fini 4e parce qu’il s’agissait de mon premier 25 km en néoprène. Ma combinaison avait pris l’eau pendant la course et dans le final, je n’avançais plus. Cette fois, l’expérience aidant, je me sentais plus à l’aise», confie le champion. Après un premier 7 km mené par le Tchèque Matej Kozubek, Axel Reymond porta ses premières accélérations. Celle du 12e km manqua d’être décisive. «J’ai essayé plusieurs fois de partir. Mais la combinaison néoprène lisse les niveaux et je n’ai pas réussi à creuser l’écart», explique-t-il.

À défaut d’un mano-à-mano avec Evgeny Drattsev (à Berlin en 2014) ou d’une échappée solitaire avec quatre minutes d’avance (à Hoorn en 2016), le sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a contrôlé les débats, restant toujours en tête, changeant fréquemment de cap, usant ses rivaux par une cadence effrénée. Après 20 km de course, même les Italiens Simone Ruffini (champion du monde en 2015), Alessio Occhipinti (3ème des Mondiaux 2019) et le Néerlandais Lars Bottelier (vainqueur du Marathon de l’Australie en 2020) se montraient las.

Seul Français champion d’Europe d’eau libre en 2021

«Dans le dernier tour, j’étais super bien. J’avais encore les ressources pour accélérer. J’ai senti que Mattéo Furlan (2e en 2016 et 3e en 2018 aux derniers Championnats d’Europe) et Kirill Abrosimov (champion d’Europe du 5 km et du 10 km en 2014) avaient du mal à répondre», raconte Axel, qui, grâce à un dernier 700 mètres époustouflant, touchait la plaque cinq secondes avant ses dauphins. Il était le seul Français à s’imposer sur ces Championnats d’Europe d’eau libre, réussissant là où Marc-Antoine Olivier (Dunkerque Natation, 2e sur 5 km et sur 10 km) et Océane Cassignol (Montpellier Métropole, 3e sur 5 km) avaient échoué. Une demi-heure plus tard, sa coéquipière Lara Grangeon terminait vice-championne d’Europe du 25 km à 1’01 de l’Allemande Léa Boy, offrant à l’Aas Sarcelles Natation 95 une deuxième médaille méritée sur ce Championnat continental. Julien BIGORNE    

Bio express

> Axel Reymond. 27 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau, entraîné par Magali Merino.

- Spécialiste de l’eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière).

- Sur 25 km : triple champion d’Europe = un record (2014, 2016, 2021), double champion du monde (2017, 2019), lauréat de la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), 8 fois champion de France (depuis 2012).  

- Sur 10 km : champion du monde militaire (2019), lauréat de la Coupe du monde d’Abu Dhabi (2015), 2 fois champion de France (2013, 2015).

- Sur 5 km : champion du monde militaire (2019), vice-champion d’Europe (2018), champion de France (2015).  

- Seul sportif français de la FFN (avec Virginie Dedieu) médaillé sur cinq éditions des Championnats d'Europe.

 

 

Reymond : triple champion d’Europe !

Axel Reymond (Aas Sarcelles Natation 95) est le premier compétiteur à être sacré pour la 3ème fois champion d’Europe sur 25 km (photo : Andrea Staccioli / Deepbluemedia).

Roi incontesté du 25 km, déjà double champion du monde, Axel Reymond est devenu le premier nageur à décrocher un troisième titre européen sur sa distance de prédilection.

Hier à 14h30, Axel Reymond est sorti triomphant des eaux du Lac Lupa, au nord de Budapest. C’est en Hongrie – à 100 kilomètres du lac Balaton où il avait décroché son premier titre mondial en 2017 – que le sociétaire de l’Association Amicale et Sportive de Sarcelles (Aass Natation 95) est entré dans la légende de l’eau libre. Le protégé de Magali Merino est devenu le premier nageur à décrocher un 3ème titre de champion d’Europe sur 25 km. Mieux que l’Allemand Christof Wandratsch (1er en 1991 et 1995), le Russe Aleksey Akatiyev (lauréat en 1997 et 1999) et l’Italien Valerio Cleri (vainqueur en 2008 et 2010), les références lorsque le Valdoisien fut sélectionné pour la première fois en équipe de France A en 2012.

