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Marine Leleu a défié la Vasaloppet

Néophyte en ski nordique, Marine Leleu a pourtant tenté de finir la Vasaloppet, la plus populaire épreuve de cette spécialité disputée sur un parcours de 90 km en Suède.  

 

Marine Leleu n’a décidemment pas froid aux yeux. La sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation s’est lancé un nouveau défi après son record du monde féminin réalisé l’an dernier sur l’Enduroman (triathlon extrême de 460 km entre Londres et Paris). Le 3 mars, elle était au départ de la Vasaloppet, la plus populaire compétition de ski nordique au monde. «C’est une célèbre épreuve qui se déroule en Suède sur un parcours de 90 km entre Sälen et Mora. La course a été créée en 1922 et commémore un épisode de la vie du roi Gustave Vasa, qui, en 1521, interrompit sa fuite vers la Norvège à Salen pour revenir à Mora après avoir obtenu le soutien des habitants de Dalécarlie. En France, elle est connue depuis 1978, année de la victoire de Jean-Pierre Pierrat, 3e des Mondiaux de 50 km en ski de fond quelques mois plus tôt», explique Guy Canzano, président de l’Aas Sarcelles Natation, qui a suivi de près le nouveau défi de sa représentante.

Néophyte en ski de fond

«Jusqu’ici, je n’avais jamais chaussé de skis de fond de ma vie !», souligne Marine. «C’est pourquoi j’ai passé deux jours d’entraînement intensif à Serre-Chevalier (Hautes-Alpes) pour apprendre les bases de la discipline, sur les pistes nordiques de la vallée. Les deux professeurs Benoit Pellet et Emmanuelle Meissner ont été super sympa ; l’ambiance sur les pistes excellente. Après deux mois d’entraînement musculaire spécifique, notamment en hypoxie, je savais que mon corps était prêt à affronter cette course. Mais il manquait le plus important… la maîtrise de la technique ! Désormais, c’était chose faite», raconte la sociétaire de l’Aas Sarcelles Natation, soutenue pour l’occasion par la Team Eleiko France.

« Sortir de ma zone de confort »

Le jour J, Marine Leleu (n°17244) a donné le meilleur d’elle-même, mais elle n’a pu franchir l’arche d’arrivée. «J’ai été arrêtée à cause de la barrière horaire, au 4e ravitaillement à Evertsberg, après 46 km de course et 7h10 d’efforts. Beaucoup de neige, beaucoup de vent, beaucoup trop froid, beaucoup de gamelles, aucun bobo, beaucoup de gens, beaucoup de skis, beaucoup de kilomètres, beaucoup de sourires, beaucoup de bonheur, de superbes sensations... Encore une belle expérience qui m’a permis de sortir de ma zone de confort et de tester des choses que je ne sais pas faire», conclut Marine Leleu.

(Julien Bigorne / www.sportspassion95.fr)

 

 

Résultats  - Vidéo de l'entraînement de Marine Leleu