«Un modèle d’exigence et de rigueur»

Sur cette distance de grand fond, exigeant entre 4h30 et 6h d’efforts, il est aussi le premier Français à s’octroyer une 4ème médaille continentale, dépassant Stéphane Lecat. Le directeur technique national a été l’un des premiers à saluer la performance du Sarcellois : «Axel est un modèle d’exigence et de rigueur. C’est un très grand champion ! Il a beaucoup travaillé pour revenir à son meilleur niveau après un premier confinement difficile. Ce titre, c’est la réussite du binôme qu’il forme avec son entraîneur Magali Merino. Ils sont très professionnels».

«Davantage de vitesse» 

Guy Canzano, président de l’Aass Natation 95, a également réagi quelques minutes après son sacre. «Axel s’est entraîné différemment cette saison. Il a travaillé davantage sa vitesse, ce qui s’est vu vendredi sur le 10 km où il rivalisa jusqu’au dernier kilomètre avec le vainqueur italien Paltrinieri. Sur ce 25 km, il était le favori et a très bien supporter la pression». Au départ, le pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau était surveillé du coin de l’œil par tous les concurrents. Sur 25 km, son bilan international depuis 2014 est en effet exceptionnel : deux titres mondiaux (2017, 2019), deux titres européens (2014, 2016), deux succès à la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), soit 6 victoires en 8 courses. De surcroît, le Sarcellois avait à cœur de récupérer son titre continental, cédé en 2018 au Hongrois Rasovszky.

«Désormais rompu à la combinaison néoprène»

«En Écosse, j’avais fini 4e parce qu’il s’agissait de mon premier 25 km en néoprène. Ma combinaison avait pris l’eau pendant la course et dans le final, je n’avançais plus. Cette fois, l’expérience aidant, je me sentais plus à l’aise», confie le champion. Après un premier 7 km mené par le Tchèque Matej Kozubek, Axel Reymond porta ses premières accélérations. Celle du 12e km manqua d’être décisive. «J’ai essayé plusieurs fois de partir. Mais la combinaison néoprène lisse les niveaux et je n’ai pas réussi à creuser l’écart», explique-t-il.

À défaut d’un mano-à-mano avec Evgeny Drattsev (à Berlin en 2014) ou d’une échappée solitaire avec quatre minutes d’avance (à Hoorn en 2016), le sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation 95 a contrôlé les débats, restant toujours en tête, changeant fréquemment de cap, usant ses rivaux par une cadence effrénée. Après 20 km de course, même les Italiens Simone Ruffini (champion du monde en 2015), Alessio Occhipinti (3ème des Mondiaux 2019) et le Néerlandais Lars Bottelier (vainqueur du Marathon de l’Australie en 2020) se montraient las.

Seul Français champion d’Europe d’eau libre en 2021

«Dans le dernier tour, j’étais super bien. J’avais encore les ressources pour accélérer. J’ai senti que Mattéo Furlan (2e en 2016 et 3e en 2018 aux derniers Championnats d’Europe) et Kirill Abrosimov (champion d’Europe du 5 km et du 10 km en 2014) avaient du mal à répondre», raconte Axel, qui, grâce à un dernier 700 mètres époustouflant, touchait la plaque cinq secondes avant ses dauphins. Il était le seul Français à s’imposer sur ces Championnats d’Europe d’eau libre, réussissant là où Marc-Antoine Olivier (Dunkerque Natation, 2e sur 5 km et sur 10 km) et Océane Cassignol (Montpellier Métropole, 3e sur 5 km) avaient échoué. Une demi-heure plus tard, sa coéquipière Lara Grangeon terminait vice-championne d’Europe du 25 km à 1’01 de l’Allemande Léa Boy, offrant à l’Aas Sarcelles Natation 95 une deuxième médaille méritée sur ce Championnat continental. Julien BIGORNE    

 

Bio express

> Axel Reymond. 27 ans. Sociétaire de l’AAS Sarcelles Natation 95. Pensionnaire du CAF de Sarcelles-Fontainebleau, entraîné par Magali Merino.

- Spécialiste de l’eau libre (discipline pratiquée en lac, mer et rivière).

- Sur 25 km : triple champion d’Europe = un record (2014, 2016, 2021), double champion du monde (2017, 2019), lauréat de la Coupe du monde d’Ohrid (2013, 2019), 8 fois champion de France (depuis 2012).  

- Sur 10 km : champion du monde militaire (2019), lauréat de la Coupe du monde d’Abu Dhabi (2015), 2 fois champion de France (2013, 2015).

- Sur 5 km : champion du monde militaire (2019), vice-champion d’Europe (2018), champion de France (2015).  

- Seul sportif français de la FFN (avec Virginie Dedieu) médaillé sur cinq éditions des Championnats d'Europe.

 

 

Verplaetse grimpe d'un cran

Triplé sarcellois aux Championnats de France de 25 km. Alexandre Verplaetse (à droite) termine 2e derrière Axel Reymond (au centre) et devant Matthieu Magne (photo : Julien Bigorne / www.sportspassion95.fr)

 

Alexandre Verplaetse voulait remonter sur le podium national toutes catégories du 25 km. L’objectif est atteint. Le Sarcellois termine 2e Français : une place de mieux qu’en 2019. « La course a été difficile. En combinaison néoprène, je suis contraint de modifier ma nage et je fatigue plus vite des bras et des épaules. Je suis néanmoins resté dans le groupe de tête durant 15 km. J’ai ensuite dépensé beaucoup d’énergie pour répondre aux accélérations de Matthieu, que je bats au sprint ». Julien BIGORNE

 

Alexandre Verplaetse en bref. 20 ans. Sociétaire de l'Aas Sarcelles Natation 95. Entraîné par Magali Merino. Vainqueur de la Coupe de France d'eau libre 2019. 3e sur 25 km aux France en eau libre (2019). 2e sur 25 km aux Championnats de France en eau libre 2020 à Jablines.

 

Les résultats complets du 25 km

 

Le 28 septembre 2020 sur l'île de loisirs de Jablines (Seine-et-Marne)

Magne, Mag quatre !

Matthieu Magne (Aas Sarcelles Natation 95, au centre) est sacré champion de France junior 2 du 25 km devant son coéquipier Gaspard Tramier (à droite) et le Pierrelatois Valentin Duteil (photo : Julien Bigorne / www.sportspassion95.fr)

 

Au moment de monter sur la première marche du podium, son visage s’illumine. Le sourire de Matthieu Magne a tout de celui du chat du Cheshire, le personnage du roman ‘‘Alice au Pays des merveilles’’ de Lewis Caroll. Le sociétaire de l’Aass Sarcelles Natation 95 est, pour la première fois, champion de France (1er junior 2 sur 25 km). La récompense de trois ans d’efforts en eau libre et de progrès constants sous la houlette de Magali Merino. «J’avais dû abandonner l’an dernier le 25 km, en raison d’une hypothermie. Ce titre est une belle revanche », explique Matthieu, qui avait accompli son premier exploit en 2019, en remportant le 25 km Drakkar de Rouen devant Julien Zinsmeister (lauréat de la Coupe de France 2018).

Premier titre national

«J’ai suivi le groupe de tête durant plus de 10 km, m’assurant ensuite d’une avance sur mon coéquipier Gaspard (Tramier), 2e de ma catégorie. Dans le final, j’ai réussi à produire plusieurs accélérations. Mais Alexandre (Verplaetse) est toujours revenu et m’a doublé au sprint. Toutefois, finir 3e toutes catégories, en plus de mon titre de champion de France, est une énorme satisfaction», savoure Matthieu, qui avait été, les jours précédents, 2e de sa catégorie sur 5 et sur 10 km. Il fait partie des rares nageurs – avec Sacha Velly (Laon), Madelon Catteau (Toulouse) et Claire Six (Sarcelles) – à achever ces Championnats de France d’eau libre avec quatre médailles. Le jeune fan d’Axel Reymond a bien grandi. Il a eu le mérite de continuer à s’entraîner d’arrache-pied durant le confinement et de ne pas se décourager après sa blessure à l’épaule, survenue à la fin de son stage estival à Font-Romeu. Tout vient à point à qui sait attendre. Julien BIGORNE

 

Matthieu Magne en bref. 17 ans. Sociétaire de l'Aas Sarcelles Natation 95. Entraîné par Magali Merino. Lauréat du 25 km Drakkar de Rouen (2019). Quatre fois médaillé aux Championnats de France en eau libre 2020 à Jablines (1er sur 25 km et 2e sur 5 et 10 km en junior 2 et 3e sur 25 km en senior).

 

Les résultats complets du 25 km

 

Le 28 septembre 2020 sur l'île de loisirs de Jablines (Seine-et-Marne)

Reymond rejoint la légende

Axel Reymond est champion de France sur 25 km pour la huitième fois d’affilée, égalant ainsi le record de Stéphane Lecat, la « légende vivante » de l’eau libre française (photo : Julien Bigorne / www.sportspassion95.fr)

 

Dans la dernière ligne droite du plan d’eau de Jablines (Seine-et-Marne), Axel Reymond se retourne à quatre reprises et constate le gouffre qui le sépare de ses poursuivants. Une fois de plus, les conditions climatiques difficiles le mènent sur la voie du succès. Certes, les flots n’étaient pas aussi agités que l’an dernier à Yeosu (Corée du Sud), théâtre de son deuxième sacre mondial sur 25 km. Mais une eau à 17 °C, des averses récurrentes et un froid persistant lui ont tout de même mené la vie dure pour conquérir son 8e titre d’affilée de champion de France sur 25 km. Du même coup, le sociétaire de l’Aass Sarcelles Natation 95 égale le record de Stéphane Lecat. «Stéphane est la légende vivante de l’eau libre française, avec 4 victoires sur le marathon Santa Fé-Coronda (62 km en Argentine) et 3 succès sur la Traversée du Lac Saint-Jean (entre 32 et 40 km au Canada). Égaler l’une de ses références fait plaisir», savoure le protégé de Magali Merino, qui a conquis ce titre avec la manière.

8e titre national sur 25 km

«Je voulais battre les étrangers présents. L’Anglais Hector Pardoe, nageur de Montpellier, 3e des Mondiaux juniors 2016 sur 5 km, était rapide au sprint. Le Néerlandais Marcel Schouten, nageur de Bourges, venait de remporter la Capri-Napoli (un marathon international de 36 km) devant Mattéo Furlan et Alessio Occhipinti. J’avais affaire à deux concurrents en forme. Je devais les surprendre pour l’emporter».

Quadruplé sarcellois

Il les laisse ainsi s’épuiser à mener, restant 10 secondes derrière eux, jusqu’à deux tours de l’arrivée. Au passage du 13e des 15 tours, Axel zigzague, change de cap et porte une violente accélération. Ses rivaux ne pourront le rejoindre. «Ce titre s’accompagne d’un quadruplé français de notre club, avec Alexandre (Verplaetse) 2e, Matthieu (Magne) 3e et Gaspard (Tramier) 4e. C’est le point final rêvé pour ce Championnat de France», explique le double champion du monde du 25 km, qui, les jours précédents, avait conforté la 2e place de son relais mixte et décroché la 3e place sur 5 km (après avoir un temps lâché Marc-Antoine Olivier). Sans une erreur de compte de tours qui lui a coûté le podium sur le 10 km (5e après une attaque trop précoce), Axel aurait réalisé un sans-faute. Julien BIGORNE

 

Axel Reymond en bref. 26 ans. Sociétaire de l'Aas Sarcelles Natation 95. Entraîné par Magali Merino. Double champion du monde du 25 km en 2017 à Balaton / Hongrie et en 2019 à Yeosu / Corée du Sud ; triple champion du monde militaire à Wuhan / Chine (2019) ; champion d'Europe du 25 km en 2014 à Berlin / Allemagne et en 2016 à Hoorn / Hongrie ; vice-champion d'Europe du 5 km à Glasgow (2018) ; champion de France et recordman de France du 1 000 m en eau glacée (2020) ; 23 podiums nationaux en eau libre en l'espace de 10 ans ; 8 fois champion de France du 25 km (record de Stéphane Lecat égalé). Vainqueur sur 25 km, 2e sur 4x1250 m et 3e sur 5 km aux Championnats de France en eau libre à Jablines (2020).

 

Les résultats complets du 25 km

 

Le 28 septembre 2020 sur l'île de loisirs de Jablines (Seine-et-Marne)

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